Harry RoselmackComprenez-moi bien : je suis totalement ravie de la promotion amplement méritée d'Harry Roselmack et je lui souhaite de continuer à garder la tête froide et de voir son talent justement récompensé. De plus, je suis loin de me plaindre du plaisir de mes yeux quand je le regarde... :)

Harry fait donc couler beaucoup d'encre. J'ai lu des articles où certains lui reprochent d'être trop beau et sous-entendent que ce n'était que son physique qui lui avait valu son poste. D'autres attribuent cette chance à sa couleur de peau, à son âge, à son origine, etc... Son parcours ? Ses efforts ? Son talent ? Boooof ! On s'en fout, hein ! Qui il est n'a aucune importance. Ah...

Dernier article lu : Harry Roselmack n'est pas noir, il est jeune par Hakim El-Karoui et Jean-Pascal Picy dans le Figaro.fr. Comme le titre l'indique, la caractéristique la plus importante serait l'âge. En fait, Harry Roselmack n'est qu'un prétexte pour un long discours sur l'âge certain de nos élites, ce qui va à l'exact contraire des remarques à propos du jeunisme qu'on entend souvent ailleurs, mais passons.

Mais quel âge a donc Baby Harry ? 33 ans, mon colonel ! 33 ? Tant que ça ? Non pas que je trouve que ce soit vieux en soi, mais c'est un chiffre un peu élevé pour parler de favoritisme par l'âge. S'il avait eu 23 ou 25 ans, oui, là, ç'aurait été significatif, mais 33, ce n'est pas si jeune que ça, si ?

Je pourrais adresser les mêmes remarques pour tous les autres articles qui ne parlent que de sa peau, de ses origines, etc... Pourquoi vouloir trouver une explication à ce choix de TF1, autre que "Harry Roselmack est un bon journaliste, il a une excellente culture, une parfaite élocution et beaucoup de charme, bref, il est un très bon présentateur de 20h" ? Je ne suis pas dupe, je sais que TF1 a réfléchi à ce choix, mesurant le pourcentage de racistes dans ses fidèles et le ratio bénéfices/risques, comment le leur reprocher ? Une chaîne de télé est une entreprise et elle se gère en tant que telle, y compris au niveau des embauches.

Il est donc évident que le choix d'Harry Roselmack s'est fait sur plusieurs critères et non un seul comme les spécialistes en expertise d'analyse voudraient nous le faire croire. Ces prismes d'analyses m'amusent par leur coté réducteur, et me navrent aussi, car ils trahissent l'incapacité de certains à prendre en compte un individu dans son intégralité. Je ne suis ni "la population française", ni "les téléspectateurs de TF1", mais j'ai bien l'impression que les seuls à avoir fait un fromage de cette nommination sont ces prétendus experts. Un peu comme pour l'affaire Clearstream, la grande majorité des gens s'en foutent et des journalistes en mal de copie nous pondent un malaise verbeux...

Delphine Dumont
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