Un accident, c’est toujours très con

Par Delphine Dumont, le 10 novembre 2007 | Tous concernés

Je sais de quoi je parle : pour avoir glissé dans mon jardin, j’ai eu droit à trois opérations et huit mois de rééducation. Et ce n’était pas la première fois que je réalisais un exploit. Quand j’étais ado, j’ai glissé sur une plaque de verglas à Marcq-en-Baroeul (Nord) et je me suis fait la fracture classique du skieur. Dans le plat pays, ç’a bien fait rigoler l’interne des urgences… :)

Vous avez certainement tous, vous aussi, une histoire d’accident totalement stupide et dont les conséquences ont été lourdes, voire dramatiques. Que vous ayez été fautifs ou non, vous avez tous vécu ce décalage entre l’avant et l’après. Entre le “tout va encore bien mais je l’ignore” et le trou noir, que celui-ci soit fait de culpabilité, de douleur, de regret, de terreur éventuellement rétrospective. Ce moment où l’on a brutalement conscience de sa faillibilité et/ou de sa vulnérabilité.

Maître Eolas est hanté par le petit fantôme de l’un de ces accidents stupides. Le ton impeccablement juste nous place dans la position du spectateur impuissant de la mort de ce tout petit bébé. Nous voici ensuite au procès et nous entendons le cri de cette mère, une boule nous serre la gorge mais elle se change en écœurement avec l’intervention des maquignons assureurs. Et on voit aussi ce gamin, 20 ans, abasourdi d’être un criminel pour avoir voulu se montrer malin dans un embouteillage. Il sait bien qu’il a tué, il le sait mais il ne peut pas l’admettre, ça n’a pas de sens pour lui.

C’est juste un drâme du quotidien comme il en existe bien trop. Un drâme qui hante des parents, qui hante sûrement aussi le coupable et qui hantent tous ceux qui ont assisté à ce procès.

Un drâme qui a une cause parfaitement stupide, la faute du jeune homme pourrait avoir été commise par un grand nombre de personnes. Elle peut être commise à nouveau maintenant même ou demain. Ça n’a rien à voir avec un psychopathe, espèce extrêmement rare, Dieu merci ! C’est du quotidien, notre quotidien. Nous devons tous à A. d’être courtois et disciplinés sur la route.

Delphine Dumont
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3 commentaires pour “Un accident, c’est toujours très con”

  1. -|- xavierP dit :

    ben moi c’était en primaire en jouant au foot dans la cour de récré, un mec a confondu mon pouce et le ballon…

    J’ai rien dis de la fin de la matiné et quand ma moman est venue me chercher pour midi, je lui est dis que les urgences seraint pas mal.

    Bilan fracture déplacée du pouce! (j’ai quand même écris avec pendant 2h sans rien dire…. (oui c’était la mauvaise main, comme toujours).



  2. -|- Delphine Dumont dit :

    Merci pour le témoignage. Quel stoïcisme ! :)



  3. -|- Rikko dit :

    Ben, ptête que je suis moins branque, ou plus solide… désolé, j’ai rein de tel à raconter….

    Quand à la dangerosité des automobiles… vaste sujet….
    Rapelons que le permis de conduire n’est pas un permis de tuer (même si c’est un slogan de l’équipe du Maire de Paris qui n’est pas en odeur de sainteté dans ce blog…)

    Je roule moins vite depuis que je suis papa….



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