De l’importance de bien choisir ses lectures…

Par Delphine Dumont, le 29 août 2007 | Général

Le prix des livres ne cesse d’augmenter. Quand on n’a pas la chance d’habiter près d’une bonne bibliothèque ou de recevoir les nouveautés des éditeurs, il est essentiel de bien choisir les livres qu’on achète, la facture grimpe si vite…

Récemment, j’ai acheté trois livres et je suis très bien tombée pour les trois. Un coup de pot pareil, il fallait que je le partage avec vous !

Thérèse Desqueyroux - François Mauriac

Thérèse Desqueyroux - Mauriac

Voila l’exemple typique du livre qu’on m’a obligée à lire quand j’étais en 3ème (ou seconde ?), qui m’a fxix cxixr xu xexà xex mxtx gravement barbée et dont je n’avais gardé aucun autre souvenir que cet ennui. Comme tout le monde en dit le plus grand bien, je ne pouvais rester sur cet échec. J’ai donc racheté un exemplaire de Thérèse Desqueyroux et je m’y suis plongée avec un enthousiasme extrêmement modéré…

Je vous ai fait le coup de l’ouvreuse en vous disant que j’étais très bien tombée pour mes choix de livres, je ne jouerais donc pas avec le suspense. J’ai dévoré ce livre en un rien de temps et avec un délice infini. Et quand je l’ai eu fini, je suis restée songeuse assez longtemps. Ce livre m’a parlé très intensément, il faisait écho avec ce que j’ai vécu. Bref, je me demande bien pourquoi on le faisait lire à des ados qui ne pouvaient rien y comprendre. J’espère qu’aujourd’hui, on n’oblige plus les élèves à le lire et que, lorsqu’ils auront grandi, ils auront la chance de le découvrir.

J’en garde désormais le même souvenir que d’une bourrasque en bord de mer, c’est aussi violent que vivifiant. Je suis addict !

Un couple ordinaire - Isabelle Minière

Un couple ordinaire - Isabelle Minière

Celui-là, je l’ai acheté à Carrouf. Je n’avais plus rien à lire, je suis passée par le rayon librairie et j’ai pris 2 livres de poche en vitesse après avoir survolé la 4ème de couverture. Un choix façon roulette russe, en quelque sorte… :)

Ce n’est pas très bien écrit, l’histoire n’est pas passionnante, les personnages n’ont guère d’intérêt et pourtant, je conseille vivement la lecture de ce livre. Il décrit à merveille comme une personne peut être hautement toxique sans user de violence physique. En l’occurrence, il s’agit d’une jeune femme qui asphyxie son mari, ou plutôt d’un mari qui réalise que sa femme l’a vampirisé. Le livre raconte sa renaissance. Evidemment, ça me rappelle ma propre histoire, donc ça me parle particulièrement.

C’est un petit bouquin de poche, (probablement) vite écrit, vite acheté, vite lu. J’aimerais croire qu’il pourrait servir d’avertissement à tous ceux et celles qui pensent que seule la violence physique est à redouter dans un couple. Comme pour les accidents, ça n’arrive pas qu’aux autres. (l’acheter sur Amazon)
Voir aussi le livre d’Alexandra Dirand : En finir avec les boulets et les empoisonneurs.

Ceci n’est pas un roman - Jennifer Johnston

Ceci n'est pas un roman - Jennifer Johnston

Ce livre-là, c’est son titre à la Magritte qui m’a attirée. J’ai cru que ça allait être drôle. En fait, ça n’a rien de drôle. Mais j’ai vraiment adoré ! C’est une jeune femme qui a perdu son frère, elle le croit disparu, tous les autres le croient mort. Ce drâme a marqué sa vie. Une vie qui a démarré dans une famille déjà lourdement névrosée…

Je ne peux pas vous en dire plus, c’est indicible. Ce livre ressemble à une après-midi passée avec une amie qui vous ouvrirait un carton plein de photos. Chaque cliché lui rappelle un souvenir, elle veut l’illustrer avec d’autres photos prises au même instant. Elle fouille dans le carton, son souvenir se précise, elle raconte, raconte… Quand soudain, au milieu des autres, elle aperçoit une photo qui lui rappelle un autre instant particulier, une autre journée qui a beaucoup compté pour elle et on embarque brusquement pour un autre morceau de vie.

On voyage ainsi sur trois générations, de ses grands-parents à son frère et elle. Grâce aux lettres des uns, aux petites traces gardées (une plume, un caillou, un ticket de bus…), à ses souvenirs, Imogen raconte la vie de sa famille, une famille comme il en existe des milliers d’autres probablement, malheureusement. Une famille éprouvée par la guerre, par le respect des convenances, par la folie et la peur de la folie. Tout est si parfaitement décrit que j’ai vraiment l’impression d’avoir vu ces photos, voire un film en super-8. D’ailleurs, j’entends encore le cliquetis du projecteur…
(l’acheter sur Amazon)

Delphine Dumont
www.RedacBox.fr, mon site professionnel

Les liens Amazon ne sont pas des liens commerciaux. Je n’ai pas de partenariat avec eux. Vous pouvez aussi les acheter à la Fnac ou chez votre libraire préféré, ça ne me lèse pas. ;)

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