Le froid, les SDF et vous et moi

Par Delphine Dumont, le 6 décembre 2012 | Tous concernés

On nous rebat les oreilles de l'égoïsme, de l'indifférence, du chacun pour soi, etc. Quand j'ai été au plus mal, vous m'avez montré à quel point tout cela était faux. Je ne l'oublierai jamais. Quand le moral flanche un peu, je pense à vous et mes forces me reviennent. C'est pour ça que je vous en demande encore plus. Quelle ingratitude, non ?

Je vais tout d'abord vous demander de faire confiance aux services sociaux et aux associations. Comme le rappelle Alain Juppé, il est vital de signaler les gens sans abri. Avec ce froid, chaque journée, chaque nuit, chaque heure peut être mortelle.

Souvent, ces personnes ont aussi besoin de soins. Pour les aider efficacement, il faut des pros et des structures. Votre premier devoir est donc de les signaler au 115. Vous pouvez offrir une soupe chaude ou un café, voire une couverture (il y en a à partir de 2 euros chez Ikea), mais n'oubliez pas que l'enfer est pavé de bonnes intentions.

Jeune femme dans une tempête de neige - Wikicommons

Je vais ensuite vous demander de ne pas faire une totale confiance aux services sociaux et aux associations. Plus exactement, de ne pas vous reposer sur eux. Ils ont leurs faiblesses, j'en témoignerai peut-être un jour, et leurs limites. Il y a des cas où vous pouvez intervenir directement, où vous pouvez stopper la dégringolade d'une personne, d'une famille...

Caroline lance un appel à l'aide pour une jeune femme et ses filles. Vanina n'a pas de travail, donc pas de logement, donc pas d'adresse, donc pas de travail, donc...

Elles ne sont pas encore à la rue au sens strict, les filles sont encore avec leur mère, mais tout peut aller très vite. Si vous avez une piste pour Vanina dans le XIIIe arrondissement de Paris (où les petites sont scolarisées), contactez Caroline à cette adresse : cfrancfr(at)yahoo.fr.

Elles ont besoin d'un logement et la maman d'un travail (elle a une expérience de décoratrice d'intérieur). Ça n'a pas besoin d'être Versailles et un poste à 30 000 euros par mois. Avoir un travail et un logement, même modestes, c'est pouvoir accéder à des aides, à des structures. Ça rassure aussi les services sociaux et, croyez-moi, des services sociaux inquiets, c'est pire qu'un mafieu à qui vous devez de l'argent !

Si vous ne pouvez rien faire, vous pouvez au moins relayer l'appel à l'aide. Donnez le lien du billet de Caroline ou le mien. Quelqu'un, quelque part, a la solution, ne l'oubliez pas.

Merci à vous d'être vous ! Et ce ne sont pas des paroles en l'air.

[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]
Photo : Wikicommons

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