Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir
Dans "4 mariages et un enterrement", le héros dit que les Anglais sont paralysés à l'idée de faire une gaffe, de demander des nouvelles d'un proche pour apprendre qu'il est mort. En France, nous avons d'autres peurs dont celle de la mort.
Koz a publié un billet au sujet du blog de Thierry L., un malade incurable. Il a d'abord hésité : devait-il en parler ? Comment aborder le sujet ?
Le billet de Koz m'a émue, le blog de Thierry L. m'a bouleversée. À mon tour, j'ai voulu vous le faire découvrir, mais comment ? Ce n'est pas trop mon genre d'attiser le voyeurisme des foules. Il ne faut pas aller lire ce blog parce que son auteur va mourir, il faut aller le lire parce que son auteur va mourir et qu'il témoigne.
C'est un voyage difficile que fait Thierry L. Ses billets ne sont pas franchement rigolos, ça se comprend aisément. Par contre, il n'y a rien de geignard, ni de plaintif dans ses textes. Il y a de la colère, de la tristesse, du déchirement, de la rage, mais pas d'apitoiement. Il y a aussi de l'amour, de l'espoir, beaucoup de sentiments positifs. Ce n'est pas un témoignage vain.
Je conçois très bien qu'on ne partage pas sa foi, que les passages où il en parle puissent laisser indifférents, voire sceptiques, certains d'entre vous. Son témoignage n'en reste pas moins fort et passionnant et il nous concerne tous.
Comme Koz donc, j'ai hésité. Le commentaire de Carine a balayé mes doutes.
Comme Thierry L., comme la malade dont nous parle Carine, ceux qui vont mourir nous saluent. Saluons-les à notre tour.
[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]
Il pleut plus... je vais aller tondre...
C'est trop triste !!