En résumé, l'un des deux accusés a été autorisé à assister à un match de foot et l'on a appris, à cette occasion, que c'était déjà sa dixième sortie depuis son incarcération. Je suis ravie que le respect de l'être humain soit de mise dans les centres pénitentiaires et surtout lorsqu'il s'agit de mineurs. Cependant, entre le respect et le camp de vacances avec "match de foot, piscine, promenade à VTT, etc...", je pense qu'il y a la place pour un juste milieu. Je vous laisse lire les détails :

  • L'inadmissible sortie admise sur La Libre Belgique ;
  • Les parents de Joe sont de nouveau sous le choc sur la La Dernière Heure.

Je cite la fin de l'article de la Libre qui résume mon malaise :

Françoise Van Holsbeeck, la maman de Joe, a du mal à comprendre que « l'on fasse un tel cadeau à quelqu'un qui devrait être puni, prétextant qu'il s'agit de réinsertion sociale. Que l'on songe déjà à sa sortie, alors qu'il vient à peine d'être enfermé. (...) Et son fils aîné, qui a perdu son unique frère, a-t-on pensé à lui offrir un billet pour assister à un match des Diables Rouges? »

Ce n'est pas nouveau, les victimes sont bien plus négligées que les coupables ou présumés coupables. Il est quasiment impossible d'aborder ce débat. C'est comme si, quand on demande plus de soutien aux victimes, on demandait plus de dureté pour les coupables (ou présumés coupables). Je ne demande pas qu'on rétablisse la peine de mort, le bagne ou quelconque autre horreur que nous avons réussi à abolir. Je voudrais juste que tous les êtres concernés dans une affaire soient pris en compte à tous les stades de celle-ci. Ces décisions qui s'appuient sur des données partielles me font penser à ces médecins qui prétendent soigner sans s'adresser à leur patient, ayant pour celui-ci encore moins de considération qu'un boucher n'en a pour une carcasse. Bref, ça m'énerve !

Delphine Dumont
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