Droit de réponse : Michel Dubec

Par Delphine Dumont, le 16 avril 2008 | En bref

En février dernier, je publiais le billet Michel Dubec, le psychiatre qui aimerait bien violer. J'ai reçu aujourd'hui une demande de droit de réponse, voici donc ce texte de Michel Dubec.

Mail reçu de l'éditeur de Michel Dubec

« Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous un texte de M. Michel Dubec en forme de droit de réponse à la pétition relayée sur votre site, àl'adresse suivante : http://www.redacbox.fr/Blog/index.php?2008/02/27/892-michel-dubec-le-psychiatre-qui-aimerait-bien-violer Cette pétition met en cause personnellement M. Michel Dubec en s'appuyant sur des extraits de son dernier livre publié par les Editions du Seuil, Le Plaisir de tuer, co-écrit avec Chantal de Rudder.

Il nous semble opportun, compte tenu de la gravité des attaques portées contre lui, d'en donner connaissance à vos lecteurs, ne serait-ce que pour la bonne tenue de l'échange public et de manière à en garantir le caractère équitable. Ne doutant pas que vous partagerez ces principes élémentaires, nous vous saurions gré, comme il est d'usage en la matière, d'insérer le texte de M. Michel Dubec sur votre site, de le mettre en ligne dans les meilleurs délais et dans des conditions propres à en assurer une publicité comparable à celle que vous avez accordée aux signataires de la pétition concernée. Cette affaire étant de nature à nuire sérieusement à la réputation d'un de nos auteurs, il va de soi que nous nous réservons la possibilité d'user de tous moyens légaux dans le cas où vous refuseriez d'accéder à cette demande.

Je reste naturellement à votre disposition pour tout échange complémentaire sur cette affaire.

En espérant que la présente vous trouvera favorable et en cela fidèle aux valeurs qui font la dignité du débat public en démocratie, je vous prie d'agréer, Madame, l'assurance de ma considération attentive.

Anne de Cazanove, Secrétaire Générale des Editions du Seuil »

Réponse de Michel Dubec

« Dans une pétition diffusée sur Internet, il m'est reproché de me livrer à une justification « des violences faites aux femmes, et même des viols », dans mon dernier livre, Le Plaisir de tuer (co-écrit avec Chantal de Rudder, Seuil), et particulièrement dans les pages consacrées à Guy Georges (pp. 210 et suivantes).

Il va de soi que je condamne sans ambiguïté le viol, ainsi que la violence en général, y compris les violences conjugales, intra-familiales et le harcèlement. M'accuser de « complicité masculiniste » avec Guy Georges, c'est méconnaître d'abord la nature de l'avis que j'ai rendu dans cette affaire et où certains ont même vu la marque d'une excessive sévérité (Libération du mardi 3 avril 2001). C'est ignorer ensuite les chapitres que j'ai consacrés au viol des femmes, à l'inceste et à la pédophilie dans mon premier ouvrage (Crimes et Sentiments, co-écrit avec Claude Cherki-Nicklès, Seuil, 1992) à une époque où ces fléaux n'étaient pas combattus avec la même vigueur qu'aujourd'hui.

Du fait de mes responsabilités professionnelles auprès des tribunaux, je suis amené à rencontrer de multiples criminels. Il m'est demandé, dans ce cadre, de comprendre ou d'essayer de comprendre leur comportement avant de rendre un avis sur leur responsabilité pénale. Pour réaliser correctement ce travail, il convient de suspendre un instant le jugement moral pour considérer le monde de la vie psychique, les fantasmes qui la traversent et les modalités particulières d'un passage à l'acte.

La différence entre une personne ordinaire et Guy Georges n'est pas que la première n'aurait ni vie intérieure ni fantasmes, mais qu'elle en reste là. Guy Georges, lui, passe à l'acte, il viole, il tue. C'est en cela, et en cela seulement, qu'il relève de la justice criminelle. Mais, dans le cadre de l'expertise, c'est sur le terrain des fantasmes qu'il cherchait à nouer une forme d'entente avec son interlocuteur. C'est ce que j'ai voulu raconter, sans fard ni détours, dans les pages attaquées par les pétitionnaires.

Toutefois, comme tout récit, celui-ci a un début, un milieu et une fin. En l'occurrence, une rencontre, une épreuve et un dénouement. La rencontre, c'est celle de Guy Georges : je ne l'ai pas choisi, c'est la justice qui me l'a présenté. L'épreuve, ce sont nos entretiens où il cherchait à m'attirer dans une sorte de partage pervers, comme il l'avait fait ou le ferait bientôt avec les autres experts commis dans cette affaire. La description de ce qui se jouait dans ces échanges a pu heurter, voire scandaliser, mais il s'agissait bien d'une épreuve et non d'un simple moment d'empathie. Car on ne sort pas indemne de ce genre d'échanges, même si l'important est précisément d'en sortir, comme je l'ai explicitement souligné à la page 213 du livre incriminé : « On se réveille comme d'un mauvais rêve, brutalement. On se retrouve brusquement dans la peau de ses victimes, solidaire de leurs familles en deuil, broyé par la même insupportable douleur qu'elles, de l'autre côté du miroir, là où le fantasme s'arrête. Et on en veut à Guy Georges du bout de chemin qu'on a été capable de faire avec lui, comme s'il nous avait piégés ».

Mais il faut, pour le comprendre, lire le récit du début à la fin et comme un ensemble de séquences indivisibles. Au-delà de son dénouement strictement judiciaire (l'avis que je rends finalement à la justice et que certains jugèrent, comme je l'ai dit, non pas complice, mais sévère), c'est aussi le travail d'un dépassement que j'ai voulu rapporter ici.

De ce point de vue, ce livre est un exercice de sincérité sur un métier que je pratique depuis plusieurs dizaines d'années. Celui-ci m'a exposé à bien d'autres épreuves, dont beaucoup sont racontées dans le livre. Etais-je plus vulnérable qu'un autre ? Plus faible ? Moins disposé à traverser ces descentes aux enfers ? Je ne le crois pas. Les experts ne sont pas des machines. Et c'est justement pour cela qu'ils doivent s'astreindre, plus encore que les autres, à voir clair en eux-mêmes et analyser leurs propres affects pour pouvoir faire correctement leur métier.

D'une manière plus générale, j'ai la conviction qu'il y a toujours un avantage à ne pas ignorer nos fragilités, à savoir que le mal est à nos portes, et qu'il y aurait un grand danger, aussi bien individuellement que collectivement, à s'interdire cette reconnaissance. Si l'on veut dominer ses passions, il faut commencer par éviter de se tromper sur soi-même, de se mentir et de s'abuser. C'est aussi le sens de la confession professionnelle que j'ai voulu livrer au public, dans toute la vérité de mon expérience.

Je regrette que mes propos aient pu être mal interprétés et que certaines phrases, a fortiori sorties de leur contexte, aient pu heurter. Mais le choc que certains ressentent à la lecture de ces lignes n'est encore qu'une pâle traduction de la douleur que l'on éprouve au contact des tueurs et des violeurs. Il est en tout cas, en dernière analyse, le prix d'un supplément de conscience que je crois vital. »

15 avril 2008
Michel DUBEC

Juste pour info

Je connais assez le droit dans le domaine de la publication pour savoir que le droit de réponse est légal, il était donc inutile de me menacer de poursuites à ce sujet (même si j'imagine bien qu'il s'agissait d'un mail type). Mais je tiens à préciser que si le droit de réponse est légal, pour moi, il est aussi légitime. Il m'est arrivé de recevoir des mails de personnes que je citais dans mes billets et je leur ai toujours proposé de publier leur réaction à titre de droit de réponse. L'offre est toujours valable même si certains de ces mails datent un peu, pour ceux qui voudraient saisir l'occasion... :)

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24 commentaires pour “Droit de réponse : Michel Dubec”

  1. -|- JF dit :

    Je trouve le texte très bien et la démarche de le publier très positive.
    Quant au mail de l'éditeur, il aurait pu s'épargner le sous-entendu.
    JF



  2. -|- TeeWee dit :

    Toujours bon d'avoir les 2 sons de cloches...

    Toujours navrant de voir qu'on menace d'abord et qu'on cause après (cf. mail type de l'editeur)

    Toujours sidérant de constater que si internet est formidable, il peut aussi très mal ! Tapez Michel Dubec (diou, l'a pas du avoir une enfance facile à l'ecole, avec un nom pareil...) dans google, vous verrez ce que je veux dire...



  3. -|- koz dit :

    Je ne suis pas d'accord avec vous, mais bon, je suis avocat, j'ai l'habitude de "menacer".

    L'éditeur ne sait pas à qui il s'adresse. Il ne sait pas si l'interlocuteur sait que le droit de réponse est une obligation. Alors, il met juste la pression qu'il faut.

    Moi, je trouve leur mail très bien formulé. Et je rappelle à certains que, dans d'autres affaires, les avocats - qui ne font parfois que ce que leur client leur demande de faire - ont assigné d'abord... et pas discuté ensuite.



  4. -|- Delphine Dumont dit :

    Koz > Merci de ce rappel. ;)
    Je l'ai dit, je ne l'ai pas mal pris puisque je me doutais qu'il s'agissait d'un mail type. En revanche, cette anecdote comme l'affaire Fuzz/Martinez souligne à quel point il serait bon pour les blogueurs de découvrir les devoirs de l'éditeur. Beaucoup font plus que franchir les limites et peuvent s'estimer heureux de ne pas avoir affaire à des procéduriers ou à des gens qui effectuent une veille sur le Net. D'autres, en revanche, se font avoir par les termes soigneusement choisis d'avocats retors.



  5. -|- Rikko dit :

    Ben tiens... et maintenant, il va falloir se munir d'un permis pour avoir le droit de faire un blog....

    ça me rappelle une institutrive... pardon un professeur des ecoles qui m'a expliqué du haut de ses 24 ans que l'éducation de ma fille étais d'abord son affaire parce que je ne n'étais pas un professionnel de l'éducation...

    Inutile de vous dire qu'elle a bien mangé!

    Et si on laissais un peu les gens se responsabiliser un peu...

    Au lieu de vouloir systématiquement leur apprendre, leur dire, leur rappeler etc....

    Ouais, je sais, ça ressemble vaguement à un troll.....

    Mais quand je vois les comportements de déresponsabilisation des individus au profits des institutions, ça me gave...

    Par ailleurs, je trouve qu'ils ont un peu trainé pour réagir, le post de Delphes ne date pas d'hier !



  6. -|- cilia dit :

    Moui...
    Les arguments de M. Dubec se tiennent...
    Mais, je vois mal où se situe son sens de la responsabilité quand il publie à destination du grand public les détails de ses plongées au coeur de la très grande laideur de l'âme humaine.
    Qu'il publie chez un éditeur professionnel, quelque chose qui relève d'un travail de chercheur, j'aurais compris. Mais là...
    Il m'est très difficile de comprendre la motivation de départ.
    Malgré son droit de réponse.



  7. -|- couliine dit :

    j'aime bien sa réponse, à vrai dire j'ai pas vraiment suivi l'affaire à fond mais c'est pas grave j'aime bien sa réponse sauf que.. tenir de tel propos ben c'est assez provocateur je trouve..certes c'est un psy ! Ben quoi il devait bien s'attendre à ce que ça choque?! ou alors c'est in grand naif!!!!
    Comme cilia ses motivations me restent obscures: information du grand public, coup de pub, provocation...? allez zou c'est un psy, il y a surement réfléchi puisque c'est son domaine !



  8. -|- Delphine Dumont dit :

    Rikko > Je trouve ça drôlement bien, vois-tu, que la loi ne permette pas qu'on publie n'importe quoi sur n'importe qui ou n'importe quelle entreprise. Les effets d'une mise en cause publique sont toujours imprévisibles. Les lois concernant la publication sont assez simples à comprendre, elles sont très bien résumés dans un petit bouquin à destination des éditeurs, il faudrait que je vois si je peux en trouver l'équivalent sur le Net. :)

    Cilia et Couliine > J'ai exactement les mêmes réserves que vous deux. Il y a une sorte de complaisance qui n'est peut-être pas réelle, mais reste bien perceptible. Provocation ? Maladresse ? À moins que ce ne soit tout simplement nos vécus de femme qui nous donnent une sensibilité particulière ? Toujours est-il que je trouve ces passages plus que malsains.



  9. -|- Flo dit :

    Dites, les filles, je me promène sur la toile et tombe sur votre forum : tout ça c'est très bien, mais j'ai l'impression qu'aucune de vous n'a lu le livre. Alors la prochaine fois, pensez à vous renseigner, vous documenter et vous faire un avis - votre avis ! -, avant de prendre partie. Trop facile de condamner sur un a priori. La société entière en crève, aujourd'hui, de tous ces a priori. Arrêtons de nous tromper de combat et donnons-nous les moyens intellectuels de remporter les vraies victoires ! J'ai lu le livre ; il n'y a pas de "cas Dubec". En revanche, autour de nous, il y a de vrais violeurs, et de nombreuses femmes victimes de violences conjugales ! La voilà, la réalité - et la réalité contre laquelle nous devons lutter ! Dubec ne fait pas l'apologie du viol. Il a expertisé Guy Georges, tenté de comprendre l'état d'esprit du gars, les motivations de ses passages à l'acte, et relaté cette expérience dans un livre. Point barre. Alors juste, méfions-nous des Guy Georges qui s'ignorent, pas des Dubec qui s'exposent, et, encore une fois, ne nous trompons pas de combat !



  10. -|- Delphine Dumont dit :

    Ah tiens ! Une bonne leçon de morale de derrière les fagots, ça faisait longtemps.
    Allez, pour que votre journée ne soit pas tout à fait perdue :
    - définition de blog sur la Wikipédia
    - définition de forum (Internet) toujours sur la Wikipédia.
    C'est bon d'apprendre, non ? :)



  11. -|- jean lambert dit :

    Commentaire déjà laissé sous un autre billet, la répétition n'apporte rien. Commentaire supprimé.



  12. -|- Rikko dit :

    Delphes..... Ta défense est un "dodging point" tu l'as lu ou tu l'a pas lu ?
    ça change rien à l'cart vocabulairesque de FLO

    (huile... feu... tiens, ya ptêt une connerie à faire !)



  13. -|- Delphine Dumont dit :

    J'ai lu de longs passages, plus longs que ceux cités dans l'article que j'avais lié, la nausée m'a empêché d'aller au bout de ma lecture. Je confirme mon impression de complaisance. Je n'ai pas ressenti la distance exprimée dans le droit de réponse de Michel Dubec.



  14. -|- Rikko dit :

    C'est clair !!!

    Nausée, lecture, billet sécuritaire... t'es enceinte !



  15. -|- luciole dit :

    Lisez svp le commentaire de jean lambert (sur l'autre billet en cliquant au tout début de cet article sur le titre en bleu : Michel Dubec, le psychiatre qui aimerait bien violer), ça vaut son pesant en cacaouettes!



  16. -|- tetue dit :

    Pourquoi avoir publier tel droit de réponse ? Pourquoi accorder tel traitement de faveur à l'éditeur de Dubec ? Ne sait-il donc pas se servir des formulaires qui permettent de commenter directement chaque page du présent site ?

    Je considère que laisser aux internautes la possibilité de réagir directement dans la page, consiste précisément à leur accorder ce légitime droit de réponse. Il n'y a donc pas lieu de se fendre d'un tel billet ; ce blog n'est pas fait de papier.



  17. -|- Delphine Dumont dit :

    Pourquoi avoir publié ce droit de réponse ?
    1) parce que j'y suis contrainte par la loi ;
    2) parce que ça fait partie de mes principes, je mets quelqu'un en cause, le minimum est qu'il puisse s'expliquer.
    Le malaise que j'ai ressenti à la lecture des lignes en cause, n'a pas disparu. L'idée que le potentiel de récidive de nombreux criminels soit estimé par quelqu'un qui a exprimé une telle complaisance vis-à-vis d'actes atroces, m'inquiète réellement. N'avons-nous pas mis trop de pouvoir entre les mains de personnes qui restent faillibles comme tout être humain ? Ces personnes ne sont-elles pas trop sûres d'elles au point d'en perdre le recul, l'objectivité et l'humilité nécessaires ?

    En attendant, ce droit de réponse était doublement légitime et le publier n'est pas m'abaisser, mais rester droite. ;)



  18. -|- tetue dit :

    1) Le droit de réponse ne s'applique sur le web de même que sur le support papier ;
    2) Laisser la possibilité à toute personne citée de réagir, fait aussi partie de mes principes et c'est bien pour cela que, sur mes sites, comme ici, chaque page présente un formulaire de réponse.

    Ce n'est pas votre opinion, ni votre réaction, que je mets ici en cause, mais bien l'attitude de Dubec et de ses avocats, qui me semble déplacée.

    Ceci dit, je ne suis pas une spécialiste du droit, et il n'y a peut-être pas encore de position arrêtée sur ce sujet. Voir :
    http://www.journaldunet.com/juridiq...
    http://www.les-infostrateges.com/ar...



  19. -|- Delphine Dumont dit :

    Les nombreux agrégateurs qui reprennent certains de mes billets, voire tous, n'actualisent pas les pages. Si j'édite mon billet, cela n'apparait pas. Les commentaires et trackbacks sont également invisibles. Bref, un simple commentaire de Michel Dubec ou de ses avocats n'auraient pas eu la même visibilité. En lui consacrant un billet, je donne à ce droit de réponse une visibilité équivalente à mon premier post. C'est ce qui me semble le plus juste.

    Maître Eolas disait récemment que la controverse au sujet de cet expert était "ridicule". Je persiste à penser qu'il est sain et normal de s'interroger sur l'équilibre d'une personne qui a écrit ce qu'a écrit Michel Dubec, quand l'avis de cette même personne jouera sur l'avenir d'un accusé et de ses éventuelles futures victimes. Je préfère quand Maître Eolas s'en tient à ce qu'il connait vraiment, c'est à dire le droit. But nobody's perfect. :)



  20. -|- CITOYENNE dit :

    LU DANS FRANCE SOIR DU 19 MAI 2008 (COUVERTURE + PAGE 11)
    Procès Fourniret - Condamné pour injures raciales, le psychiatre témoigne
    Isabelle Horlans et Sandrine Briclot, le lundi 19 mai 2008 à 04:00
    [Commentaire édité - La copie intégrale d'un article d'un journal dépasse le cadre de la citation. Un lien suffisait]



  21. -|- jeff dit :

    [Edit Delphine Dumont]Commentaire effacé. Il est inutile d'espérer que je contribue à faire de la publicité pour un blog qui n'a qu'une vocation : détruire une personne. Le choix de l'illustration est particulièrement glauque et les propos non étayés.[/edit]



  22. -|- brami dit :

    Bonjour,
    Je me nomme Brigitte Brami, de ma vie, je n'ai jamais ni volé, ni tué, ni agressé qui que ce soit, je n'ai jamais fait subir à des enfants des attouchements (ni à personne d'autre d'ailleurs, je suis bien trop fière pour faire le premier pas, j'ai toujours attendu, qu'on prenne les initiatives...), je ne me suis jamais livrée à du trafic de stupéfiant, je n'ai à mon actif fait preuve d'aucun délit de corruption, je n'ai jamais fraudé le fisc, ni mis le feu à une baraque, ni même abuser la SNCF ou la RATP ! et pourtant, hier, j'ai été condamnée à 15 mois fermes de prison avec mandat d'arrêt ! Hier, en effet, le 15 octobre 2009, le délibéré a été prononcé. Il y a, dans cette affaire - dont, première en France, j'ai déjà été jugée pour les mêmes faits, ce qui ne peut pas être une récidive puisque les faits sont antérieurs au premier jugement ! - deux perdants et un gagnant. On a deviné qui est le gagnant. La perdante, c’est moi, mais la plus grande perdante, c’est la justice française. Elle voit très clair. La loi est supposée faite pour affranchir le faible, mais c’est le contraire qui se vérifie trop souvent. Rendons la justice aveugle, de façon à ce qu’elle ne puisse distinguer le faible du puissant…
    Je vous demande à tous,amiEs ou inconnuEs de l'aide; Vous avez le choix entre plusieurs possibilités : 1) D'abord diffuser sur toutes vos listes cet email 2) Postez-le sur tous les sites que vous connaissez, 3) Parlez-en le plus possible autour de vous si possible à des médias et journalistes en priorité 4) L'aide peut également être d'ordre financier car les très grands avocats assez solides pour lutter contre le pervers national qui m'a faite emprisonnée coûtent très cher et c'est normal : il faut un sacré travail et une énergie incroyable pour se battre contre le personnage en question. Donc, aucune somme ne sera négligeable : 5, 10 euros, et beaucoup plus si vous le pouvez me seront très utiles (je vous enverrai bien entendu un reçu) à mon nom et à l'adresse suivante : 1, rue Vidal de la BLACHE - 75020 PARIS - 5) l'aide morale : une lettre, un petit mot gentil me soutiendront car je reste avant tout un être humain que 14 ans de conflits avec dubec ont brisé, même si je veux parfois donner le change - toujours cet amour propre ! - et que mon amertume se manifeste quelque fois par de l'hystérie, de l'agressivité ou de la fausse arrogance 6) des lettres de soutien à verser au dossier : certificats moraux, lettres qui viennent d'organismes institutionnels, ou associatifs, et contestant dubec - ça peut être pour son acharnement judiciaire contre moi ou pour ce qu'il a écrit dans son livre ou les écrits qu'il a signés lors d'expertises.
    Merci d'avance à toutes celles et tous ceux qui répondront à ce SOS. Je compte réellement sur vous toutes et tous.
    Brigitte Brami



  23. -|- brigitte dit :

    URGENT DÉCISION DU 4 DÉCEMBRE DE LA CHAMBRE DISCIPLINAIRE DU CONSEIL DE L'ORDRE DES MÉDECINS CONDAMNE le DR ET EXPERT PSYCHIATRE Michel dubec A l'INTERDICTION D'EXERCER PENDANT TROIS MOIS.
    A DIFFUSER MERCI.
    Condamnation de 3 mois avec sursis d’interdiction d’exercer pour le dr michel dubec

    >
    Ça fait quand même plaisir ! C. quand même une victoire, une sur un homme qui se prétend irréprochable !
    Hélas, on me le fait très cher payer :
    à diffuser le PLUS LARGEMENT POSSIBLE SVP.

    VICTIME DU DR ET EXPERT PSYCHIATRE MICHEL dubec ET En CETTE PÉRIODE DE FÊTES DE FIN D'ANNÉES JE VOUS DEMANDE DE FAÇON Solennelle de m'aider.

    A quelques jours des fêtes de fin d'année, je reviens une troisième fois vers vous et de toutes urgence et de toutes les forces qu'il me restent, je vous demande de créer enfin une chaîne de solidarité effective et active afin de me soutenir.

    Je vous demande à tous, amiEs ou inconnuEs de l'aide; Vous avez le choix entre plusieurs possibilités :

    1) D'abord diffuser sur toutes vos listes cet email

    2) Postez-le sur tous les sites que vous connaissez

    3) Parlez-en le plus possible autour de vous si possible à des médias et journalistes en priorité

    4) ( la priorité reste hélas financière )L'aide peut également être d'ordre financier car les très grands avocats assez solides pour lutter contre le pervers national qui m'a faite emprisonnée coûtent très cher et c'est normal : il faut un sacré travail et une énergie incroyable pour se battre contre le personnage en question. Donc, aucune somme ne sera négligeable : 5, 10 euros, et beaucoup plus si vous le pouvez me seront très utiles (je vous enverrai bien entendu un reçu) à mon nom et à l'adresse suivante : 1, rue Vidal de la BLACHE - 75020 PARIS -

    5) l'aide morale : une lettre, un petit mot gentil me soutiendront car je reste avant tout un être humain que 14 ans de conflits avec dubec ont brisé, même si je veux parfois donner le change - toujours cet amour propre !

    6) des lettres de soutien à verser au dossier : certificats moraux, lettres qui viennent d'organismes institutionnels, ou associatifs, et contestant dubec - ça peut être pour son acharnement judiciaire contre moi ou pour ce qu'il a écrit dans son livre ou les écrits qu'il a signés lors d'expertises.

    Merci d'avance à toutes celles et tous ceux qui répondront à ce SOS. Je compte réellement sur vous toutes et tous.

    Signé : une Brigitte qui traîne dans les rues, fatiguée, sans plus de cerveau ni de courage. (Pardon si c'est un peu trop de chez trop mais c'est ainsi que je le vis tous les jours).

    Je reste convaincue que SEULE LA MÉDIATISATION DE L'AFFAIRE FERA ÉCLATER LES DIFFÉRENTS SCANDALES QUI POUR L'INSTANT RESTENT ÉTOUFFES PAR LES POTES DE NOTRE PERVERS NATIONAL.
    Dans mon quotidien, je me découvre un courage que j'ignorais posséder. Est-ce du courage ou bien de la folie ? Je crois qu'il s'agit plutôt de folie car je n'ai pas peur et que la d��finition du courage, c'est de braver sa peur, non ?
    Donc sans arme, ni rien qui puisse en faire office, je m'aventure dans des quartiers où s'est réfugiée la part maudite de l'humanité et où il reste ce petit tas d'ordures si cher et salvateur aux yeux de Genet (les expressions en italiques sont de ce grand poète), c'est-à-dire ces personnes aguerries à toutes formes de violences - ce qui est vraiment obscène, Maître, n'est-ce pas cette incessante et brutale confrontation entre la part humaine et les conditions animalières dans laquelle ils vivent; je me fais cette réflexion sauvage qui vaut ce qu'elle vaut : ce qui est douloureux, ce n 'est pas qu'ils vivent comme des chiens, mais c'est qu'ils demeurent des Hommes.
    Devant cette part maudite, devant ces êtres que la survie a rendu effondrés, clochardisés, abouliques, sans plus aucune force ou/et au contraire manipulateurs, voleurs, agresseurs, tabasseurs, et parfois criminels, une espèce d'énergie du désespoir me fait tenir la tête haute.
    Je porte comme une médaille - et surtout un bouclier - les quelques acquis que j'ai pu obtenir par la fréquentation de la prison, les contacts que j'ai gardés et des livres de Jean Genet.
    J'apprends les quartiers où tout le monde s'en fiche des gens qui vomissent par terre et hurlent leur misère, où tout tient dans vos fringues : votre crédibilité, votre statut, votre honneur : porte-t-il ou porte-t-elle la dernière casquette à la mode ? Où les mots, et pas davantage les promesses ne signifient quelque chose de vraiment réel, où l'on peut rester 3, 4, 5 heures dans un endroit risqué, sombre et froid, en attendant un rendez-vous qui ne viendra jamais, où les paroles de vos interlocuteurs qui vous tutoient d'emblée s'écoulent comme l'eau d'un robinet,dans une langue hybride et souvent incompréhensible. Où tout glisse pour chacun comme dépourvu du moindre d'affect ou morale personnelle, et que rien ne compte, excepté le manque qui rythme le temps; le manque comme moteur et comme piège; le manque jamais comblé, le manque qui d'abord, modeste, n'est revenu qu'après quelques jours, puis s'est s'est fait connaître dès le lendemain matin, puis s'est resserré en quelques heures. Et puis on ferait n'importe quoi pour ne pas le supporter encore, ne serait-ce qu'une poignée de minutes. Le manque que seules quelques secondes ne sépareront de la mort. Le manque de drogue ? Pas seulement ! Le manque de tout : abri, considération, chaleur, vêtements, nourriture, téléphone, de monnaie, de cigarettes...Il n'y a ni nuit ni jour comme repères, il n'y a que ce manque à satisfaire jusqu'à l'indécence. Moi, je n'ai pas succombé à ce fléau et c'est bien la première fois que je vis une situation semblable. J'apprends la misère humaine; plus encore : je l'éprouve, car j'ai toujours su qu'elle existait, bien entendu, mais de façon théorique, à l'instar d'une cancéreuse qui veut se cacher qu'elle est malade.

    > Dans ces endroits où le nombre de boutiques taxiphones-internet est le baromètre du taux de pauvreté des habitants. Plus ce nombre augmente, plus la misère y est presque palpable. Chaque 50 mètres, vous en rencontrez une, souvent tenu par des pakistanais. On y crie au téléphone, les enfants pleurent, vos doigts s'enfoncent, d'abord hésitants, dans les touches crasseuses des claviers d'ordinateurs collés les uns aux autres dans ces lieux où l'on a toujours trop chaud ou trop froid.

    > Et le soir, je ne sais pas par quel mystère, je découvre sur mon corps des hématomes et des griffures inconnues, comme si 1) soit j'avais reçu des coups et je n'avais pas eu mal dans l'immédiat de la blessure, 2) soit mon psychisme avait hystérisé ma douleur morale en lui donnant une forme somatique.
    POUR PLUS D'info, CLIQUEZ SVP SUR CE LIEN TRES UTILE :
    Affaire Brami-Dubec
    MERCI D'AVANCE A VOUS NE M'OUBLIEZ PAS. UNE CHAMBRE MÊME DE 3 Mètres CARRES ME SERAIT TRÈS UTILE CAR JE N'AI PLUS D'ARGENT POUR PAYER LES HÔTELS CRASSEUX DANS LESQUELS Je me suis trouvé dans l'obligation de résider jusqu'à présent.
    MERCI D'AVANCE
    BRIGITTE BRAMI



  24. -|- colombevoyageuse dit :

    SUITE DE L'affaire je me permets de revenir vers vous,
    Notre pervers national a donc fini par faire appel de la décision de la Chambre disciplinaire de l'Ordre départementale des médecins. En vérité, il l'a fait CONTRE MOI et pour gagner du temps, se faire encore et toujours passer pour une victime, lui qui connaît depuis 25 ans les décisionnaires en matière judiciaire et tous les journalistes qui font la pluie et le beau temps dans leur presse...
    Il s'agit pour nous de faire montre de derniers gros efforts car je risque trois ans fermes pour ...quelques cartes postales faits pour lesquels j'ai déjà été emprisonnée...6 mois !
    Notre seul grande force, c'est d'inonder le plus de sites possibles de mon histoire, y compris avec pièces attachées pour preuves.
    Il m'arrive une très grosse injustice. Pourriez-vous en faire part et poster LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE ce qui m'arrive;
    En vous remerciant d'avance.
    Voici un site (qui n'est pas le mien) où vous trouverez des éléments de l'affaire :
    http://lesboseparatiste.canalblog.com/archives/2009/11/30/15988539.html



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