Blogs de buzz et vol de contenu

Par Delphine Dumont, le 22 janvier 2008 | Internet

Sur Internet, il y a deux phénomènes qui me hérissent le poil en ce moment. D’une part, les blogs de buzz, ils sont d’une pauvreté à pleurer. D’autre part, les voleurs de contenus, ils exploitent sans vergogne la propriété d’autrui et s’indignent qu’on le leur reproche.

Les blogs de buzz

Leurs auteurs ne publient pas, ils floodent. Ils ont en commun de tous parler de la même chose en même temps, de ne pas écrire un français correct et de connaître parfaitement les techniques de référencement, les agences de publicité en ligne et les sources d’infos sensationnelles.

Grâce à eux, les photos très privées d’une célèbre nageuse française ont été vues par un nombre hallucinant d’internautes. Je n’ai pas eu l’impression que l’exploitation d’un acte aussi immonde ait causé le moindre scrupule à un seul de ces buzzeurs. Une raison de plus de me les rendre antipathiques. Sans un profond respect pour la gente animale, je les traiterais volontiers de “charognards”.

La seule chose qui me fasse plaisir dans l’histoire, c’est que la plupart d’entre eux sont de gros guignols et ne gagneront jamais assez pour compenser le temps qu’ils y passent. Ils disparaîtront donc d’eux-même. De profundis…

Vol - Photo : Woodsy - Stock Xchng

Le vol de contenu

Le vol d’images pour illustrer son site ou son blog n’est pas nouveau. Les illustrateurs sont particulièrement menacés par ce phénomène, ils cherchent sans cesse l’équilibre entre montrer leurs œuvres et les protéger des pillards. Rien n’a été fait officiellement.

Certains poussent le culot jusqu’à afficher l’image sans l’héberger. C’est ce qu’on appelle un hotlink et le grand expert Grégoire Pouget vous explique tout et surtout comment s’en protéger : “Les hotlinks, ça énerve“.

À ma grande satisfaction, il est enfin devenu évident que le contenu était une vraie valeur pour un site. Il doit être de bonne qualité et fréquemment actualisé pour tout site qui se prétend sérieux. J’en suis ravie puisque mon métier consiste précisément à créer du bon contenu. :)

Les portails font donc appel à des rédacteurs de contenu afin d’avoir de bons textes, bien écrits, attrayants, intéressants et bien illustrés.

Ce travail est volé sans la moindre vergogne par des petits escrocs pour qui “Si c’est en ligne, c’est cadeau”. Des billets de mon blog ont ainsi été intégralement reproduits sans qu’on m’en ait demandé la permission, ni même informée. Cela a pris une telle ampleur que j’ai été obligée de modifier les droits sur mes billets, autrefois en Creative Commons (licence by-nc-nd). Je les rappelle d’ailleurs à la fin de chaque billet afin qu’on ne puisse plaider l’ignorance.

Quand je retrouve le contenu que j’ai écrit pour un client, sur un site qui n’a rien à voir, je le signale à mon client et j’envoie un mail à l’auteur du site. Quelques uns me prennent pour une abrutie en essayant de me faire croire que oui, ça a été publié sur un autre site, mais ils ont le droit de reprendre le texte puisqu’ils en sont les auteurs. Énorme, non ?

D’autres me répondent avec des invitations que la décence m’interdit de vous répéter ici. Enfin, d’autres jouent les étonnés, jurent leurs grands dieux qu’ils ignoraient tout des notions de copyright et que, promis juré, ils vont tout retirer et qu’ils ne recommenceront pas. Bien sûr, ils ne font ni l’un, ni l’autre.

Je suis plus que d’accord pour qu’on sauvegarde mes écrits, ceux dont je possède les droits, bien entendu, qu’on les imprime (si on aime tuer les arbres, par exemple), j’en suis même flattée. C’est le droit à la copie privée, droit auquel je suis très attachée. Cela n’a rien à voir avec le vol de contenu, phénomène qui menace mes intérêts, ceux de mes clients et le Net tout entier.

Je ne sais pas quelles seront les dispositions prises afin d’éviter l’exploitation du contenu d’autrui, mais il devient urgent d’y réfléchir.

Les bons liens

  • Par le brillantissime Aymeric Jacquet1  :
    • “Publicité, sponsoring… monétisation du contenu et effets pervers. Première partie : Trafic et influence“ ;
    • “Publicité, sponsoring… monétisation du contenu et effets pervers. Deuxième partie : Le contenu, cette nouvelle richesse“ ;
  • Les risques pour le référencement du “duplicate-content” par Compilatio ;
  • Plagium, un détecteur de plagiat assez efficace.
  • 1 : Notons aussi qu’il est extrêmement bien placé dans la catégorie “Titres les plus longs”… ;)

Photo : Woodsy - Stock Xchng

Delphine Dumont
www.RedacBox.fr, mon site professionnel

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Technorati Tags : internet, contenu, plagiat

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28 commentaires pour “Blogs de buzz et vol de contenu”

  1. -|- Aymeric Jacquet dit :

    Je vais être obligé de lacher un Lol. Voila, c’est fait.

    C’est malin, pfff comment ça je fais des titres de trois kilomètres ?



  2. -|- FunZZ dit :

    Je trouve que vous mélangez un peu tout.
    On peut très bien faire un buzz blog sans pour autant voler du contenu ou faire dans le porno.
    Je suis d’accord avec vous que copier intégralement un billet est plus que moyen.
    Le vol de contenu n’est pas nouveau mais est encore un peu plus présent car facilité par les flux RSS mais il ne faut pas mélanger thématique et éthique je pense.
    (Bon en même temps je défend un peu ma crèmerie…) :D



  3. -|- Delphine Dumont dit :

    Aymeric > Je découvre donc que les créas lolent… Intéressant, très intéressant… ;D

    FunZZ > Désolée pour le séjour dans la trappaspam.
    Je ne mélange pas tout, mon billet parle de 2 choses différentes. Je dis bien dans l’intro qu’il s’agit de “2 phénomènes”. Je n’accuse pas les buzzeurs de vol de contenu, juste d’un manque d’originalité et de scrupules, c’est déjà pas mal.

    Ensuite, le problème des buzzeurs n’est pas tellement de faire dans le p*rno, mais plutôt de répéter les infos sans creuser, sans vérifier, sans réfléchir. Plus elles sont croustillantes et mieux c’est. Il n’y a pas sur ces blogs, et j’en suis ravie, de surenchère dans le p*rno, mais dans le sensationnel. C’est ainsi qu’un grand nombre de buzzeurs ont, sans le moindre remords, piétiné la dignité de notre jeune sportive.



  4. -|- Gregoire dit :

    Ca fait plaisir de lire ce genre de billet :)

    C’est vrai qu’on en parle jamais de pillage de contenu tellement cela parait normal de copier coller sur internet. "C’est sur internet, donc c’est gratuit ! Non ?". Bha non. Ca marche pas vraiment comme ça. Merci de le rappeler Delphine.

    Signalons quand même que le gros google et ses filtres anti duplicate-content sont censés donner la priorité au contenu original (c’est-à-dire publié en premier du point de vue de google). Mais bon, quand ça marche, ça ne sanctionne que le référencement.



  5. -|- medyusuf dit :

    C’est tres touchant.
    bravo!!!



  6. -|- Suzanne dit :

    Effectivement faire du copier-coller sur internet c’est aussi intéressant intellectuellement que la photocopie couleur pour le partage des oeuvres picturales.

    Je dois avouer qu’hormis les cas où j’étais atteinte d’une flemmingite aigüe (ce qui ne m’arrive heureusement pas très souvent), je préfère dire mes bêtises sur internet que reprendre une démonstration issue d’un autre cerveau que le mien.

    Pour ma part, comme je pense que ce que je dis, tout le monde pourrait le dire, je ne sais pas si je serai vraiment gênée de retrouver sur un autre blog le même contenu qu’il y a sur mon blog.

    Par contre, si j’avais l’impression de "découvrir" quelque chose de nouveau et que quelqu’un d’autre s’en sert pour sa gloire, je trouverai ça abusé (comme disent les jeunes).

    Voilà, maintenant, je vais devoir réfléchir aux notions de droit d’auteur sur Internet pour me faire ma propre opinion et adopter une politique de blogueuse en conséquence.



  7. -|- Eric dit :

    Oui; effectivement le phénomène du vol de contenu est particulièrement rageant. Voir un blogueur reproduire textuellement un de vos post (quelquefois sans vous citer, ou alors en mettant le lien juste à la fin), c’est au-delà du supportable.

    Plus globalement, Internet se développe par la pratique du "scraping" (c’est le terme exact?). Le dernier numéro de wired y consacre un bon dossier (désolé, je n’ai pas les liens…)
    Des sociétés se développent en "volant" le contenu non seulement des utilisateurs, mais aussi des grosses sociétés comme Google.
    La question du droit d’auteur est réellement en question!



  8. -|- Calamo dit :

    Après avoir parcouru plusieurs de vos billets sur les vices et les vertus comparés de l’indusrtie du disque et du P2P, une chose m’échappe : selon vous, qu’est ce qui justifie que la diffusion de (vos) contenus grahiques et / ou littéraires soit qualifiée de "vol", et pas le téléchargement d’un film ou d’une chanson ?

    Subsidiairement, si les deux comportements méritent la même qualification, pour quelle(s) raison(s) le premier serait-il intolérable, et le second parfaitement légitime ?



  9. -|- Delphine Dumont dit :

    Grégoire > Merci ! ;)
    Effectivement, à la vitesse à laquelle Google indexe le contenu, quasiment en temps réel maintenant, il devrait pouvoir utiliser l’antériorité comme critère. Malheureusement, cela ne touche, effectivement, que le référencement.

    medyusuf > Merci aussi ! :)

    Suzanne > Les idées sont une chose et il ne peut y avoir de propriété intellectuelle sur une idée d’ailleurs. Le développement de celles-ci, c’est autre chose et c’est là que commence la propriété intellectuelle. Si quelqu’un parle du même sujet que moi, avec la même opinion que moi, ça me va très bien. Mais si, pour s’exprimer, il reprend mes écrits, qu’il les signe ou non de son nom, là, je ne suis plus d’accord du tout. Même si tu paraphrasais l’un de mes billets par manque d’inspiration (pure hypothèse), ça ne me dérangerait pas. C’est le copier-coller pur auquel je suis opposée.

    Eric > C’est vrai, le scraping est une menace supplémentaire. La Wikipédia en parle mais uniquement sur la version US pour l’instant : Web Scraping (en anglais donc). A ce sujet, j’ai aussi trouvé les bons billets de Francis Pisani et de Thibault Maquet sur deux aspects du scraping.

    Il y a aussi un autre type de récupération de contenu dont ne connais pas le terme technique. C’est quand on ouvre la page d’un autre site dans un cadre de son propre site, comme sur Google Images, par exemple. Voici un exemple de résultat sur Google Images pour ceux qui ne voient pas ce dont je parle. L’un des membres d’Eldiz est si coutumier de la chose que j’ai été amenée à hausser le ton…

    Calamo > Aaaaaaah ! La question que j’attendais ! :D
    Qu’ai-je donc marqué dans mon billet ? Voyons :

    « Je suis plus que d’accord pour qu’on sauvegarde mes écrits, ceux dont je possède les droits, bien entendu, qu’on les imprime (si on aime tuer les arbres, par exemple), j’en suis même flattée. C’est le droit à la copie privée, droit auquel je suis très attachée. »

    Si quelqu’un veut lire et relire mes écrits et les copie sur son traitement de texte ou les imprime, ça ne me dérange pas du tout. S’il en tire un profit, il y a vol. Idem pour la musique, écouter en copie privée ou graver des CD pour les revendre, ce sont deux choses bien différentes. Je soutiens le droit à la première et je m’oppose à la seconde.

    Si quelqu’un, un fan absolu, faisait un recueil de mes textes pour les lire confortablement, je serais flattée. S’il vendait ce recueil, j’armerais une frégate et je sortirais les canons. Voila où est la différence. :)



  10. -|- niko dit :

    Delphine> Je serais tenté de dire que pour Faire du téléchargement en P2P, tu es obligé de partager toi aussi tes films avec les autres.
    Parce que si tout le monde ne faisait que télécharger sans partager ce ne serait pas possible.

    Et donc de ce que je viens de comprendre de ton dernier commentaire, à la limite, si un blog reprend un de tes textes, et si il ne fait pas de pub, tu n’y vois pas d’inconvenants ?



  11. -|- Calamo dit :

    Alors, pour que je sois certain de bien comprendre l’analogie…

    Temps 1 : vous choisissez de diffuser gratuitement vos écrits, en laissant au lecteur le droit d’en faire ce qu’il souhaite, dans le strict cadre de sa vie privée.
    En revanche, vous seriez fort marrie que l’indélicat lecteur prenne l’initiative de redistribuer à son tour vos créations, a fortiori moyennant finance.

    Temps 2 : vous revendiquez le droit de conserver à titre privé les contenus mis à votre disposition par des tiers, y compris – voire surtout, en matière musicale - lorsque ces contenus ne sont pas ceux créés par les dits tiers (le lecteur indélicat précité, par exemple).

    Temps 1 + 2 : vous ne voyez pas d’objection à bénéficier, en matière musicale, des agissements que vous condamnez dans votre billet.

    Dès lors, et sauf erreur de ma part, la différence ne serait-elle pas plutôt que vous soutenez deux points de vues antagonistes (individuellement défendables par ailleurs), selon que vous vous exprimez en qualité d’auteur, ou en qualité d’amateur/consommateur ? :-)



  12. -|- Delphine Dumont dit :

    Niko et Calamo > A la différence de la musique, je mets mes écrits à disposition permanente et ce, gratuitement*. Il suffit de venir sur ce blog (ou sur l’un des autres sites où je publie) pour les retrouver. S’il était possible d’en faire de même pour la musique, personne ne chargerait rien. Il n’est donc pas utile de reprendre le contenu pour le recopier ailleurs, un lien suffit.
    * gratuitement pour le lecteur, pas pour moi.



  13. -|- FunZZ dit :

    Complètement d’accord avec le manque d’originalité mais c’est aussi le principe d’un buzz : il se propage.
    Il est donc évident que de cette manière l’information est peu la même sur ces blogs spécialisés.
    Pour ma part j’essaie de tenir compte de ce genre de remarques afin d’améliorer mon contenu éditorial.
    Enfin il faut noter que pour certains contenus (dont les images) ce sont les marques ou les personnalités qui les fournissent parfois…
    Tout n’est pas bon à prendre dans cette thématique mais après il y a différentes façons de traiter les sujets et puis il faut remarquer qu’il y a une demande pour ce genre de contenus.



  14. -|- niko dit :

    Je réitère ma question juste pour comprendre votre façon de penser. Qu’en est-il des blogs qui reprennent vos articles et qui ne font pas de publicité ?



  15. -|- Delphine Dumont dit :

    Ca dépasse le cadre de la citation. Un lien est suffisant, recopier le billet ne se justifie pas. Je l’ai accepté dans quelques cas exceptionnels, mais c’est tout.



  16. -|- niko dit :

    Dans ce cas là c’est que vous ne permettez pas cela parce je suppose que cela représente pour vous un manque à gagner. Sinon pourquoi ?
    Ce qui est la même chose quand vous partagez la musique qui ne vous appartient pas.



  17. -|- Balise dit :

    Sans que cela représente un manque à gagner… Bloguer n’est pas seulement publier des écrits à son nom - cela dit c’est déjà pas mal ; un copier-coller qui ne cite pas ses sources prive l’auteur d’un certain droit de reconnaissance. C’est aussi permettre aux lecteurs d’apronfondir éventuellement la réflexion (ou, simplement, de donner son avis) par le biais des commentaires. Et, tant qu’à faire, autant que ceux-ci se trouvent tous au même endroit, ça me paraît plus enrichissant pour tout le monde…

    My 2¢.



  18. -|- Delphine Dumont dit :

    Merci, Balise ! ;)
    Il y a quand même un manque à gagner dans le sens où mon métier est d’écrire. Si ma qualité de rédaction se retrouve n’importe où, comment puis-je prouver ma valeur ajoutée ?

    Dans la mesure où je ne bride pas l’accès, quel est l’intérêt de recopier ?



  19. -|- Balise dit :

    Delphine : tu remarqueras que je n’ai pas fait d’hypothèse sur un éventuel manque à gagner pour toi mais indiqué que "même SANS manque à gagner" (sous-entendu financier) il existe tout de même un préjudice.



  20. -|- Delphine Dumont dit :

    Oui, oui et tu as parfaitement raison d’ailleurs. :)
    Mais j’ai voulu être honnête et reconnaître qu’il y avait un manque à gagner dans mon cas.
    Cela dit, je ne vois toujours pas l’intérêt de recopier un billet sauf celui de s’approprier des mérites.



  21. -|- Delphine Dumont dit :

    Funzz > Désolée pour ce second séjour dans la trappaspam. Heureusement que Rikko veille à ce qu’il y ait toujours des muffins. ;)
    Tous les blogs de buzz ne se ressemblent pas heureusement et quelques uns sortent clairement du lot. Mais ils ne sont vraiment qu’une poignée et les autres ne sont que de la pollution.



  22. -|- Calamo dit :

    Je rejoins un peu l’analyse de Nico, en remplaçant la notion de manque à gagner par une conception plus personnaliste : vous estimez - à raison - que vous êtes seule à pouvoir décider des conditions dans lesquelles vous mettez à disposition vos écrits (en l’occurrence, sur un site centralisant vos contributions, et gratuitement).

    De la même façon, les auteurs de musique sont les seuls à pouvoir décider du mode de diffusion de leurs créations : sur un site unique, moyennant paiement, sur plusieurs sites, gratuitement, sur aucun site, etc.

    Or, lorsque votre choix n’est pas respecté, vous êtes - à bon droit - contrariée, mais lorsque c’est le choix des musiciens n’est pas respecté, vous semblez en revanche considérer que cette atteinte s’explique, ou se justifie.

    Pourtant, peu importe que l’étroitesse d’esprit de l’industrie musicale ait conduit au péril et à la mutation que connait le secteur aujourd’hui ; jusqu’à preuve du contraire, la plupart des auteurs que l’on cache derrière le spectre des "majors" n’ont pas souhaité figurer sur les réseaux P2P, comme vous ne souhaitez pas que vos contributions soient recyclées.

    Nous sommes d’accord, que vous téléchargiez de la musique qui n’a pas été mise gratuitement à la disposition des tiers par son auteur est votre choix le plus absolu. Mais contester que, ce faisant, vous encouragiez l’inverse de ce que vous attendez des autres envers vos écrits parait nettement plus difficile, sauf à ce que le droit d’auteur ait une géométrie variable selon que vos oeuvres sont concernées ou non… ce que je ne saurais croire.



  23. -|- Delphine Dumont dit :

    Quand je pourrais acheter un CD après l’avoir écouté intégralement et gratuitement, quand je pourrais faire échanger une galette abimée gratuitement ou pour le seul prix du support, quand je pourrais télécharger légalement sans DRM et avec une qualité de son équivalente à ce qu’on trouve en P2P, alors on en reparlera. Pour l’instant, l’industrie du disque se moque bien trop des pauvres consommateurs que nous sommes pour avoir la légitimité nécessaire pour s’exprimer.

    Merci de noter qu’il n’y a pas de géométrie variable dans ma conception des droits d’auteur, j’ai mentionné et soutenu souvent les illustrateurs. J’ai soutenu l’action de Radiohead en payant le téléchargement de leur dernier album. Etc, etc… Je ne soutiens pas le téléchargement illégal en tant que tel, je constate très amèrement qu’il est difficile aujourd’hui, avec des revenus faibles ou moyens d’avoir accès à la culture, sans que, pour autant, les artistes aient tous un revenu décent. Examinez la répartition des cotisations par la SACEM et nous reparlerons de la géométrie des droits d’auteur dans le domaine de la musique.



  24. -|- Calamo dit :

    Pas de légitimé pour s’exprimer, "après on en reparlera" : curieuse conception du dialogue.

    Il semble se clore, par ailleurs, sur des confusions. La géométrie variable que j’évoque (en gros, vous respectez les droits d’auteur tant qu’ils ne vous dérangent pas par ailleurs) n’a strictement rien à voir avec les "cotisations" réparties par la SACEM : ce sont les artistes-inteprètes les parents pauvres de la musique, pas les auteurs / compositeurs (et ce, précisément grâce à…).

    Et à supposer que les répartitions entre ayants-droit (la SACEM ayant pour principale fonction de recouvrer les sommes dues aux auteurs, et de les payer) soient arbitraires, ce qui reste à établir, le P2P, les "majors", ou toute autre généralité n’auraient rien à y voir.

    Cela étant, je n’ai pas la légitimité de juger vos positions, et serais navré que mes propos puissent etre interprétés en ce sens. Permettez simplement que je tire toutes les conséquences de votre raisonnement…



  25. -|- Delphine Dumont dit :

    Tirez les conséquences de votre choix, qu’y puis-je ? Je vous expose mon raisonnement, vous entendez autre chose, vraiment, qu’y puis-je ?



  26. -|- Delphine Dumont dit :

    Sur le thème du duplicate content :
    Contenus syndiqués et Duplicate Content sur le blog d’Abondance



  27. -|- Aymeric Jacquet dit :

    Ehh bien, il y a eu un peu de fight, va falloir que je prenne un peu de temps pour lire tout ça moi.



  28. -|- Aymeric Jacquet dit :

    Tiens en parlant de buzz, j’ai un de mes rédacteurs qui vient de se lacher…

    Bon va falloir que je gère ça moi.



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