L'acte sexuel relève du domaine qui nous est le plus intime : nous. Ce n'est pas qu'une rencontre de corps, c'est aussi une rencontre spirituelle, affective, émotionnelle. C'est très fort, très impliquant. Comment alors trouver normal et "bien" qu'un être humain ne puisse choisir qui il va rencontrer ainsi ? Chaque relation sexuelle non souhaitée mutuellement est un viol. Ce n'est pas parce que la prostituée(1) reçoit de l'argent qu'elle désire subitement son client, elle ne souhaite pas sentir son contact, être pénétrée par ce client, subir ses fantasmes(2), etc...

Une société qui se veut moderne ne peut pas continuer à tolérer la prostitution, non pas par ordre moral, mais par humanité. Ce n'est pas le sexe qui est condamnable, mais l'exploitation d'êtres humains qui entraîne inexorablement leur destruction physique et morale. Comment peut-on cracher sur l'esclavagisme des envahisseurs et considérer normale la prostitution ? C'est pourtant le discours actuel de la gauche bo-bo qui se veut provocatrice et n'est que grotesque et criminelle.

Je vous invite donc à lire ce texte, un peu long et austère, mais passionnant et terriblement instructif :

Prostitution : les pièges du pragmatisme sur Périphéries.net

Delphine Dumont
RedacBox.com, mon site professionnel

  • (1) : je généralise au féminin, non pas que je nie la réalité de la prostitution masculine mais parce que celle-ci est infiniment moins importante que la prostitution féminine. - Retour au billet
  • (2) : même s'il n'y a pas de violence physique ou morale, le jeu sexuel n'est pas choisi mutuellement, il est donc subi par la prostituée. - Retour au billet

J'ai oublié de mentionner que j'ai découvert cet excellent article via Mouvements.be, site d'observation attentive de notre société.

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