Quoi, la vocation ?

Par Delphine Dumont, le 12 octobre 2007 | Boulot

Il y a peu, j’évoquais, avec Antoine, les médecins de campagne qui parcouraient des kilomètres par tous les temps, ne comptaient pas leurs heures et ont souvent été des personnalités admirables. Les littératures françaises et anglaises en sont riches en exemples. Autres temps, autres mœurs, ces bons samaritains tendent à disparaître au profit d’une nouvelle génération de médecins qui ont des business plans tirés au cordeau.

J’ai déjà tapé sur les profs, les fonctionnaires, les syndicats, les médias, etc… Il était temps que je me fasse de nouveaux ennemis, je vais donc attaquer les futurs médecins. :)

La vocation

Avant tout, je reconnais les mérites des médecins. Les études sont longues et difficiles, parfois c’est aussi marrant qu’un week-end avec Abdallah. La difficulté de ce parcours est une bonne chose car, dans sa vie, un médecin sera confronté à des situations plus que pénibles. Il ne peut pas être juste un “technicien” (même si certains s’acharnent à en donner l’impression).

Une fois le diplôme en poche, rien n’est gagné. Il faut s’installer, gérer une micro-entreprise (un cabinet médical), affronter 400 milliards de visiteurs médicaux (par semaine, pas par jour, n’exagérons rien), s’informer et se former en permanence et, c’était le but à la base, soigner des gens. Bref, on rigole, on rigole, mais le stéthoscope, c’est plus lourd que le Pariscope.

Il me semblait donc que pour endurer les études et la vie de médecin, il fallait avoir une vocation chevillée au corps, un vrai désir de soigner le corps humain, de soulager des détresses. Je vois mal comment on peut tenir le coup sans cette force intérieure.

A pu la vocation ?

À l’occasion des mouvements de grogne des jeunes internes, cela fait plusieurs fois que je lis des articles du type de celui du Monde : “Le parcours-”galère” d’une interne en médecine“. Je suis prête à mettre toutes les distances nécessaires pour lire cet article : ce n’est pas un témoignage direct, mais des propos recueillis et échantillonnés par le journal. La jeune interne est probablement épuisée entre sa vie de famille et sa vie d’étudiante. Mettons des bémols tant qu’il vous plaira. Il y a un sac plein, là, servez-vous.

Il n’empêche que je ne vois guère de trace de vocation. Pas de “nous irons où les gens auront besoin de nous” façon humanitaire sans frontières, mais des “on y a droit” assez secs. Cette jeune interne ne trouve pas normal de ne pas pouvoir s’installer dans une ville où il y a déjà plusieurs endocrinologues (apparemment, la spécialité qu’elle a choisi). Je me demande si elle trouve normal que des régions en soient grandement dépourvues ?

Je ne veux pas m’acharner sur elle, d’autres témoignages sur des blogs ou à la radio disent la même chose. Je comprends l’amertume de ne pas pouvoir s’installer près de sa famille, je comprends leur rancœur. Payer pour des fautes qu’on n’a pas commises, c’est odieux. Mais… et la vocation ? Et l’altruisme ? Il n’y en avait plus à Carrouf ?

Un peu sinistres, ces futurs médecins…

Delphine Dumont
www.RedacBox.fr, mon site professionnel

Pour commenter ce billet, merci de venir sur mon blog.
Sauf indication contraire, tous les droits sur ce contenu sont réservés.

Technorati Tags : médecine, internes, numerus clausus

Lire aussi :

37 commentaires pour “Quoi, la vocation ?”

  1. -|- rikko dit :

    Je ne suis absolument pas d’accord , avec toi….

    Je suis toujours contre la privation des libertés par le législateur…

    Rappelons que la médecine est une profession libérale qui à ce titre suppose une certaine liberté d’entreprendre…

    Il ne faut pas confondre entreprenariat et fonctionnariat !

    Je m’explique :
    on peut envoyer une institutrice (pardon un professeur des écoles de sexe féminin) dans la Creuse pour des raisons géopolitiques qui m’échappent. Elle aura la garantie d’un emploi, une clientèle assurée et "captive" un lieu de travail fourni, peut être même un logement de fonction et toujours la possibilité de demander une mutation … En un mot comme en 12 IL Y A CONTREPARTIE et garantie….

    Demander la même chose à un médecin est UBUESQUE !!!!

    C’est lui qui va supporter les risques financiers, c’est lui qui entreprend, c’est lui qui va ramer pour se faire une clientèle. De quel droit va-t-on lui imposer son lieu de résidence (comme dans une assignation à résidence économique !!!)

    Cela n’a aucun sens…

    Si ton "échantillon test" veut ouvrir un énième cabinet d’endocrinologie dans une ville, c’est son problème, cela sera de toute façon bon pour la concurrence, pour l’entreprenariat, et n’oublions pas pour la notion très chère aux médecins de Docteur House, Urgences, la petite clinique de la Forêt Noire, et autre TV réalités à base d’hémoglobine et de "on lui fait chimie, iono, NFS", je veux bien entendu parler du diagnostique contradictoire!!!

    Quand la désertification des campagnes et la disparition des petits commerces ont laissé nos petits vieux crever de faim dans les campagnes, on a pas prévu de cartographie nationale de l’implantation des épiciers marocains !!! (je dis marocains, parce que le mien est marocain et très sympa, n’y voyez ni racisme ni moquerie ministérielle)

    Foutez la paix aux toubib, quand à ta remarque un peu facile sur Stétopariscope (Houuuuuuuuuu !!!! le jaloux !!!!!!!!!!!!, il aurait bien aimé la faire celle là),je me permet de te faire remarquer que ce n’est pas le même usage, indépendamment du poids… et en plus, Pariscope c’est pour l’IDF, et que justement le problème est d’exporter nos toubib hors des frontières des grandes villes pour aller soigner les mémés qui piquent et les éleveurs de ragondin du Poitou (et éventuellement les ragondins, au cas ou le vétérinaire serait en congé)…

    Par ailleurs, si on admet qu’au nom d’une peu vraisemblable cause nationale on assigne la résidence des toubibs et de leur cabinet, comment vas-tu réagir quand demain on viendra te dire de prendre tes affaires et d’aller continuer ton activité dans le Sahara avec famille armes et bagage au nom d’une cause supérieure qui t’échappe ???

    Rappelons par ailleurs, que c’est ce même Etat Français qui ferme les cliniques et les services spécialisés ouvert au public dans nos campagnes et sous préfecture, qui menace les toubibs du bâton parce qu’ils ne veulent pas, à leur frais, remplacer ce que eux même ont supprimé pour cause de rentabilité !!!!

    Encore une fois, la mécanique prête à rire !!!

    ET PI EN + :
    Quand je réfute les stigmatisations de populations, je ne fais pas à l’aune de leurs moyens financier tel un Che Guevara des bacs à sable, je refuse la stigmatisation des pauvres étrangers (qui sentent mauvais) comme je réfute la stigmatisation des nantis (et même celle des nantais)…

    Laissez les toubibs faire mal leur boulot

    Donc : RIKKOPADAC non mé !!!

    Ps : notre cher Président n’avait il pas juré sur le saint code du travail de simplifier l’entreprenariat pour donner leur chance à ceux qui voulaient travailler ??? Il aime pas les toubibs ? Il a été maltraité par le médecin scolaire quand il était petit… Pardon, il est toujours petit !



  2. -|- Rikko dit :

    (bruits sourds venant de la trapaspam)

    sortez moidla !!!



  3. -|- Delphine Dumont dit :

    Houla ! Le Rikko s’enflamme ! Vais-je devoir appeler mes amis les pompiers ? :)
    Je serais curieuse que tu me dises où j’ai l’air d’approuver cette interdiction de s’installer où l’on veut ? Je déplore le manque d’altruisme et de vocation (apparente) chez les internes qui témoignent (ce qui fait que je ne sais rien de ceux qu’on n’entend pas), je ne me réjouis pas de ce soviétisme. Tu devrais assez me connaître pour ne pas me prêter de telles intentions. ;)



  4. -|- rikko dit :

    Et ma mauvaise foi légendaire ???

    J’aurai pu avec un aplomb terrible dire exactement la même chose si ton billet portais sur l’élevage des faisant en Beauce du Nord…

    Quand au principe de vocations…

    Relis Molière… rien n’a changé !



  5. -|- campagnard dit :

    jJe me demande si tu habite la campagne justement car sans être pour le soviétisme, quand tu vas en rdv chez un des 4 médecins pour 6.000 habitants du canton que ton rendez vous est a 19 heures et que tu passe à 23h, tu aimerait bien que les toubibs soient incités a rejoindre ta région.

    Tu vas me dire (peut être) que pour les inciter a y venir on pourrait déconventionner et du coup rendre les honoraires libres (et à nouveau encore plus cher) Ce qui rendrait plus attrayants ces régions pour ces médecins. Mais pourquoi les personnes habitants ces régions réputées moins attrayantes, souvent poins peuplés très souvent moins riches devrait aussi "bénéficier" de déremboursement supplémentaire?

    Parce que la vie est injuste oui c’est vrai, et les médecins d’ailleurs ont une vie injuste, un m’a même dit une fois vous ne rendez pas compte tant d’étude pour 17€ (à l’époque) alors que la coiffeuse la bas elle demande plus…

    Sinon c’est effectivement une profession libérale mais cela n’empêche pas que celle-ci soit encadrée. Que l’encadrement soit bon ou pas, ça c’est une question de point de vue, par contre à mon avis il est nécessaire que, toujours sans soviétisme, même les professions libérales puissent trouver un encadrement.

    Celui-ci garanti grosso modo une égalité de traitement sur le territoire, en ce qui concerne les médecins il est nécessaire aussi puisque des crédits publics sont engagés, formation du médecin qui je rappelle est au budget de l’État, remboursement des actes et un certain nombres d’autres éléments.



  6. -|- François Granger dit :

    Ben moi , les médecins et leur liberté, je m’en contrefout. Par contre, le fait qu’à Nice (au hazard, hein !) il y ai 1 médecin généraliste pour 100 habitants et que dans la creuse ce soit 1 pour 100 000 habitants (il n’y a pas 100k habitants dans la creuse, j’ai vérifié !) ça me pose problème.

    Ca n’a pas beaucoup de lien avec les fermetures d’établissements hospitaliers. D’ailleurs notre urgentiste préféré (j’ai oublié son nom) faisait remarquer que comme les médecins libéraux étaient tous des feignants et ne voulaient plus assurer leur gardes, les urgences (quand il en reste) sont débordées.

    Ce qui nous amène à la vocation. Il faudrait plutôt aller la chercher chez les médecins hospitaliers (sous payés pour des horaires de dingue) ou à MDM/MSF que chez les libéraux qui semblent plutôt intéressés dans leur grande majorité par leur revenu….

    Ceci dit, mon fils commence sa première année de médecine. Ne le découragez pas ;-)



  7. -|- Rikko dit :

    Cher campagnard,

    Oui j’avoue et sans torture aucune que je vis en ville, une très grosse, une très très grosse, et je ne me réjouis pas du tout des décalages de rendez-vous liés à ala surpopulation des cabinets (par ailleurs, en ville le syndrome du 19/23 est tout aussi présent, mais bon, à la campagne vous avez des soucis qu’on a pas à la ville, le refrain est bien connu, salopards de villiens!!!). Par contre je me demande comment on peut d’un côté parler de profession libérale et par ailleurs d’encadrement…..
    attention !! Grand écart !!!
    ça n’a aucun sens….

    Quand à l’intervention des deniers de l’état c’est à dire notre argent (le tien, le mien, celui qu’on veut noootre !!), cela ne justifie pas l’ingérence dans les affaires privées… On ne peux pas proposer un statut puis changer en cours de route par caprice ou parce que c’est pratique ! Et cela, je le répète quand il s’agît d’un statut privé!

    Je ne me place pas sur le terrain de "ce qu’il faudrait faire", je ne regarde que la notion légale, comment règlementer un statut dont le principe est la liberté d’action… encore une fois, ça n’a pas de sens…

    Cher François G,
    Tu dis dans la même phrase que ça n’a rien a voir mais que les urgences sont débordées… Relis toi, si les urgences sont débordées c’est bien qu’il y a moins de personnel… il est où ce personnel ??? Il est dans les villes où à l’étranger… Parce c’est là que l’on va gagner de l’argent…

    Pour la vocation, j’en ai déjà parlé plus haut : le médecin est un homme (ou une femme, ou un Labrador, mais quand même moins souvent) comme les autres, il aspire à gagner plus d’argent, plus de confort, a avoir plus de temps libre etc…

    L’Etat français lui donne un statut où il assume des responsabilités, on ne va pas en plus charger la mule et lui demander de jouer les petites soeurs des pauvres et aller soigner les lépreux en Corrèze (encore qu’il y ait peu à mon avis)…

    La vocation des médecins, le serment d’Hypocrate, le devoir d’assistance…….. Réveillez vous, c’est comme les slogans "France Terre d’Asile"; on nous les a proposé, on en a rien fait, on a juste dit gnagnagna c’est trop cher….on nous les a repris gentiement, sans faire de vagues pour ne pas nous réveiller…

    Il est bien temps de se plaindre….



  8. -|- Delphine Dumont dit :

    Campagnard > Désolée pour ton séjour dans la trappaspam, j’espère que tu as au moins apprécié les muffins tout chaud. :)
    J’habite à la campagne, à 20km de ma généraliste et cette distance ne me plait pas. Cela ne m’empêche pas d’être consciente des charges qu’elle doit assumer et des horaires de fou qu’elle subit. S’il y a bien quelqu’un qui ne voit pas d’abord son intérêt, c’est bien elle. Elle gagne très bien sa vie et n’assure pas de garde, certes, mais je l’ai déjà vue utiliser sa pause déjeuner pour aller ravitailler le cabinet en fournitures diverses. Bref, je ne l’accuserais certainement pas de vénalité et je n’ai aucun doute quant à sa vocation.

    Pour inciter les jeunes médecins à venir en campagne, je ne crois pas qu’il faudrait passer par des déconventionnements ou ce type de choses. Plutôt par la garantie qu’ils trouveront un remplaçant pour pouvoir partir en vacances et par l’arrêt des fermetures des petites gares, petites postes, petites écoles, etc… Tout cela provoque à court terme la mort des villages et donc la ruine du cabinet.

    Le télétravail permet la relance de plans d’équipement de groupements de communes, encore faut-il une vraie volontée globale et non une dispersion de projets entravés par des jalousies et des conflits politiques.

    François > Le refus de gardes de la part des généralistes n’a pas grand chose à voir avec la flemme, plutôt avec un ras-le-bol des généralistes à qui on en demande toujours plus en en donnant toujours moins. Les urgentistes aiment se voir en super-héros, ce qui, quelques soient leurs mérites bien réels, n’a rien de vrai. Un médecin de l’hôpital de Dijon aime à répéter : “Les urgentistes, on se demande ce qu’ils fument, ça a l’air space…”. Comme dans tous les domaines, c’est toujours la guéguerre d’une spécialité à l’autre ! ;D
    Sinon, il a la vocation, ton fils ? ;)

    Rikko > T’es sûr pour les labradors ?



  9. -|- Rikko dit :

    Bon d’accord, peut être pas les Labradors… mais j’ai vu une fois un bulot avec un stétoscope !!! …



  10. -|- Delphine Dumont dit :

    Aaaaaaah oui ! Dr Bulot ! Une excellente série allemande en 42 épisodes ! :’D



  11. -|- Campagnard dit :

    les muffins était bon mais ils refroidissaient qui te livre?
    Rikko, je suis désolé que tu ai des souci en ville, je t’invite donc maintenant à habiter la campagne car les villes à la campagne y a rien de tel.
    Sinon je suis désole de ne pas avoir été compris. Les médecins de ville (c’est comme ça que l’on dit même à la campagne) sont effectivement des profession libérales. Mais contrairement à ce que tu disait tout à l’heure le risque est moins grand qu’un antiquaire par exemple. Quand tu rachète une clientèle les gens reste un certains a continuer avenir même si tu es un gros deg… pas propre sur toi (j’en ai discuter tt à l’heure au boulot - pas bulot ok)
    De plus contrairement a notre antiquaire le médecin qui a effectivement fait de dures études les a fait avec nos sus comme tu le faisait remarquer. Alors je ne sait pas si c’est la bonne solution mais je pense qu’il faut arrêter de pousser des cri d’éffrai alors qu’en moins de 10 ans la consultation est passée de 17€ a 21€ je ne sais même plus, et pendant le même temps on dit au malade qu’il doit être responsable mais bon je m’égare.
    je vais oublié plein de truc mais par exemple un médecin qui travaille en secteur hospitalier gagne malheureusement moins qu’un médecin de ville qui fait de l’abatage.
    Delphine suis d’accord avec toi sur les remplaçant les écoles, mais je craint que cela ne contredise le camarade rikko qui ne comprend pas ce que je veux dire avec encadrement c’est a dire une garantie de relative égalité entre Nice et la Creuse. mais bon je suis un utopiste tu le sait.



  12. -|- Rikko dit :

    J’ignorais !



  13. -|- Delphine Dumont dit :

    Tiens, je t’ai retrouvé un fan-art :
    Doc Bulot, la série allemande à succès



  14. -|- Campagnard dit :

    ignare va ;)



  15. -|- Campagnard dit :

    au fait c’est plus du pop art que du fan art ou bien les 2. t’en as de la chance rikko



  16. -|- Rikko dit :

    Et oui, je suis pourri gâté… voilà nun animal de compagnie très classe !!! Je m’en vêt… non, je m’envais de ce gasteropas le mettre sur mon MBAM (Mon Blog A Moi).
    Cher Campagnard,

    Tu es un utopiste, tu parles d’égalité des chances, tu sais comme moi (et comme queklques autres nous le déplorons) que c’est effectivemnt utopique…

    J’ai bien compris ce que tu disais, comme je l’ai déjà dis (je vieillis moi… je radote) c’est pour moi une problématique légale, si c’est libre: c’est libre, sinon, on décide de changer la règle, mais pas arbitrairement… et de manière rétroactive…

    Pour les muffins qui refroidissent… c’est bon froid aussi et pour les livraisons, tu pourra bientôt accéder à un bon de commande en ligne avec quelques conseils sur l’aménagement des trapaspam…



  17. -|- Rikko dit :

    A Delphes : merci pour le bulot Croix Rouge, je ne l’avais pas vu celui là… et pourtant j’étais saoul !



  18. -|- Rikko dit :

    @ campignard

    Ignard prend un dé, comme le joeur de craps



  19. -|- Campagnard dit :

    @rikko sur le dé
    puisqu’on néologe, je m’inscrit en faux (en fac c’est trop tard), j’ai trouvé sur le Figaro quelqu’un qui appelle à la rescousse Ferdinand de Saussure forums.lefigaro.fr/user/n…

    à noter pour rester dans le sujet que Saussure a eu un fils médecin…

    A quelle heure la partie de 421?



  20. -|- Rikko dit :

    pour le 421 c’est quand tu veux, et nenette passe au bar…

    Et comme les intervention de Saussure vont par paires, c’est le pied !



  21. -|- Campagnard dit :

    ben plus ça tombe bien
    c’est l’heure pour le bar,
    je prend ma deux cheval
    et je me dirige vers la capitale
    le temps de faire le plein de Carambar
    dis moi ton lieu ça sera le mien



  22. -|- Rikko dit :

    Sorry mon amis de la campagne que j’ai …
    Mais je suis tellement nul au 421 que je préfère te donner le match par forfait !!!



  23. -|- Antoine dit :

    Je suis entièrement d’accord avec Rikko sur la liberté d’installation. Quand tu en prends pour 10 ans minimum, tu as le droit de te faire un plan de carrière en fonction du contrat de départ.
    Je suis pour les mesures incitatives à l’installation dans les régions moins cotées, pas pour les mesures répressives. Et il y en a qui réussissent mais il faut être un peu malin.
    Et puis sur le fond, on ne règle rien : on va larguer en cambrousse un jeunôt qui a appris la médecine dans un CHU avec des profs qui ne l’ont exercées que là et qui seraient bien infoutus de prendre en charge un patient à 2 heures d’un établissement hospitalier.
    Il faut ouvrir l’enseignement dans les facs de médecine aux gens de terrain; on en parle toujours, on le fait à peine.

    Pour les urgentistes, il ne faut pas confondre Patrick PELLOUX (qui ne défend pas si mal la médecine d’urgence) avec tous les laborieux qui après un DU de 2 ans font des gardes une à deux fois par semaine à l’hopital.

    Non, il n’y a pas que des Zorros, ceux-là on les voit partout; dans une société hypermédiatisée par l’image, ce n’est pas étonnant.

    Et la vocation dans tout çà ?
    Chancellante (je sais, facile) mais à mon avis toujours présente et aussi rare.



  24. -|- Rikko dit :

    Quelqu’un de d’accord avec moi ….

    Les bras m’en tombe… je vais devoir porter des crochets !!!

    Merci de ton soutien Antoine !!!



  25. -|- djails dit :

    je vais encore faire mon méchant tu vas dire, mais si tu veux la liberté totale tu paye totalement tes études de médecine et la ce sera du libéralisme pur et dur mais je ne suis pas sur que la société (au sens large) si retrouve ni les carabins non plus.

    Alors je ne sait pas si c’est une bonne ou mauvaise solution mais je pense qu’il y faut réfléchir comme une des possibilités



  26. -|- Delphine Dumont dit :

    Antoine > Merci pour ton point de vue que je partage tout à fait. :)
    Djails > J’allais t’écrire une belle réponse mais en fait, elle est déjà écrite par un autre :
    “Les études de médecine ne sont pas gratuites !!!!” par Théo Combes sur le site de Martin Winckler.
    :)



  27. -|- Antoine dit :

    Merci pour ce lien Delphine.
    Il y a une semaine, Martin Winckler était invité sur la 3 a une intéressante émission devant laquelle je me suis hélas endormi.
    Il a tenu exactement le même discours.
    C’est vrai que je ne vais pas assez souvent sur son site : j’aime le médecin, sa vision de la médecine, son sens du partage du savoir mais l’écrivain m’ennuie et l’on m’a déjà offert 2 de ces bouquins.



  28. -|- Antoine dit :

    A propos, la grêve des internes est terminée. Les patrons sont fatigués de prendre les gardes et puis avec 31 médecins députés http://www.assembleenationale.fr... il y a de quoi se faire entendre non ?



  29. -|- Antoine dit :

    Comme je fais 2 choses à la fois, je suis retourné sur le site de MW (encore merci Delphine) et voici son avis sur la formation des médecins généralistes. Tout y est dit et beaucoup mieux que moi et par quelqu’un qui sait de quoi il parle :martinwinckler.com/articl…



  30. -|- djails dit :

    je n’ai pas dit que cela ne coûtais rien mais les 300 € certes lourd a supporter avant d’arriver à la 5eme année je crois avant de commencer a être payer j’ai pas le temps de chercher tout de suite.
    Mais l’investissement de l’Etat est également la est doit être largement supérieur à 300€ par an.
    Toutefois si cela convient a tout le monde que des gens n’ayant pas de métro très peu de moyen de locomotion pas de "liane" de bus ou autres pour voir un médecin qui veux pas venir à la campagne, eh bien je suis désolé de cette société qui se prépare ou plutôt qui se continue ou la notion d’individualité l’emporte sur .. cétait quoi le nom du post déjà?

    quelle misère



  31. -|- Delphine Dumont dit :

    Antoine > Merci à toi aussi pour le lien sur la méthode de formation des médecins. Winckler ne l’envoie pas dire tout en restant très mesuré dans ses termes.

    Djails > Tu n’as pas dû tout lire sur le coût des études de médecine. C’est loin d’être limité aux 300 euros d’inscription. Ces 300 euros sont probablement la partie la plus simple à financer, il faut ensuite vivre pendant 8 ans en étudiant comme un fou (donc en achetant aussi les livres nécessaires). Si les études de médecine ne coûtaient que 300 euros, c’est 10 000 fois plus de candidats qui se présenteraient aux portes de l’université !…



  32. -|- djails dit :

    oui ma petite delphine, mais il n’y a pas que les médecins qui étudient comme des fous et qui doivent trouver des sous pour vivre (d’ailleurs puisque tu parle de lire tu n’a pas du tout lire de ce que j’ai marqué sur l’intervention de fonds publics sans commune mesure avec les 300€ ;) )

    cela dit puisqu’on est dans les liens j’ai retrouve celui que j’avais vu l’autre jour http://www.remede.org/spip/artic... certes 100€ en 2002 ou 2004 ce n’est pas beaucoup, mais tout les étudiants n’ont pas cette garantie. de plus tout en 6eme année pour s’acheter les livres c’est un peu mieux non?
    c’est sur que faut pouvoir aller jusque la mais c’est comme tout les étudiants non?
    et ensuite le retour sur investissement n’est pas négligeable http://www.remede.org/spip/artic...
    je ne remet pas en cause le retour car la plus value que nous apporte les médecin est incalculable et n’a pas de prix. D’où l’absolu nécessité que le territoire soit couvert dans son intégralité.



  33. -|- Delphine Dumont dit :

    Pas d’accord du tout. C’est le principe de la solidarité auquel tu devrais pourtant être attaché. Si on ne paye pas la facture réelle de l’hôpital après 3 jours d’hospitalisation, c’est grâce à la sécu. Si on ne paye pas le coût réel d’un trajet dans son billet de bus, c’est grâce aux impôts locaux. Cela ne nous contraint pas en échange à ne venir nous soigner que dans cet hôpital, ni à renoncer à la voiture à tout jamais.

    Si le médecin fait faillite faute d’avoir pu faire tourner son cabinet, ce n’est pas la solidarité qui viendra à son secours, c’est lui tout seul qui devra assumer ses dettes. On n’a pas à lui imposer un lieu d’installation. Si on souhaite que les médecins s’installent dans les coins paumés, il faut leur donner un coup de main. Ce dont parle Winckler, par exemple, le temps salarié partiel, ça pourrait être une bonne idée.

    Et pourquoi ne pas ouvrir des pôles médicaux (cabinet + pharmacie). Le coût de la construction du bâtiment serait assuré par la commune (ou le département ou la région), le médecin et le pharmacien ne seraient que locataires, à prix très avantageux. Des communes l’ont fait pour faire venir des épiciers ou des boulangers, pourquoi ne pas le faire pour les médecins ?



  34. -|- djails dit :

    je ne vois pas ou j’ai dit que je n’étais pas attaché au principe de solidarité, je suis même désolé que tu n’ai pas compris que c’était le sens de mes interventions sur ce fil



  35. -|- Delphine Dumont dit :

    Pas si attaché que ça puisque tu déformes ce principe de solidarité pour obliger le bénéficiaire comme s’il avait une dette. Notre système de solidarité n’implique pas d’endettement.



  36. -|- djails dit :

    je craint que tu ne méconnaisse ce que tu appelle le principe de solidarité.
    D’un point de vue moral tout d’abord il semblerait dans cette démonstration que l’on puisse bénéficier de la solidarité nationale quand on ai besoin, ce qui est une bonne chose.
    Par contre on nous divergeons c’est nous n’avons pas de besoin, nous avons les moyens de répondre et/ou de contribuer en utilisant nos moyens (impôts, compétences..) à aider celui qui nous a aider, donc il y a une dette qui est à minima une dette morale, sauf à considérer que l’on veux uniquement profiter et je ne pense pas que cela soit ton point de vue.
    D’un point de vue réglementaire ensuite, il y a effectivement une dette à la collectivité qui fait que par exemple un certain nombre d’aide sociale sont potentiellement "récupérable sur les succession" (pas toute et avec des montant planchers d’héritages)

    pour terminer le code civil dans son article 1202
    " La solidarité ne se présume point ; il faut qu’elle soit expressément stipulée.
    Cette règle ne cesse que dans les cas où la solidarité a lieu de plein droit, en vertu d’une disposition de la loi." pour plus de détail il aller dans la loi et les décrets



  37. -|- Delphine Dumont dit :

    Il existe bien une dette morale mais dont personne ne se soucie. Nous avons la chance de bénéficier du remboursement de soins, cela devrait, à tout le moins, nous inciter à prendre le plus grand soin de notre corps et d’éviter les conduites à risques afin de contenir les dépenses de la sécu. Vu le nombre de gens qui boivent, fument, conduisent alcoolisés, expérimentent ou pratiquent assidument les paradis artificiels, allument leur barbecue avec de l’alcool à brûler, etc…, sans se soucier de ce que cela coûtera à la sécu, on ne peut reprocher pas aux jeunes médecins de ne pas se sentir obligés par ce qu’ils ont reçu. D’autant plus que ce sont eux qui, par la suite, veilleront à nous remettre sur pied dans la mesure du possible.



Écrire un commentaire

Propulsé par WordPress | Blue Weed par Blog Oh! Blog | modifié par Delphine Dumont
Billets (RSS) et Commentaires (RSS). | Fil Twitter de ce blog