Petites brêves de l’hôpital

Par Delphine Dumont, le 5 avril 2008 | Général

À l’hôpital, il y a des moments drôles et d’autres moins, c’est connu. Plus que les médicaments, il y a une chose qui fait que, grosso-modo, on tient quand même le coup : le sourire du personnel. À deux rares exceptions près, tout le monde avait le sourire, infirmiers, ambulanciers, aide-soignantes et même médecins. Même si ces derniers doivent encore parfois oublier d’y rajouter de la condescendance, un univers souriant, c’est beaucoup, vraiment beaucoup. Merci à eux tous. :)

L’hôpital, c’est un univers, il s’y passe des tas d’histoires, des amitiés, des frictions, des rencontres, ça bouge, ça vibre en permanence. Je me demande d’ailleurs pourquoi aucun producteur télé n’a encore eu l’idée d’en faire le théâtre d’une série. Curieux, vraiment curieux… :o)

L’hosto comme si vous y étiez

De l’autre côté du couloir, par rapport à ma chambre, il y avait la chambre d’un vieux monsieur, appelons-le monsieur Mourlot, ça tombe bien, ce n’est pas son nom. Monsieur Mourlot était régulièrement désorienté. Il hurlait “infirmièèèèèère” ou “Sylviiiiiiie“, voire “cafééééééééééééé“. Sa voix usée portait encore bien mais sans assommer, c’était donc plutôt drôle.

En plus d’être désorienté, monsieur Mourlot était dur de la feuille et le personnel devait donc s’adresser à lui d’une voix forte. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça animait le service… :)

Un jour, deux aides-soignantes discutaient préparatifs de mariage, l’une des deux devant se marier prochaînement. Ma porte était ouverte, je n’ai pas perdu une miette de leur conversation dans le couloir. Elles arrivent à la chambre de monsieur Mourlot pour l’aider à faire sa toilette. Extrait :

AS1 :Moi, j’avais une robe écru avec des grosses fleurs rouille. LEVEZ LES PIEDS, MONSIEUR MOURLOT.
AS2 : Rouille ? VOS PIEDS, MONSIEUR MOURLOT, LEVEZ VOS PIEDS, S’IL VOUS PLAIT. C’est comment rouille ?
AS1 : Rouille, c’est un peu bordeaux marron, tu vois. Ça faisait beau avec l’écru. ATTENDEZ, MONSIEUR MOURLOT, ON N’A PAS FINI.
AS2 : Ah oui, ça devait faire joli. Et t’avais un voile aussi ? Moi, rien que le voile, 100 teuros ! 100 teuros ! C’est cher, hein ?
AS1 : Oui, moi aussi, c’était cher, je sais plus le prix, mais c’était cher. NE BOUGEZ PAS, MONSIEUR MOURLOT, S’IL VOUS PLAIT.
Monsieur Mourlot : CAFÉÉÉÉÉÉÉ !
AS1 : VOUS L’AVEZ DÉJÀ BU TOUT À L’HEURE, MONSIEUR MOURLOT. VOUS NE VOUS SOUVENEZ PAS ?
Monsieur Mourlot : NAN, J’AI RIEN EU. CAFÉÉÉÉÉÉ !
AS2 : PLUS TARD, MONSIEUR MOURLOT. ON FINIT VOTRE TOILETTE D’ABORD. Et les gants, tu avais quoi comme gants ?
AS1 : Des gants assortis, écrus avec une ligne rouille. Ça faisait beau. Ils sont comment les tiens ?
AS2 : Des gants en dentelle qui remontent jusque là, mais je les ai pas pris à la boutique, hein. Déjà, le voile 100 teuros, j’avais compris.
AS1 : Oh ben oui, moi aussi, je les avais pas pris à la boutique. À la Foirfouille, t’en trouves des bien aussi hein.
AS2 : VOILA, MONSIEUR MOURLOT, ON A FINI. VOUS ÊTES TOUT BEAU MAINTENANT.
Monsieur Mourlot : CAFÉÉÉÉÉÉÉ !

Bien sûr, avec les patients bien présents, les aides-soignantes interrompaient leur conversation pour discuter toujours gaiement. Merci à elles ! :)

Hôpital - Photo : Bubbels - Stock Xchng

Etudiants diants-diants

Quand vous êtes hospitalisé en CHU, les médecins viennent accompagnés de leurs esclaves étudiants. Parfois, ils ont la délicatesse de vous prévenir de la présence du troupeau, parfois non. Les “première année” sont tout mignons, l’un d’entre eux avait boutonné sa blouse de travers, une autre avait l’air d’avoir piqué la blouse de son grand frère, le rugbyman. Quand ils étaient interrogés, ils donnaient l’impression que la terre serait bien aimable de s’ouvrir en deux et de les aspirer. À défaut, ils imploraient du regard le patient de venir à leur secours. Tout mignons, je vous disais. :’)

Les “plus grands” (quatrième année) sont dans un statut beaucoup plus inconfortable. Ils commencent à en avoir vu déjà pas mal et à posséder quelques connaissances, mais les médecins ne se privent pas de leur rappeler qu’ils sont loin d’être au bout et d’être compétents. C’est une seconde adolescence, que du bonheur ! Résultat, ils sont moyennement aimables avec le patient, faut bien que ça retombe sur quelqu’un.

Enfin, il y a les internes. Alors eux, ce sont vraiment des grands. Comme le dit la Wikipédia “l’interne est déjà un professionnel autonome, puisqu’il peut prescrire“. Il se tient bien droit dans ses bottes, il a les épaules en arrière, il parle d’une voix assurée, il est presque docteur en médecine, quand même, hé, ho, hein ! Bon, des fois, il y a le chef de service qui le tacle, mais c’est pour son bien.

Chef de service : Et pourquoi vous avez prescrit du Kivateguérir et pas du Guéribien ? Dans ce genre de cas, c’est typiquement du Guéribien qu’on utilise, alors pourquoi pas l’avoir prescrit ?
Interne (suant, cherchant vainement dans ses notes) : Euh… euh… Pourquoi du Kivateguérir et pas du Guéribien ? Euuuuuuh… On en a parlé avec Pierre (l’autre interne - NDLR) et euuuuuh… je ne sais plus pourquoi… euuuuh…
[Les étudiants en médecine présents sont au martyr, ils savent qu'ils seront tôt ou tard à la place de l'interne soumis à la Question, leur taux d'empathie s'envole]
Chef de service : Alors ? Pourquoi ?
Interne (bredouillant, en pleine panique) : Euuuh… Je ne sais plus. On n’avait pas de problème d’allergie ?… non… Alors, euuuuhh…
Chef de service : Quand même, ça fait deux jours ! Vous êtes jeune ! Si vous avez déjà des problèmes de mémoire, c’est grave !

Jeu, set et match, la chef de service. Pour l’instant… Parce que plus tard, c’est moi qui l’ai taclée. :)

Je ne vous ferai pas la critique gastronomique, la nourriture n’était vraiment pas bonne même si l’effort de diversification était notable, on a même eu des fraises ! Les programmes télé étaient navrants, mais je crois que ce n’est pas la faute de l’hôpital. En revanche, j’avais pris la télé pour avoir les infos, je n’ai jamais pu avoir un journal en entier pour cause de soins, examens ou visite d’un autre service. Pas au point, cette affaire. :o)

En conclusion

Vivement qu’on propose portable et connection internet à l’hôpital ! :D

En vraie conclusion

Notre service de santé n’est certainement pas parfait mais il est quand même vraiment bien foutu. Le personnel hospitalier a du mérite, on ne le dira jamais trop. :)

Mais c’est vrai aussi qu’on bouffe mal à l’hosto et que ça manque de NTIC. :op

Delphine Dumont
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Photo : Bubbels sur Stock Xchng

Technorati Tags : hôpital, infirmiers, sourire

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24 commentaires pour “Petites brêves de l’hôpital”

  1. -|- Jester905 dit :

    Bonjour Delphine ! Oui je sais, ça fait quoi, deux ans que je ne suis pas revenu te lire ? Voila qui est fait, et je vais rester un peu ^^

    Content que tu sois rentrée, et apparement en bonne forme ! En tout cas, ta plume n’est pas restée à l’hopital !



  2. -|- Rikko dit :

    J’apprends en m’amusant …

    Rectifie si je me trompe (comme dit le Colonel Hathi) mais à l’issu de ce billet, voici ce qu’il faut faire ;

    - Ce dépêcher de monter une série dans un hôpital, appeler ça…. je sais pas… "Urgences" tiens par exemple… (Merci pour le tuyau)

    - Les étudiants en médecine ressemblent donc à des personnages alternatifs de Puzzpi, on les utilise pour les tâches subalternes…

    - Gastronomie : warning, venir avec des provisions (un micro ondes serait un +)

    - Pour la télé, ya pu qu’à espérer une chai,e spéciale hosto avec que des programmes courts : Caméra Café, Caamelot, Avez-vous déjà vu, et bien sûr "la petite minute nécessaire de Monsieur Cyclopède"…

    Du coup, ça donne pas envie d’être malade…

    Mais notre joie est une grande joie à la face de l’éternel !!!

    Delphes est de retour !!! Allez Louïa !!!

    (Moi je dis pas cafééééééééééééééééééééééééé !
    Je dis rhuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuum ! )

    Allez ! Bon vent !



  3. -|- effigy dit :

    quel drôle d’hopital tu nous décris là, on s’y croirait, mais peut-être manque-t’il une touche de suffisance chez les internes, et la véritable morosité des aides soignants; mais bon l’essentiel c’est d’en sortir entier :)



  4. -|- Delphine Dumont dit :

    Jester > Alors ça, ça fait super plaisir ! :D
    Welcome back ! :)

    Rikko > Ah oui ! “Urgences”, ça sonne bien. Dépose le nom, vite ! ;)

    Effigy > Non, non, pas de suffisance chez les internes, j’en étais la première étonnée. Au contraire, beaucoup de simplicité, d’écoute. On les élève au bon grain à Dijon. ;)
    Idem pour les aides-soignants, la morosité était littéralement imperceptible. Je ne sais pas s’ils bénéficient de conditions plus favorables, mais sérieusement, la bonne humeur était générale. :)



  5. -|- PMB dit :

    Effigy, sur la morosité des aides soignants, pourrait-elle, parfois (mais parfois seulement, hein ;-) être due au rythme auquel on leur demande de traiter leur "clients" ?

    Un mien ami, manipulateur radio retraité, raconte comment en fin de carrière, "audité" par un contrôleur venu avec un chrono mesurer son temps d’intervention par patient, que le "client", un jeune enfant, impressionné, prenait du temps pour être mis en confiance, l’auditeur lui dit qu’il avait dépassé les 4 minutes réglementaires et "vous n’êtes pas là pour faire du social".
    Le père de l’enfant, présent, manqua lui faire avaler son chrono.



  6. -|- couliine dit :

    oui l’hôpital c’est un peu ça!
    il marche grâce a je ne sais quel miracle…si si si je sais en faite sans doute grâce au personnel surtout depuis quelques années ou l’hôpital va mal car nous sommes en restriction budgétaire.
    Le travail y est dur, le personnel est sous pression, en sous effectif, restreint en matériel. L’hôpital est une usine qui tourne 24h sur 24.On y rencontre souffrance misère et mort bref rien d’engageant à première vue et on comprend pourquoi il y a pénurie de personnel!
    J’y ai fait des rencontres que je n’oublierai et jamais…
    bon retour delphine on est quand même mieux chez soi;)



  7. -|- Soho (Chocoholic) dit :

    Eh bine ma Delf, je me réjouis (comme les autres) de ton retour.. mais, je ne peux m’empecher d’etre un peu inquiète malgré tout :
    un si joli billet qui nous narre ton aventure hospitalier et rien, (pas la moindre petite miette, pas la moindre allusion) à la configuration anatomique de sus-dits internes :
    de 2 choses l’une, ou ils étaient vraiment tous moches (pas un sous-entendu sur un ptit postérieur rebondit dans une blouse d’étudiant), ou tu étaient vraiment très malaaaaaaaade.

    Vu les hordes d’internes que tu nous décrits, je ne peux pas croire qu’ils aient tous été des bas-du-c*** / des filles - (rayer les mentions inutiles)

    J’en conclues donc que tu a vraiment été sonnée et je t’envoient plein de kizz réparateurs (ça marche aussi bien que le Kiguérit et il n’y a pas d’effet secondaire)

    A très vite



  8. -|- Soho (Chocoholic) dit :

    je t’envoient !!!! (ente autres enaurmes fautes !)

    oh my god.. faut vraiment que je me relise avant de cliquer sur "envoyer" …
    sorry :s



  9. -|- Delphine Dumont dit :

    Ah les internes ! Pourquoi n’en ai-je pas parlé ? Parce qu’il s’agit de l’escroquerie du siècle, madame ! Et je n’ai pas peur des mots ! Les premiers jours, l’interne de service est grand, brun, beau à tomber, les mains douces, la voix suave. Au cas où la clientèle serait difficile, on renchérit avec un externe black séduisantissime. Et là, quand on sent que la patiente est fébrile, à la merci de l’hôpital, sans défenses, là, dis-je, plus que des filles !!! C’est une honte, un scandale ! Qu’ils ne s’étonnent pas que j’en sois partie dès que j’ai pu. Une honte ! Vraiment !



  10. -|- couliine dit :

    morte de rire…
    quelle arnaque!
    ça me rappelle l’année derniere: l’incempetent qui m’a diagnostiqué ma gastro et a vu a l’echo que violette etait un garçon
    je faisais une pyelonephrite et violette est une fille
    qui dit mieux?! :)



  11. -|- couliine dit :

    j’oubliais il etait meme pas beau!



  12. -|- Delphine Dumont dit :

    Ah, là t’as eu carrément le dessous du panier. ;D



  13. -|- Balise dit :

    Dernière fois que je suis passée à l’hopital… j’ai reçu un courrier du toubib le 27 février… "on va vous envoyer une ordonnance par courrier". J’attends toujours… (heureusement mon interne préférée m’a dit dans son dernier mail après mes hurlements de désespoir qu’elle s’en occupait. Je vais peut-être pouvoir avoir ladite ordonnance la semaine prochaine…)

    Désolée pour ton séjour dans la trappaspam. Je croise les doigts pour ton ordonnance. ;)



  14. -|- effigy dit :

    @pmb: quand on les vois se faire rabrouer par, i) les infirmières, ii) les internes, iii)les mandarins, il est sur que ce n’est pas la vie révée,, mais comme l’a dit dd il faut quand même souligner leur infinie gentillesse vis à vis des patients



  15. -|- Delphine Dumont dit :

    Je ne sais s’il faut y voir l’explication de leur permanente bonne humeur, mais je n’ai été témoin d’aucune scène où une aide-soignante aurait été rabrouée. Au contraire, j’ai toujours constaté qu’elles étaient saluées poliment et avec le sourire. Je crois qu’il y a dû y avoir un gros travail sur le travail d’équipe.



  16. -|- Stephane dit :

    @PMB : perso, je pense que dans la même situation je le lui aurait fait avaler son chrono en laissant dépasser la ficelle pour être sûr de pouvroir tirer directement sur l’estomac… Je sais je suis joueur…

    À croire que je n’ai pas de patience avec les médecins quand il s’agit d’enfants, les miens de surcroit…



  17. -|- effigy dit :

    au fait ça t’ennuie pas que je t’appeles dédé?



  18. -|- Delphine Dumont dit :

    Notons que Stéphane a dit “mes enfants” et qu’ils convient donc de le féliciter ! ;D
    Encore bravo, m’sieur et encore bienvenue au deuxième petit viking ! :)

    Effigy > Plutôt que DD ou Dédé, je préfère nettement Delphine, mais Rikko a introduit l’usage de Delphes. :)



  19. -|- Rikko dit :

    Ben oui… notre Oracle du web deuzérohanous !!!

    ça tombe (boum !) sous le sens!

    pi c’est plus court à taper….

    pi c’est plus joli que DD ou dédé qui fait plus dans le transport routier que dans la dentelle interneteuse (ou internetienne…j’ai un doute…)

    pi c’est joli comme ville Delphes! (enfin je crois…)

    pi si zrnntlanoob veux sont portrait… faudrais qu’elle montre son nnez !



  20. -|- Stéphane Carpentier dit :

    @Delphine : merci ! Je t’envoies kkl photos sur ta bàl ;)



  21. -|- effigy dit :

    tres snob delphes, moi même je suis en rhodes-age, bon ok je sors.



  22. -|- Rikko dit :

    Rapporte du pain! d’habitude c’est mon tour !



  23. -|- Antoine dit :

    Magnifique billet qui démontre si besoin en était, ton professionnalisme.

    Ainsi donc, chargé de rédiger un blog pour un hôpital, tu t’es investie complètement. Encore bravo !

    L’hôpital, comme si vous y étiez me laisse perplexe sur l’éventuelle possibilité que Martin WINCKLER ait un nègre, toi. (A la différnce que MW, écrivain, ne me fait pas rire, je préfère son blog pro) . La toilette de M. Mourlot est complètement désopilante et le pseudo-prestige de certains patrons de service de Médecine inchangé.

    Comme tu as aussi pu le vérifier, la parité H/F des futurs médecins s’est modifiée (les filles sont même plus nombreuses en général). C’est un peu moins vrai pour les services de chirurgie mais cette mission exploratoire, il me semble que tu l’avais déjà accomplie.
    Et oui, le travail de sape que font les féministes comme toi aboutit à ce triste constat : y a beaucoup moins de beaux mecs. Personnellement, je n’y vois pas d’inconvénient…

    Pour les NTIC, il faut reconnaître que c’est très pauvre (seulement sur l’initiative de quelques services) ; les prestations journaux, télé sont assurés le plus souvent par des relais H et le reste ne semble pas au programme (d’autant qu’il faut un minimum de structures matérielles que les CHU n’ont pas les moyens de fournir)

    Pour la bouffe, c’est pas terrible et il n’y a pas encore de bananasplit, hélas.



  24. -|- Delphine Dumont dit :

    Merci ! ;)
    Sérieusement, j’aimerais beaucoup rédiger un blog sur le quotidien d’un service. Certains personnels hospitaliers tiennent déjà un blog, mais c’est forcément très personnel. Ce qui m’intéresserait, ce serait de mettre le service comme personnage principal, de rapporter les points de vue de tous les intervenants, du brancardier au chef de service, les contraintes, les conséquences des décrets de “tout en haut”, les anecdotes, etc…

    Pour la télé, je ne l’ai prise que deux jours puisque je n’avais pas d’argent sur moi et que j’ai dû vider les poches de mon fils lorsqu’il m’a rendu visite. C’était 2,60 € la journée (cher, non ?), il n’a pu m’offrir que deux jours. Mais finalement, les programmes étaient si navrants que ça a été bien suffisant. Pour la lecture, des visiteuses ont assuré le service de bibliothèque dans les chambres. J’ai eu le malheur de dire que j’aimais le Moyen-Âge et, avant d’avoir pu préciser, je me suis retrouvée avec des bouquins sur les pélerinages et la construction des cathédrales. Dommage, ce qui m’intéresse, moi, c’est la vie dans les villes et la place des femmes dans la société de l’époque.

    Pour la nourriture, je te rejoins, l’absence de bananasplit est un pur scandale, j’espère que le nouveau plan hospitalier y remédiera. ;D



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