Porno, le sexe sale

Par Delphine Dumont, le 24 avril 2006 | Famille

Non, je n’essaye pas de faire grimper mes stats de visite, elles grimpent gentiment, merci. Je vais ici parler de porno, certains termes et liens seront crus, je ne voudrais pas que de jeunes visiteurs puissent être amenés ici par erreur. Je ne doute pas que certains y viendront, je le souhaite d’ailleurs, mais ce sera volontaire et finalement, ce sera plutôt une bonne chose ! :)

C’est tout d’abord un excellent billet de Koz qui m’a fait réagir. Intitulé “Interdit sur une poule, permis sur une vache“, ce billet parle de pornographie et, entre autres, de zoophilie. Le titre explique les limites autorisées pour les relations sexuelles homme/animal. On comprend à quel point, le législateur a voulu préserver les bêtes des conséquences désastreuses de cette pratique. C’est vrai, c’est important, je ne le nie pas. Je ne rierais pas du tout de voir un chiot ou un porcelet déchiré vif pour le plaisir d’un pervers. Je me souviens d’ailleurs n’avoir guère éprouvé de compassion pour cet homme mort d’avoir voulu être pris par un étalon.

Koz est lui-même parti de deux articles. Le premier est un article de l’Express : Nés sous le X par Jean-Sébastien Stehli. Les questions des enfants à propos du sexe sont tout bonnement terrifiantes de crudité, de déshumanisation du sexe. Ce que l’article ne dit pas, c’est la vraie attente derrière les questions. Les enfants demandent-ils qu’on leur explique le terme ou ont-ils besoin de parler de ce qu’ils ont vu ? Jamais ils n’iront dire : “J’ai vu quelque chose qui me dérange, qui me fait peur, peut-on en parler ?”. Leurs interrogations doivent donc être particulièrement écoutées. Ça paraît évident mais c’est toujours bon de le rappeler.

L’autre article est paru dans Libé et racole avec un appétissant : “Visionnaire du porno, sans les yeux“. Mmmmh… Du cul et du handicap, il me semble que Morandini s’est fait incendier pour moins que ça… Bref, sous la plume d’Ondine Millot, on apprend que le porno publié par Patrick Pidoux sur ses sites, suit des modes, les femmes-fontaines, le scato, la zoophilie, on ne refuse rien aux meilleurs clients. Ah si, peut-être… “la torture, les simulations de viol, et tout ce qui touche à la pédophilie, avérée ou suggérée”. Stephan, son assistant chargé du visionnage des films est un jeune homme de 30 ans (recruté à grand peine, apprend-t-on), et qui nous dit que parfois “On est obligés de regarder les films et, parfois, c’est dur. J’en faisais des cauchemars. Ce qui m’a rassuré, c’est de voir que les gens qui font ça ont l’air joyeux, souriants.”. Aucune distance, aucune réflexion, Libé nous assure joyeusement que le porno, c’est cool, ça insère les handicapés !

Pourtant, le porno n’est pas si cool que ça. D’abord, une chose me choque dans ce milieu. Tout comme dans la prostitution, les femmes qui y travaillent ne sont plus que des “filles”, elles perdent donc leur autonomie, leur indépendance, leur statut d’adultes. Bien sûr, on voit depuis quelques années des actrices venir dans les talk-shows, elles arborent le plus souvent des tenues plus qu’affriolantes et tiennent des discours choc : “J’aime avaler” ou “J’aime lécher”. Elles nous font passer l’industrie du porno pour un camp des Bronzés où tout le monde couche avec tout le monde dans la plus grande joie générale. Ah oui, c’est vrai, c’est filmé, tout le monde veut des souvenirs de vacances !… :)

Si c’était la réalité du porno, je serais ravie, mais alors vraiment ravie. Dans ce pays, si on s’oppose à l’industrie du sexe, on est forcément de la race des culs-serrés. Peut-être en suis-je, je m’en fous. Ce que je sais, c’est que je suis pour la liberté d’expression, pour la liberté de l’art, que voir un ou plusieurs sexe(s) d’homme ou de femme ne me dérangent pas. Je ne suis absolument pas contre la représentation de l’acte sexuel, ni contre les films/livres/jeux érotiques ou pornographiques du moment que tout cela se déroule entre adultes consentants, selon la formule consacrée. Consentants… Qui ira me dire que les prostituées s’éclatent sur leur trottoir à marchander leur bien le plus précieux pour le plus grand bénéfice d’un mac ? Pourtant, elles n’ont pas de pistolet sur la tempe ! Pas visiblement, du moins… Il existe de nombreuses façons de contraindre un être humain à faire ce qu’il ne voudrait pas faire s’il était réellement libre. J’affirme qu’il en est de même pour les actrices de X, peut-être pas toutes, mais pour la majorité.

J’en vois qui doutent, qui se disent que les actrices s’éclatent, ça se voit ! Et les acteurs alors ! Pfiou !! C’est excellent aussi ! Et puis d’ailleurs, c’est normal que dans un film porno, les femmes acceptent les assauts de tous types de tous les mâles qu’elles croisent. C’est si proche de la vérité. Nous sommes toutes des salopes, heureusement que le plombier/électricien/facteur/livreur de pizza arrive pour nous révéler notre vraie nature ! J’entends déjà le chœur des défenseurs du porno : “Oui, bon, on sait bien que c’est pipeau, mais c’est du fantasme ! Et les filles (sic !) s’éclatent réellement !!”. Bon allez, pour les dégâts sur les enfants et les ados, je vous renvoie au dossier de Doctissimo : Ados et porno qui ne noircit pas le tableau mais constate froidement. Pour les dégâts sur les acteurs, je vous invite à lire le terrifiant article d’Isabelle Sorente : “GANG BANG - La pornographie, bagne sexuel industriel”. Attention, c’est cru et dur, mais c’est nécessaire, alors lisez-le.

Pour ceux qui croiraient encore après tout ça que, oui, c’est moche, mais tout n’est pas si grave, voici de bons liens en plus :

  • Ce rapport(en) publié par les Nations Unies qui rappelle que plusieurs millions de personnes sont victimes chaque année du trafic d’êtres humains dans le but d’une exploitation sexuelle.
  • Le même rapport présenté par l’AFP en français sur Yahoo News,
  • Enfin, une info passée dans l’indifférence quasi-générale à l’exception notable de l’écœurement de Teko.

Vous ne voyez pas le rapport entre le porno et les liens ? Moi, si. Si les femmes étaient réellement respectées, quelqu’elles soient, il n’y aurait ni ces représentations dégradantes de leur sexualité, ni ces trafics, ni cette indifférence à leurs malheurs…

Delphine Dumont
RedacBox.com, mon site professionnel

Technorati Tags : porno, sexe, femmes

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29 commentaires pour “Porno, le sexe sale”

  1. -|- nico nss dit :

    J’avais déjà lu l’article d’Isabelle Sorente qui m’avait sérieusement refroidi ! Là je viens de lire celui de Teko et je suis totalement écoeuré de cette pratique mais le pire (pour ma part) c’est l’indifférence constatée du public et des média !

    Quand je lis tout ça, je suis heureux d’être dans la banalité la plus simple avec ma petite amie : banal peut-être mais si intense ! :)



  2. -|- Delphine Dumont dit :

    Etre heureux en couple, ça n’a rien de banal, c’est précieux ! Et c’est aussi une bien meilleure recette sexuelle. :)

    Forcément, c’est moins vendeur. Tu imagines sur Google ? Moins de recherches trash et des recherches "couples heureux" ou "amour épanouissant" par centaines ? :D



  3. -|- Yogi dit :

    Pour un angle différent sur le sujet, je vous invite à parcourir les pertinents commentaires de John B. Root, pornographe français assumé, sur l’article "Gang Bang" : http://www.inkorrekt.com/blog/ar...

    Vous pouvez également parcourir son blog : le quotidien qu’il décrit n’est pas tout à fait celui qui est présenté (fantasmé ?) dans l’article : propositions de tournage à des actrices qui acceptent ou refusent, qui décommandent parfois à la dernière minute … on est loin des images de bagne et d’esclavage !



  4. -|- Delphine Dumont dit :

    Yogi > Oui, j’ai lu ce billet. D’abord, il serait étonnant qu’un producteur de films X aillent dans le sens d’un article qui montre le mauvais coté du boulot. Il ne va pas se tirer une balle dans le pied non plus ! ;)

    Ensuite, il le dit lui-même, il fait le choix d’un porno plutôt coûteux. Isabelle Sorrente ne parle que du porno industriel, c’est très différent ! Enfin, il déforme les propos d’Isabelle Sorrente. A aucun moment, elle ne prétend que tous les films sont tournés dans les mêmes conditions et même en soulignent les disparités. Il la présente comme une de ces grenouilles de bénitier qui ne pourrait même supporter la prononciation du mot “foufoune”. Personnellement, elle m’a donné exactement l’impression inverse. Elle conclut même en ces termes :

    «Amoureux de la chair, des odeurs, de la sueur, des infinis jeux du sexe, nous ne nous devons pas seulement d’informer nos semblables sur les violences de la pornographie industrielle. A nous de témoigner de notre joie de vivre dans le monde réel et de défendre avec délectation les formes infinies de la jouissance incarnée.»

    Enfin, peux-tu réellement croire que le documentaire “Shocking Truth” soit un montage avec trucages ?

    J’ai parcouru les forums qui parlent de cet article et/ou du documentaire et, tôt ou tard, il y a toujours un intervenant pour refuser ce qui y est dit. Je sais que parfois quand l’horreur est trop forte, on peut avoir ce réflexe de refuser la réalité pour rester, encore un moment, dans les douces illusions qui nous berçaient jusque là. Ces violences existent au sein des familles, au sein des couples et tu crois que le milieu du X serait plus propre ???

    Autre chose, je me suis toujours demandé quel futur se préparent les actrices X, même les plus célèbres ? Quelle crédibilité auraient-elles comme femmes politiques ? En Italie, la Cicciolina sert d’alibi mais elle n’était qu’un gadget, malheureusement. Que deviendrait une jeune femme qui voudrait réellement faire changer les choses ? Comme passer du statut de “trou à …” au statut de femme respectable ? Aux USA, une telle reconversion est-elle seulement imaginable ?
    Plus simplement, comment s’insérer dans un nouveau quartier, une nouvelle ville ? Combien de temps avant d’être reconnue par un voisin ? Comment lui faire comprendre que la “cochonne insatiable” n’était qu’un rôle et non pas la réalité ?



  5. -|- Yogi dit :

    N’étant pas acteur porno, je me sens réduit à de simples supputations pour connaître l’état d’esprit dans lequel ils travaillent.

    Je remarque simplement que vous posez comme allant de soi des expressions qui me semblent refléter VOTRE vision du problème, comme par exemple "marchander leur bien le plus précieux" ou "contraindre un être humain à faire ce qu’il ne voudrait pas faire s’il était réellement libre".
    Vous allez dire "Comment OSEZ-vous imaginer que quelqu’un fasse CA de son plein gré ?" ou bien "Votre soi-disant neutralité vous rend COMPLICE de ces HORREURS !" … mais je dis juste que je ne sais pas. Il faut leur demander à elles. Et encore, si elles ne se plaignent pas vous les soupçonnerez d’être manipulées.

    Le milieu du X n’est certainement pas plus épargné par la violence que les autres milieux, et sans doute moins vu sa marginalité. Mais il est vrai aussi que dans n’importe quel milieu professionnel vous allez trouver des gens qui raconteront des choses horribles sur leurs conditions de travail, et parfois même ce sera vrai.



  6. -|- Delphine Dumont dit :

    Yogi > "Je remarque simplement que vous posez comme allant de soi des expressions qui me semblent refléter VOTRE vision du problème, comme par exemple "marchander leur bien le plus précieux" ou "contraindre un être humain à faire ce qu’il ne voudrait pas faire s’il était réellement libre"."

    C’est ma vision, certes. C’est mon blog aussi, c’est pour ça que je la donne. ;)

    Cependant, même si quelqu’un ne perçoit pas son corps comme un bien précieux, il le demeure pourtant. Nous en recevons un et un seul pour toute notre vie. Certains dégâts qui lui sont faits sont irréparables. Idem pour les blessures morales qui peuvent ne jamais guérir.

    Les contraintes, je ne les ai malheureusement pas inventées. De nombreuses associations d’aides aux femmes les relatent et les combattent, la police et l’ONU les confirment, je ne vois pas comment je pourrais imaginer qu’elles ne sont pas réelles et répandues.

    Pas plus qu’Isabelle Sorrente, je ne prétends que chaque femme qui fait commerce de son corps, dans un film ou sur un trottoir, agit avec une arme sur la tempe, même invisible. Je connais assez la diversité humaine pour savoir qu’il est parfaitement possible que certaines le fassent par choix et sans pression.

    Je dis qu’il existe des femmes qui ne choisissent pas, qui souffrent et qu’il faut le savoir. Même s’il n’y avait qu’une seule actrice p*rno qui soit ainsi maltraitée, il faudrait agir. Et je suis loin de croire qu’il n’y en a qu’une.

    Pour reprendre le billet de John B. Root, il dit lui-même que son style "angélique et rassurant" (sic !) n’est pas la norme et il évoque plusieurs aspects qu’il ne pratique pas et qui le dégoûtent.

    Je le répète, je ne suis pas opposée au p*rno. Je m’oppose au mauvais traitement des actrices, physique et/ou moral et à l’image de la femme systématiquement dégradée.

    En BD, il existe des histoires coquines où les deux partenaires s’amusent gaiement, voire cruement, sans que la femme soit humiliée en tant que femme. Même s’il y a un jeu de domination dans l’histoire, cela reste un jeu. Je n’ai pas vu assez de films X pour dire qu’il n’en existe aucun de ce type mais jamais je n’en ai entendu parler. Par contre, j’ai entendu des producteurs dire qu’ils avaient pensé le faire mais qu’ils avaient estimé que cela ne se vendrait pas.



  7. -|- ethan dit :

    j’ai lu ton billet et tous ses commentaires ainsi que tous les articles cités, ça m’a pris du temps mais j’ai pu apprendre quelques points qui m’ont choqué.

    Par exemple l’étude qui montre que dès la 6ème des garçons et des filles ont déjà vu une ou plusieurs fois des films X. J’hallucine complètement oO
    Après les parents viennent faire la morale à leurs enfants quand ils les surprennent dans leur chambre en train de se masturber devant une vidéo! Mais fallait prévenir avant que cela ne se produise. S’ils avaient surveillé un peu plus leurs gosses…

    On jette la pierre au porno et à la tv ( en partie ) parce qu’ils seraient responsables selon l’idée reçue du comportement sexuel dérangé des ados mais les parents ont aussi leur part de responsabilité ( comme pour la protection sur le net ) et n’ont pas l’air de l’assumer. Je veux bien concevoir que discuter sexe avec ses enfants dès 9 ou 10 ans soit difficile ou prématuré mais avec l’acceccibilité grandissante au porno sur tous les supports …

    Et on ne me fera pas croire qu’un enfant qui regarde un porno aussi jeune, ça peut aussi être bon pour lui v_v



  8. -|- Delphine Dumont dit :

    Ethan > Tout à fait d’accord avec toi. On ne peut pas pointer du doigt un coupable. Si les enfants voient des p*rnos, c’est qu’il y a une légèreté dans la surveillance, surtout pour les plus jeunes.

    Je ne crois pas qu’il y ait un âge pour commencer à parler de sexualité aux enfants, il suffit juste d’adapter le discours. Quand mon fils a commencé à faire la différence entre les filles et les garçons (vers 6 ou 7 ans), je lui ai acheté un livre du style "La sexualité expliquée aux petits" et nous l’avons lu ensemble. Il n’est nécessaire d’utiliser des termes ou des illustrations crues pour aborder le sujet, bien au contraire ! J’ai toujours répondu à toutes ses questions même lorsque le choix des mots se faisait particulièrement difficile (ne pas choquer, ne pas dévaloriser, ne pas trop rentrer dans les détails mais sans éluder pour autant,…).

    Je crois que dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il appartient aux parents d’être vigilants. L’argument style "Si ce n’est pas chez nous qu’il en voit, ce sera chez ses copains" est un tout petit peu léger, je trouve.



  9. -|- ethan dit :

    Ca n’a pas de rapport direct mais après c’est un problème de fond. On montre les films X du doigt mais maintenant dans notre société, il n’y a pratiquement plus aucune publicité qui n’ait pas son alusion sexuelle plus ou moins implicite. Le sexe fait vendre et rapporte beaucoup d’argent. Donc on en met partout.

    Les jeunes ne sont plus du tout protégés à partir du moment ou ils sortent de leur maison ( et même à l’intérieur, avec la tv et le net, c’est déjà pas évidant ). Alors certe ce n’est pas du porno partout et heureusement, mais les enfants grandissent dans un monde rempli d’allusions au sexe et peu de monde s’en étonne, ou s’en préocupe…



  10. -|- Delphine Dumont dit :

    Ethan > Exact ! Il y a une mode du sexe pour tout vendre et si on s’en émeut, on passe pour rétrogrades. Après les heures glorieuses qui ont suivi la libération de la femme, j’ai l’impression que l’on reperd du terrain petit à petit. Le machisme devient une valeur revendiquée, l’avortement n’est toujours pas possible partout en France, ni forcément dans de bonnes conditions, le statut de la femme est remis en cause perpétuellement et à tous les niveaux, dans toutes les classes de la société. Et sous prétexte qu’il arrive que l’on voit une fesse masculine parfois, la pub prétend ne pas jouer sur la pornotisation de la femme… Je persiste à croire que l’égalité de droit et de statut des sexes est autant une chance pour l’homme que pour la femme. Il ne s’agit pas d’humilier les hommes comme ils ont humilié les femmes pendant des siècles mais au contraire de faire naître une société plus juste dont ils profiteront également. Et cela passe par une modification de la pornographie.



  11. -|- ethan dit :

    Pour prendre un exemple, une pub qui m’agace beaucoup, c’est celle pour les champoings herbal essence dans lesquelles la femme simule l’orgasme en se shampouinant la tête Oo J’hallucine à chaque fois. Déjà les cris c’est de trop, mais la mousse c’est une autre alusion. Et je ne parle même pas des ptits vieux juste après qui ont une remarque bien libidineuse…
    Et tout ça juste pour un shampoing? Mais où va-t-on?



  12. -|- Delphine Dumont dit :

    C’est vrai qu’il y a une terrible banalisation de la pornographie à travers cette pub. Moi, ce qui me dérange le plus, c’est qu’on fait encore croire que le plaisir de la femme est aussi simple. C’est exactement le même principe que dans les films X où l’actrice frôle l’orgasme dès que le mâle l’approche.

    C’est aussi machiste que de montrer l’extase des ménagères qui reçoivent un magnifique fer à repasser pour Noël…



  13. -|- Personne dit :

    DAILYMOTION DONNE ACCES A LA PORNOGRAPHIE POUR LES ENFANTS

    L’HYPOCRISIE DE DAILYMOTION
    Certains membres de Dailymotion envoient régulièrement des vidéos pornographiques que les enfants peuvent voir à loisir jusqu’à ce que Dailymotion se décide à les envoyer dans la partie sexy réservée aux adultes ou ils peuvent quand même voir des photos pornographiques ! J’admire leur hypocrisie en conseillant aux membres de ne pas poster ces vidéos alors quils leurs offrent un espace pour qu’ils puissent s’y installer à loisir , en offrant la possibilité à tout le monde d’admirer leur album photos ! Etant donné qu’il n’y a pas d’autre entée sur le site pour poster des vidéos , d’une part, ils leur disent de ne pas les poster et par ailleurs ils les invitent à le faire en leur offrant un espace réservé à cet effet !
    Ne vaudrait-il pas mieux qu’ils désactivent leur compte dès la première vidéo pornographique , plutôt que de les encourager à continuer ?

    J’ai édité ce commentaire pour en supprimer le 2ème lien vers ton site perso, tes coordonnées figurent au dessus de ce commentaire, c’est suffisant.



  14. -|- den dit :

    je suis tombe sur ce lien et je crois que j’ai plus envie de le croire ca qu’une journaliste qui a envie de ce faire connaitre mais jugez plutot:
    forum.subversiv.com/index…



  15. -|- Delphine Dumont dit :

    On a déjà évoqué ici ce billet de John B Root. Regarde plus haut, c’est Yogi qui en parle. Isabelle Sorrente a peut-être tendance à généraliser mais ce qu’elle décrit existe. D’autres formes de contraintes et de maltraitances moins extrêmes sont régulièrement constatées. On ne peut plus continuer à croire que le porno est un milieu génial où tout le monde s’éclate. Qu’on m’explique déjà pour les actrices sont moins payées que les acteurs ? Rien que ce fait prouve que l’actrice n’est qu’un bout de viande interchangeable.

    Je ne dis pas que chaque tournage de porno soit l’occasion de scènes d’une violence insoutenable, je dis qu’il arrive qu’il y en ait et qu’il est temps de se pencher sérieusement sur ce milieu. Je rappelle aussi que même sans maltraitance physique, il peut y avoir des abus et des séquelles profondes, voire irréversibles.



  16. -|- la racaillle dit :

    se blog na pa d’image de cul (c bidon)



  17. -|- Delphine Dumont dit :

    Ce commentateur n’a pas de neurones (c’est bidon).



  18. -|- edou mendes dit :

    on s amuse



  19. -|- rassem0077 dit :

    je cherche quelqun pour b i s i



  20. -|- Delphine Dumont dit :

    Mais qu’est-ce ??? Encore une rencontre du 3ème type ? Ou alors c’est un acronyme ?
    BISI : Bureau d’Investigations Super Inquiétantes ?
    BISI : Bureau International des Services d’Internet ?



  21. -|- Chaminou dit :

    Oui, super inquiétants, ces derniers commentaires… J’apprécie le fait que tu prennes cela avec humour. Moi, je n’ai parfois plus la patience alors je passe pour l’aigrie, la michante, la haineuse qui empêche les braves gens de bander sur des productions coooooool (sic).

    Grand merci pour ce billet entouka, je me sens moins seule sur cette planète où l’impensable semble être cautionné, voire défendu. A chaque fois que j’oooose dénoncer cette industrie qui pour moi peut être véritablement criminelle (!), j’ai droit à des remarques insensées ("Fous-nous la paix, tu dois être moche, mal baisée, tourne dans des pornos ça ira mieux"). J’ai peur pour ma génération, pour mes relations (bon nombre d’entre elles ont indirectement été gâchées à cause de cela :o(). Je rêve de Liberté et de partage (sensuel, sexuel ou autre) et voilà où on en est. Qui sait quoi faire pour enrayer le problème savamment géré par le dieu pognon, le père patriarcat et tous ces acolytes peu ragoûtants ?!

    Il n’y a pas de porno cool. Soft ou pas soft… Le principe même de la chose me débecte au plus haut point.

    La mauvaise foi aussi.

    Cha, triste*



  22. -|- Delphine Dumont dit :

    Hello Chaminou,

    Désolée, je viens de retrouver ton commentaire dans le filtre à spam et je ne le publie que maintenant. :(

    Je suis totalement d’accord avec toi, cette rengaine sur la nécessité et la grandeur du X me saoule totalement. Les violences, morales et/ou physiques, subies par les actrices sont hallucinantes. Oui, certaines sont fausses, c’est du cinéma, mais oui aussi, la vision du sexe que cela donne est terrifiante.

    La surdisponibilité du X et son caractère néfaste ne gènent apparemment pas grand monde. Ceux qui protestent sont ceux qui ont toujours protesté contre le porno. Plus toi et moi et quelques très rares autres.

    Je n’ai absolument rien contre le concept du porno, c’est à dire montrer l’acte sexuel sans voile, ni filtre. Je crois au contraire au caractère formateur de l’art érotique. Mais les productions actuelles n’ont plus rien d’artistique et sont proprement scandaleuses. Comme pour la prostitution, il y a une hypocrisie immonde qui laisse les victimes sans ressources.



  23. -|- Bastourte dit :

    Bonjour, j’ai lu l’article sur la pornographie d’Isabelle Sorente, et j’aimerai savoir a quelle adresse peut on lui écrire? Ou encore a - t - elle un site internet, ou un blog? Je trouve cet article énormément bien rédigé, et choquant à souhait, assez choquant pour m’alerter, et ésperer pouvoir poser à cette auteur, quelques questions. Veuillez me répondre à l’email donné! Merci d’avance, aurevoir!



  24. -|- Delphine Dumont dit :

    Bonjour et merci de votre commentaire.

    Je n’ai malheureusement pas les coordonnées d’Isabelle Sorente, je pense qu’une recherche Google devrait vous donner des pistes.

    Bonne année 2007 ! :)



  25. -|- Chaminou dit :

    Merci à toi Delphine, & Meilleurs voeux pour cette année 2007 !!!

    Heureuse de me sentir moins seule face à tous ceux qui cautionnent l’impensable. Je perds un temps fou à tenter d’exprimer mon point de vue et plus que jamais, je m’en prends plein le groin : moi qui prône la liberté, me voilà taxée de rabat-joie arriériste ou de frustrée, je pense que décidément, nous en parlons pas tous la même langue… :o{

    Je vogue en effet (veut-on me faire couler ?!) entre naïveté, hypocrisie et mauvaise foi (remarquons comme tout cela est étroitement lié). Pour moi, le X tel qu’il nous est présenté aujourd’hui demeure on ne peut plus anti-érotique de par la pauvreté du message qu’il délivre et son atteinte à la dignité humaine (combien d’actrices torturées, suicidées, dans l’indifférence quasi totale ? Je repense aussi tristement à Gorge Profonde > irk ! :o(). Jusqu’où ira-t-on ? & quelles en seront les répercussions (il y en a déjà pas mal, à l’entente des gamins de huit ans qui s’adressent à moi dans la rue dans des propos, euh…) ?



  26. -|- karin bernfeld dit :

    Je viens de découvrir l’article en question et suis affligée de voir que tout ce que j’avais écrit il y a dix ans est bel et bien la réalité d’aujourd’hui. Mes lecteurs (d’"Alice au pays des femelles") trouvaient que j’y allais "fort", que "j’exagérais", et moi je leur expliquais en réponse que je n’avais - hélas- rien inventé, que tout ce que je décrivais existait bel et bien dans notre belle société des droits "humains"… Une vraie prise de conscience collective est nécessaire. Si individuellement on agit, alors la société entière pourra changer, vraiment. Faisons le pour nous, hommes, femmes, filles, garçons, soeurs, frères, mères… La victime c’est toujours soi.



  27. -|- Delphine Dumont dit :

    Oui, c’est malheureusement la réalité et elle continue d’être niée par un public qui ne veut pas savoir comment est produit ce qu’il consomme.
    Il faut que l’information passe malgré ce refus. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons créé Eldiz, viens nous y rejoindre, plus nous serons, plus nous aurons de force.



  28. -|- olivier dit :

    bonjour



  29. -|- Le blog du monde qui avance dit :

    Star du X un jour, coupable toujours

    S’il y a une industrie qui est toujours florissante, c’est bien celle du sexe. Sur les trottoirs, dans les magazines, dans les vidéos, cette industrie emploie beaucoup. Ou plutôt, elle détruit beaucoup. Je vous invite à relire mon billet sur le…



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