CPE - Chance de Première Expérience

Par Delphine Dumont, le 22 mars 2006 | Politique-tac

Principalement autodidacte, j’ai suivi 2 formations professionnelles. Si elles n’ont pas été incontournables pour moi, elles m’ont quand même apporté un bon gros lot de connaissances et je ne les regrette pas. Cependant, le principal de ce qui constitue mes compétences, je l’ai acquis par mes expériences.

De mes 3 semaines comme équipière chez Quick, j’ai retenu que la hiérarchie pouvait être injuste, les clients, pénibles et le sourire, magique. J’y ai surtout appris que ce n’était absolument pas là, ma vocation. J’ai ensuite été ouvreuse dans un cinéma (une semaine). J’y ai appris que, parfois, la loi de la jungle s’appliquait au coeur des villes. Puis, peu à peu, j’ai enchaîné sur des postes de plus en plus intéressants, intellectuellement, professionnellement et financièrement parlant. :)

Je sais ce que je dois à ce parcours et je ne le renie pas. Je crois que le CPE est la bonne façon de redonner ces chances de promotion que le verrouillage des contrats (CDD et CDI) a compliqué à l’extrême, au détriment de tous les jeunes non-diplômés. Villepin, accroche-toi ! :)

De bons billets bien plaisants à lire :

  • Parlons donc du CPE… - par Alain Lefèbvre,
  • Deux Jeunes Cons - par Lambda,
  • et sa suite, toujours par Lambda.

Delphine Dumont
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Technorati Tags : CPE, emploi, formation

Lire aussi :

26 commentaires pour “CPE - Chance de Première Expérience”

  1. -|- ethan dit :

    Ces trois billets sont vraiment excellents. "Deux jeunes cons" de Lamba en particulier m’a bien fait rire.

    Je cite à nouveau le billet d’alain Lefèbre car je crois que cet élément explique à lui tout seul le mouvement étudiant…

    "Pourquoi les étudiants ne se positionnent-ils pas en futur créateur d’emplois ou d’entreprise, mais semblent plutôt croire et attendre en un hypothétique « emploi-pantoufle à vie » qui n’existe plus "



  2. -|- boku no sekai dit :

    D’autres opinions sur le CPE

    Depuis le d?t, mon avis est assez partag?ur le CPE. Comme pour une majorit?es ?diants, j’ai tout de suite eu en t? le probl? de la p?ode d’essai de 2 ans et du licenciement sans motif. N?moins, je n’ai jamais ? compl?ment…



  3. -|- Jimini dit :

    Je comprends ta position, j’ai bossé pendant toutes mes études pour les payer et c’est vrai que quand j’ai commencé à travailler dans le domaine dans lequel je bosse actuellement (après 3 ans d’enseignement et des travaux divers et très très variés), j’ai remarqué que les stagiaires qui débarquaient de leur fac n’avaient aucune idée du comportement à avoir en entreprise, aucune initiative… cependant, j’ai un peu du mal à voir l’intérêt de créer un nouveau contrat. En effet, j’ai toujours travaillé soit en intérim soit en CDD et pour ce dernier, l’avantage, c’est qu’on sait quand il finit et donc quand commencer à chercher autre chose. L’obstacle que je vois avec le CPE, c’est que si pour une raison X l’employeur décide de vous licencier, vous vous retrouvez sur le carreau sans préavis et on sait combien c’est long de nos jours de retrouver un emploi. Si le but était de donner de l’expérience aux jeunes, pourquoi ne pas développer les contrats de qualif’, la formation en alternance, les CDD avec possibilité d’embauche… Donc je sais pas, je m’interroge moi… Je suis dans ma phase ni pour ni totalement contre.



  4. -|- Delphine Dumont dit :

    Jimini > J’ai supprimé le doublon de ton commentaire. Un double clic sur “envoyer” ? ;)
    Pour le CPE, je crois qu’embaucher un jeune sans formation, c’est un sacré pari pour une entreprise. Embaucher un CDD veut dire être lié à lui pour la durée du CDD. En CDI, la porte de sortie est hyper étroite. Là, on leur dit : “Si ça ne marche pas, ça peut s’arranger rapidement.” C’est très rassurant. N’oublions pas que les futurs employeurs sont principalement des petits patrons (boulangers, coiffeurs, chef de PME de moins de 20 salariés, etc…). Ces gens qui n’ont pas un service entier consacré à la gestion des RH. Ils n’ont aucun intérêt à licencier quelqu’un qui donne satisfaction car chaque embauche coûte très cher en argent et en temps. De même qu’ils ne peuvent pas se permettre de garder quelqu’un qui bosse mal et perturbe l’entreprise.

    Depuis l’annonce du CPE, j’ai posé la question à la plupart des commerçants que j’ai croisé : le CPE pouvait-il les convaincre d’embaucher ? La réponse quasi-unanime a été : “Pas sûr à 100% mais là, au moins, ils vont commencer à y penser sérieusement”. Tous m’ont dit qu’ils en parleraient à leur comptable/conseiller juridique ou à la CCI pour avoir plus d’infos. Presque tous m’ont raconté une anecdote avec un employé indigne dont ils ont eu le plus grand mal à se défaire. Et pourtant, celui-ci avait été impeccable pendant sa période d’essai. A force de manichéisme (salauds de patrons, etc…), on oublie bien souvent les réalités et les séquelles laissées par ce genre d’expériences.

    Inventer un nouveau contrat, effectivement, ça n’avait rien d’indispensable. Déverrouiller le licenciement, avec les garde-fous nécessaires, bien sûr, ça, c’était indispensable. Mais je pense que cette mesure aurait été encore plus impopulaire que le CPE. De deux maux, il faut choisir le moindre.

    De ce que j’ai lu sur des blogs et des journaux en ligne, je retiens aussi que c’était la mesure la plus facile à mettre en oeuvre rapidement. Les pistes que tu cites sont également très, très intéressantes à suivre, mais beaucoup plus complexes à définir et lancer. Je ne tiens pas plus que ça au CPE et je souhaite que de nouvelles mesures plus profondes et plus réfléchies permettent de s’en passer très vite. En attendant, je crois que ça peut aider pas mal de monde.



  5. -|- djails dit :

    je me demande si le premier n’a pas ministre m’a pas mis en place le CPE pour que delph et moi on se fache alors qu’on se connait depuis la maternelle.
    En effet, c’est peut être un effet limité de mon esprit, je ne voit pas pas ce qu’apporte la précarisation du statut des salaries, qu’il est pourtant déja assez facile de virer comme ca.
    Je suis d’accord avec Jimini pour l’avoir aussi vécu (et je suis content qu’a l ‘époque il n’y ai pas eu de cpe) certain sortant de l’école se la pétait, mais ce n’es pas le CPE qui va les changer.
    Ah certe j’entends qu’avec le CPE ca ouvre le droit à locapass, mais j’ai moins entendu que ca ne s’apliqu’ai qu’au entreprise qui cotisait au 1% logement (+de 20 salariés ce qui d’ailleurs doit être dans le code du travail normal et pas lié au CPE). Et si j’étais proprio, même avec locapass j’hésiterai à loger et louer à quelqu’un dont les ressources ont quand même peu fiable pendant au moins 2 ans.
    Pour terminer, j’aimerai que l’on m’explique pourquoi les syndicats de salariés sont les représeantant de "l’antéchrist". du point de vue de l’employeur je comprend, quoique eux je rappelle ont le médef qui n’est pas un patronage bien un syndicat je le rappelle. mais que les salariés eux mêmes critiques les syndicats ca me dépasse. Il est vrai que tout les intervenant sur ce blog ne sont pas des salariés mais certains des indépendants. Je ne croit pas que les intérets soients si éloignés par exemple entre un pigiste et un salarié.

    voila je le savais que Villepin mettrai le bazar même si certaine lui écrive (d’ailleurs tu arurais du te méfier à ce moment la déja)



  6. -|- Delphine Dumont dit :

    Meuh nan, Domi n’a pas fait ça pour nous brouiller ! Il sait trop bien que même quand on n’est pas d’accord, on restes amis ! Rappelle-toi la bagarre pour la place près du radiateur à la maternelle ! ;)

    Pour la location, je ne vois pas ce que ça va changer. Il est déjà extrêmement difficile de louer. Pour moi, par exemple, mère de deux enfants, célibataire, n’ayant pas mes parents, ni d’employeur pour me cautionner, je n’ai même pas pu finir de remplir les dossiers de demandes de logement. Quant à la sécurité de l’emploi, elle n’existe plus que chez les fonctionnaires. Les boîtes, ça ferme. Ton CDI n’est plus qu’un joli papier à encadrer au-dessus de la cheminée. Donc bon, la précarité, je vois mal comment ça pourrait être pire.

    Les syndicats sont trop politisés pour être efficaces. Ils s’opposent mais ne proposent jamais rien. Et quand je parle de syndicats, je comprends le Medef.

    Je persiste et signe. Trop de gens ignorent la réalité de l’entreprise et chaque expérience ne peut qu’être bénéfique. De plus, je ne vois pas comment je peux soutenir ceux qui préfèrent ne pas bouger et ignorer ceux que ça tue. Je le répète aussi, je souhaite que, au plus vite, ce CPE ne soit plus utile car les réformes indispensables (entre autres, celles que Jimini évoquait) auront été entreprises.

    Et pour la maternelle, je persiste aussi. La place près du radiateur revenait à celle qui avait le plus froid ! :D



  7. -|- djails dit :

    tu sais même en étant fonctionnaire ce n’est pas évident de se loger non plus. car ce 1% logement l’état et les différentes collectivités n’y cotise pas donc démerdene sie sich pour financer double loyer, caution, frais d’agence, quand tu change enfin comme tout le monde.
    Concernant les différentes experiences, j’en ai eu de nombreuses et de nombreux domaines (je parle toujours du professionnel je te vois venir la ) mais il n’avait pas été nécessaire de mobiliser des mesures CPE, ah c’est sur j’ai bossé l’été, mon contrat intérim était renouvelé de semaine en semaine mais il m’es même arrivé d’être embauché en CDI pourtant la situation de l’emploi fin 80 début 90 dans le nord n’était quand pas la meilleure, je crois même avoir lu réceement sur des stats de l’inssee que ca c’est amélioré.
    Donc reste le problème des personnes au fond de la classe (pas nous) mais les personnes qui n’ont pas travaillé depuis des années, je ne suis pas sur que ce type de contrat va leur redonner un emploi, au contraire.



  8. -|- djails dit :

    suite,

    concernant mon CDI évoqué plus haut, je ne l’ai pas accroché a un mur j’ai démissionné pour intégrer un CDD, c’est fou non?
    Concernant les syndicats, s’il ne s’opposaient pas à ce qui est un recul des conditions de vie actuelles ou futures des personnes, ca serait effectivement a ce demander à quoi ca sert. Ce n’est pas s’oppposer pour s’opposer parce que le monsieur la il est méchant pi patati, mais bien que l’on considère que ce n’est pas une avancée.
    Mais ca le coté médiatisé, au quotidien les contacts se noue en bonne intelligenge de manière paritaire sur parfois des petites choses mais qui apporte un meilleur être.



  9. -|- Jimini dit :

    Delphine quand tu dis que les syndicats s’opposent mais ne proposent jamais rien je me dois de bondir sur mon clavier ! En tant qu’intermittente du spectacle, je suis adhérente de la CGT-Spectacle et de la Coordination Intermittents et Précaires d’Ile de France. Je suis donc de près ce qu’il se passe de ce côté là et je suis bien placée pour savoir que, au moins sur le dossier des intermittents, les syndicats qui s’opposent au protocole actuel ont travaillé avec des chercheurs et des universitaires sur toute une série de propositions efficaces pour rendre le système rentable sans léser ceux qui ont le plus besoin que ce système existe. Or, le MEDEF (qui dirige l’UNEDIC, responsable des négociations) a REFUSE de lire les propositions qui lui ont été remise… alors faut arrêter avec les syndicats ne proposent rien, c’est pas parce qu’on en parle pas, qu’ils ne proposent rien. Enfin, en tout cas, ça n’est pas le cas sur ce dossier que je connais bien.
    Sinon pour l’histoire de la location d’appartement, je suis bien d’accord avec toi, et je te raconte pas comment c’est à Paris… même pour quelqu’un en CDI qui gagne bien sa vie, il faut une personne pour se porter caution…
    Et vas-y pour faire un emprunt immobilier tout seul quand t’es pas salariée…
    Allez, sans rancune ;-)



  10. -|- Delphine Dumont dit :

    Ne te méprends pas ! Je suis complètement _pour_ les syndicats. Je les juge indispensables afin d’éviter un déséquilibre du rapport des forces. Cependant, j’ai vu et je vois encore le droit du travail se faire bafouer gaiement sans que cela émeuve ceux qui ont été contactés (de mémoire, CFDT et FO). Pour défiler sans négocier, là, oui, ils répondent tous présents. Pour faire grève sans préavis au dela de toute légalité, pareil. Pour discuter… ils sont plus rares. Et je le rappelle à nouveau, je ne considère pas que le Medef soit un syndicat qui rachète tous les autres, bien au contraire. Mais de toutes façons, il ne représente que les grands patrons, c’est à dire, une poignée de personnes, certes particulièrement influentes
    .
    J’ai un peu lu sur l’histoire du syndicalisme et ce qui était si beau au départ (David contre Goliath) semble s’être dilué dans des conflits personnels et des appétits médiatiques. Je ne parle bien sûr pas de _tous_ les syndicalistes. J’en connais qui sont formidables et qui étaient très motivés pour faire bouger les choses. Leurs désillusions m’ont fait mal presqu’autant qu’à eux.

    Ensuite, pourquoi ne pas donner une chance à ce contrat qui apporte des avantages également ? Faut-il rester buté contre la flexibilité en s’aveuglant sur la réalité ?

    Enfin, quand chacun se conduira avec l’éthique qu’il réclame à son voisin, j’écouterais un peu mieux les revendications. Balayons devant nos portes avant d’exiger des seuils impeccables chez les autres.



  11. -|- Delphine Dumont dit :

    Jimini > Tu as posté pendant que je répondais à Djails. Donc, hop ! un deuxième post ! :)

    Je l’ai dit et je le répète, le Medef n’est ni mieux, ni pire que les autres syndicats (d’une façon générale, encore). Le dossier des intermittents du spectacle, je le connais mal. J’ai voulu aller plus loin que ce qu’en disaient les médias, mais je n’ai pas eu le temps. J’ai vu quand même que l’ancien système générait des injustices épouvantables et des abus faramineux. Quel était le rapport injustices/abus/adéquation, je l’ignore. Mais il m’a semblé qu’il était quand même grandement nécessaire de réformer le système.

    Que la réforme déplaise et soit inadaptée, je l’ai dit, je ne connais pas assez le sujet pour me prononcer et je te crois sur parole. :)

    Je voudrais préciser que quand je dis que les syndicats bloquent sans préavis, ni discussion préalable, je ne leur jette pas toutes les pierres ! Une bonne moitié va aux dirigeants précédents qui, depuis des années, ont bien fait comprendre qu’il n’y avait que les manifs ou les blocages pour se faire entendre.

    On connait tous l’anecdote de l’ouvrier japonais qui tourne sa casquette pour montrer qu’il est en grève, mais continue à travailler. Je sais parfaitement que les ouvriers français pourraient en faire de même pendant 10 ans qu’aucune négociation ne s’ouvrirait.



  12. -|- Jimini dit :

    Euh… honnêtement, le système d’avant générait moins d’inégalité que le nouveau… malheureusement, j’ai pas le temps d’entrer dans les détails, mais en gros le nouveau système a permis à des gens qui ne devraient pas être intermittents (moi la première d’ailleurs) de le rester et a viré du système des gens qui eux ont réellement besoin de l’être (du style les comédiens qui ne sont quasiment voire pas payés pendant qu’ils répètent et qui commencent à faire leurs cachets quand la pièce est jouée)… mais c’est normal puisque l’unedic est noyauté par le MEDEF et que les ceusses qui abusent du système, ce sont les grosses boites qui embauchent des standardistes et des traiteurs sur les plateaux en intermittents et/ou qui embauchent des techniciens à plein temps en intermittents pour pas avoir à leur payer les vacances et les w-e… donc on en sortira pas… et c’est la grosse galère pour les petits artistes qui essaient de monter des choses originales sans subvention parce qu’ils se retouvent éjectés d’un système qui pour le coup leur était adapté puisqu’ils n’arrivent pas à faire leurs heures sur 10 mois au lieu de 12 et se retrouvent dans un système (principalement le RMI), qui n’est pas adapté puisqu’ils ont des périodes où ils travaillent…

    Et pour la grève, j’ai des copains profs qui se déclarent en grève (donc ils ne sont pas payés), mais qui font cours parce que leurs élèves ont le bac ou des concours à passer.



  13. -|- Delphine Dumont dit :

    Jimini > “honnêtement, le système d’avant générait moins d’inégalité que le nouveau”
    C’est bien ce qu’il m’avait semblé en retenir ! ;)
    On a remplacé la grippe par le choléra. :(

    > “j’ai des copains profs qui se déclarent en grève (donc ils ne sont pas payés), mais qui font cours parce que leurs élèves ont le bac ou des concours à passer”

    Et qui pourraient continuer 10 ans (s’ils peuvent survivre ainsi) que ça ne ferait bouger personne. Ce qui est bien le signe d’une absence totale d’écoute, mais qui n’est pas _que_ le fait du gouvernement actuel.

    Sans vouloir tout ramener à un sujet qui m’est cher, les pays ou entreprises dirigés par des femmes favorisent la négociation pour le plus grand bien de tous… :)



  14. -|- Jimini dit :

    C’est clair que tant qu’on vivra dans une société faites pour les hommes par les hommes, ça ne risque pas d’aller mieux… le problème, parfois, c’est que pour arriver à des fonctions importantes, certaines femmes dans notre pays sont obligées de se comporter pire que les hommes et du coup, elles ont des sales habitudes une fois à la tête de l’entreprise… comme quoi, ça déteint la bétise :-)
    Quand est-ce que tu donnes l’exemple ? :-D



  15. -|- Delphine Dumont dit :

    Jimini > “Quand est-ce que tu donnes l’exemple ? :-D”
    :DD Moi présidente ! Moi présidente !
    En fait, actuellement, j’ai trop de choses personnelles à régler pour consacrer du temps aux autres. Mais quand les enfants seront grands, par exemple, why not ? ;)

    En attendant, voila l’homme politique dont je me sens la plus proche. Ah tiens ! C’est une femme… :)
    A lire par exemple, ces deux billets :
    La colère salvatrice
    Examen de conscience.



  16. -|- Jimini dit :

    Oui, je l’aime bien aussi. Je lirai ça ;-)
    Mais là faut que je bosse, je suis à la bourre !
    Bonne journée !



  17. -|- Delphine Dumont dit :

    Merci ! Bonne journée aussi et bon courage ! :)



  18. -|- Antoine Fowler dit :

    Le CPE selon Corinne LEPAGE, mais je n’y vois pas d’inconvénient si ce n’est que cela n’a rien à voir avec le CPE de VILLEPIN.
    C’est vrai que l’avocat qui a défendu des salariés avec le code du travail peut difficilement accepter l’inacceptable, la rupture de contrat sans motif. Mais le but du sans motif est de ne pas permettre au salarié injustement congédié de se défendre aux prud’hommes où Corinne LEPAGE a beaucoup œuvré.

    Alors, OK pour le Coca-Cola-light mais ce contrat là, qui me paraît moins mal que les CDD trop courts ou les stages non rémunérés, s’il voit le jour, aura beaucoup moins de succès.

    D’autres pays ont utilisé ce type de contrat : globalement, le bilan est dans un premier temps positif puis il faut ensuite poursuivre par un autre type de contrat aidé, parce que l’employeur ne joue pas le jeu ou ne peut pas (baisse de charge de travail, poids des charges salariales)

    Bref, ce n’est pas la recette pour employer parmi les 3 millions d’inscrits à l’ANPE et le million de RMIstes ceux qui veulent du travail rémunéré. Mais comme je n’ai pas de recette magique…

    Alors je me dis pourquoi pas pour un monde qui avance en espérant enclencher la première et pas la marche arrière.



  19. -|- Delphine Dumont dit :

    Antoine, je te rejoins sur le licenciement sans motif, c’est inacceptable. Personne ne peut progresser s’il ignore ses fautes et encore moins, s’il n’a pas commis de fautes. Il faut donc que chaque rupture de contrat soit expliquée.

    Je suis d’accord avec toi sur le fait que ce n’est pas _la_ solution, mais c’est _une_ solution. Elle est d’ailleurs englobée dans un ensemble de propositions intéressantes.

    Mais j’en reviens à ce que je disais précédemment : seule une individualisation de l’élève, puis de l’adulte (en poste ou chômeur) permettra de résoudre le chômage durablement.

    J’entends régulièrement des histoires hallucinantes d’élèves orientés n’importe comment, de chômeurs à qui on propose n’importe quoi sans le moindre rapport avec leur formation ou leurs compétences (genre : cette jeune femme légèrement handicapée physique à qui on propose un emploi de magasinier). Il y a bien plus que le CPE à mettre en oeuvre. Mais qui aura le courage de s’attaquer au système éducatif (y compris pour la formation professionnelle) et à l’ANPE ?

    J’aurais d’ailleurs nettement préféré que l’ANPE garde son vieux logo et change le reste.



  20. -|- Antoine Fowler dit :

    Je suis tout a fait d’accord pour le parcours scolaire et professionnel individualisé.
    (je suis désolé, je n’ai pas réussi à le caser dans le même post mais moi, j’utilise 100 % de mes neurones surtout depuis que j’en ai cédé au Neurodon).
    J’ai vu dans ma famille comment de bons instits prenaient gratos en étude le soir des gamins de CP en difficulté d’apprentissage de la lecture ou de l’écriture. Et les résultats.
    Pour l’ANPE, c’est une sinistre catastrophe : je connais des gens qui travaillent honnêtement dans des boîtes d’Intérim, qui forment les salariés qui ont affaire à eux. Parce que ces boîtes se sont donnés des objectifs ! (aussi financiers mais est-ce choquant ?).

    Là, je te rejoins, il y a un immense chantier qui mériterait d’être entamé car je suis sûr qu’on en a les moyens (y compris financiers) et que se perpétue un immense gâchis social .

    J’ai assisté à la présentation officielle du RMI par Edmond HERVE en 198 ? ; c’était à Versailles (pas au Château) et ce fût un instant d’immense émotion.
    Plus de 20 ans plus tard, c’est le grand regret : JAMAIS aucun gouvernement n’a adapté les moyens existants au « I » de INSERTION, c’est à dire d’aider les gens à retrouver un parcours de vie dont le boulot.



  21. -|- Delphine Dumont dit :

    Si je me souviens bien, le RMI avait pour objectif d’apporter une aide dans le domaine le plus crucial pour le demandeur : une formation pour les non-qualifiés, un logement pour les gens à la rue, etc… Aujourd’hui, c’est juste une allocation largement insuffisante et non encadrée. Bref, un naufrage, c’est vrai.

    Pour l’instruction et la formation, il y a largement les moyens aussi, mais pour les dégager, il faut d’abord faire passer un cost-killer dans les structures et ça… ça risque d’être difficile… :(

    Si j’ai des lecteurs qui bossent à l’ANPE, qu’ils ne croient pas que je les méprise. C’est l’institution que je remets en cause, pas les gens qui y travaillent. Comme dans tout groupe de personnes, il y a des gens formidables (et des tire-au-flanc), des bons génies (et des mauvais), etc… C’est valable aussi pour l’Education nationale.
    :)

    Récemment, sur France 2, il y avait un reportage sur les banlieues. On y voyait 2 organismes de recherche d’emploi, l’ANPE et un autre (service de la mairie ?). Le contraste entre les méthodes de travail était flagrant. Là où les premiers échouaient, les seconds réussissaient avec brio et pourtant avec les mêmes données : même population, même secteur, mêmes problèmes. Il y a des réponses, étudions-les, répandons-les !



  22. -|- Antoine Fowler dit :

    complément d’information sur des propositions d’offre d’emploi paraissant inadéquate en fonction du profil de la personne en recherche : 6 mois de travail ouvrent droit à 7 mois d’Assedic.
    Certes, ce n’est pas le Pérou mais pour celui qui se voit arriver au bout…

    Pour les conseillers de l’ANPE, ce n’est pas leur compétence que je remets en cause mais la mission de l’Agence.

    Et enfin, beaucoup plus vaste sujet, actuellemnt en France, l’offre d’emploi est très faible.



  23. -|- Delphine Dumont dit :

    Oui, le CPE apporte de vrais avantages par rapport aux autres contrats. La précarité est brandie à tout bout de champ comme si elle était le vrai but du gouvernement. Euuuh… Qu’aurait-il à y gagner ???
    Il y a de nombreuses imperfections dans le CPE, je l’ai déjà dit, mais les avantages sont à prendre sérieusement en compte.

    Pour les offres d’emploi, je crois que nous manquons terriblement d’entrepreneurs, c’est à dire de gens qui créent leur emploi, voire des emplois. Ce n’est pas difficile à comprendre, cela demande une certaine irresponsabilité tant l’aventure est risquée. Il y a là un chantier énorme et certainement plus payant (dans tous les sens du terme) que le CPE. Cependant, ce qu’il faut réformer est tellement considérable que, en comptant qu’il n’y ait aucune mauvaise volonté de personne (ce dont je doute totalement), aucun projet solide ne pourrait être ébauché en moins de deux ans.

    Il ne s’agit pas que d’aider à créer l’entreprise, mais aussi de ne pas l’écrouler sous les charges, les démarches administratives et de la soutenir dans son développement (pas forcément financièrement). J’aimerais avoir un état partenaire de ses administrés. Pourquoi a-t-on parfois l’impression de rencontrer ses ennemis lorsqu’on va à l’Urssaf ou aux Impôts ??

    Je comprends les jeunes qui suivent le mouvement anti-CPE, quand on les entend, ils donnent l’impression de ne pas avoir la moindre idée de leur propre potentiel. Ils n’imaginent leur survie que comme dépendant d’un tiers (employeur, gouvernement, etc…). C’est triste… :(



  24. -|- Delphine Dumont dit :

    Je reposte ici le lien vers le nouveau billet de Maître Eolas sur le CPE parce qu’il y envoie un sacré pavé dans la mare ! Décidément, ce type est incroyable ! :D



  25. -|- Grégoire dit :

    Delphine, pourquoi prendre la défense d’un contrat mort-né ? Le CPE est un nouveau contrat qui n’arrange ni les les chefs d’entreprise, qui ne l’ont jamais réclamé, ni les "jeunes", qui manifestent massivement contre. Quoiqu’en dise l’étonnant maître Eolas, le CPE (ou pour élargir le débat, le CNE) n’apporte rien de plus qu’un classique CDD. La précarité est un état de fait aujourd’hui en France. Entre les CDD, les temps partiels et les heures sup’, l’arsenal juridique est assez fourni pour organiser cette fameuse flexibilité censée relancer le marché de l’emploi.
    Et tu le dis toi même : non diplômée, tu t’es quand même débrouillée sans CPE pour évoluer de boulot plus intéressant en boulot encore plus intéressant. Alors pourquoi s’entêter sur le CPE ?



  26. -|- Delphine Dumont dit :

    Bonne question ! :D
    Voici ma réponse dans ce billet tout entier consacré à ma réponse à cette question :
    http://www.redacbox.com/Blog/index.php/2006/04/07/171-pourquoi-je-m-entete-sur-le-cpe

    ;)



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