Sommes-nous prêts pour la fin du monde ?

Par Delphine Dumont, le 2 mars 2013 | Tous concernés

On peut imaginer l'Apocalypse de diverses façons : des chutes de météorites, la mort du soleil, une bactérie funeste, etc. On pense moins à une fin du monde dans laquelle nous ne mourrions pas.

Oh bien sûr, de nombreux auteurs ont imaginé des catastrophes de tout genre qui nous ramèneraient à l'âge de pierre, mais ça n'est resté qu'à l'état de fiction.

Cet après-midi, une coupure d'électricité et un réseau téléphonique très instable me laissent très frustrée, la plupart de mes outils sont devenus inutilisables !

Je ne peux accomplir que très peu de tâches ménagères. J'économise l'eau chaude car je ne sais pas quand le ballon pourra se remplir à nouveau. Je ne peux pas faire de lessive, ni de repassage. Je ne peux pas passer l'aspirateur, etc., etc.

Je ne peux pas plus travailler, ni jouer sur le PC ou la console. Je ne peux pas appeler mes amis ou ma famille, les téléphones fixes et portables fonctionnent sur batterie, il faut les économiser.

Je ne peux plus me chauffer, les radiateurs sont électriques. J'enfile un peu plus de pulls et je prépare les couvertures pour résister à l'hiver bourguignon.

Bref, ce n'est pas la fin du monde, mais ça m'y fait penser.

Nous avons vendu notre indépendance pour toujours plus de confort. Les signaux d'alerte ont beau se multiplier, nous ne les écoutons pas et sommes chaque jour plus énergivores. Alors, oui, les constructeurs font des efforts pour rendre leurs appareils plus économes, oui, les institutions établissent des normes et, non, nous ne faisons aucun effort.

Il faut cesser d'attendre que les solutions s'imposent d'elles-mêmes et les imaginer dès aujourd'hui. J'ai twitté tout à l'heure en plaisantant qu'une bombe sale avait été larguée sur notre village. Je n'y croyais pas, bien sûr, mais, malheureusement, avec les nombreux groupes terroristes qui se baladent dans le monde, cela pourrait vite devenir une réalité. Il parait que ces engins sont relativement faciles à fabriquer.

Que deviendrait notre société hyperconnectée sans ses réseaux ? J'imagine bien que l'État a dû mettre une commission d'étude sur le coup pour anticiper la situation. J'ai pleine confiance en eux. Je sais qu'ils seront parfaitement incapables de parer le coup. N'oublions jamais que les secours ont mis quatre jours à parvenir pour Katrina.

C'est donc à chacun d'entre nous de prévoir sa vie sans énergie, ni réseaux. Je ne sais pas sous quelle forme il faut le faire, cela dépend des besoins de chacun.

On pourrait imaginer une journée "off" régulièrement, à chacun d'en fixer la date et la périodicité, afin de mieux percevoir ce qui pourrait manquer et comment y remédier.

Je ne veux pas être alarmiste, ni prôner la décroissance, j'aime être connectée au monde entier, j'aime les machines, les appareils, les bidules, etc. Je prends seulement conscience de ma dépendance à l'électricité.

Comme lors de la dernière panne d'électricité, oui.
Sauf que, cette fois-ci, je réalise que je ne suis pas mieux préparée que la dernière fois.

[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]
Illustration : authentique billet de blog écrit à la main en attendant le retour de l'électricité.

[Disclaimer : ce billet a été écrit pendant la panne d'électricité (qui a tout de même duré 18 heures). Si je ne le publie que ce dimanche, je le date donc de samedi.]

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6 commentaires pour “Sommes-nous prêts pour la fin du monde ?”

  1. -|- Balise dit :

    Et, donc, comme signalé en d'autres lieux, Ravage de Barjavel est probablement un des trucs à lire les plus saisissants sur le sujet, malgré le fait que c'est un peu daté (mais... étonnamment pas tant que ça, si je me souviens bien) (faudrait que je le relise).



  2. -|- couliine dit :

    pas besoin d'électricité pour mon bon vieux livre :D



  3. -|- Delphine Dumont dit :

    Balise : Et hop ! J'ai ajouté ton Barjavel sur ma toread-list !
    Et je viens de répondre à ta question. =)

    Couliine : Oui, mais pour tout le reste ? Imagine que tout s'arrête, là, tout de suite en quelques secondes ? Plus d'électricité, plus de réseaux ?



  4. -|- couliine dit :

    et bien nous ferons autrement parce que nous aurons pas le choix, que nous avons aussi des capacités d'adaptations!!!viiiiiiiiiiiiiiiii



  5. -|- Rikko dit :

    Je ne réponds pas... je me prépare !



  6. -|- Stéphane dit :

    Ah la rupture de la normalité ! C'est pénible si c'est temporaire, mais que se passera-t-il si ça devient permanent?
    Mon pessimisme naturel me laisse à penser que des ruptures temporaires pourraient devenir durables mais que surtout nous ne sommes pas prêts.

    Alors moi aussi je me prépare. Il y a déjà plein de blogs qui évoquent le sujet avec beaucoup d’à-propos et mes préférés en français sont protegor ou "le survivaliste". Ou sinon rechercher "prepper" sur le net.



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