Le bon côté

Petites bougies chauffe-plats dans leurs petits bougeoirs fleurs roses ou bleus, disposées savamment sur mon bureau. Oui, savamment : pas trop près du bord pour que le chien ne les fasse pas tomber d'un coup de queue (il y a une foule de choses auxquelles il faut penser quand on a un chien grand comme un poney) mais pas trop près non plus de mes corbeilles à courrier ou de mon PC. Ma princesse a grimpé sur mes genoux, nous nous sommes blotties sous une couverture (vive le chauffage électrique, dès qu'il s'arrête, la chaleur disparaît instantanément !), le grand nous a ramené des petits chocolats (il faut toujours avoir des petits chocolats chez soi) et nous nous sommes raconté des histoires.

Au final, quand la lumière est revenue, nous étions un peu tristes que ce soit déjà fini. :')

Le mauvais côté

Quand il y a eu la coupure, nous avons essayé de joindre EDF. Pendant les 40 minutes que cela a duré, nous avons ré-essayé toutes les 5 minutes environ. La ligne était sans arrêt occupée. Je peux comprendre qu'il y ait eu beaucoup d'appels mais n'était-il pas possible de mettre un service d'infos ? Lorsque cela a été terminé, nous avons rappelé afin de savoir si c'était totalement réparé ou s'il fallait s'attendre à d'autres coupures. EDF est restée injoignable. Je ne trouve pas cela normal. Je n'ai pas appelé les services d'urgence pour ne pas les encombrer mais je dois dire qu'avec une température de -2° dehors et une maison très mal isolée, j'étais un peu inquiète à l'idée que cela dure. J'imagine l'angoisse des personnes âgées seules...

Les ascenseurs en ont encore profité pour garder leurs occupants en otage ! On parle d'une quarantaine d'interventions de pompiers pour ce type d'incident sur Paris et petite couronne. Depuis le temps que les ascenseurs existent, n'y a-t-il donc toujours aucune possibilité de débloquer mécaniquement une cabine coincée faute de courant ? Je ne sais pas, moi, une méga-manivelle pour amener la cabine à un étage et pouvoir ouvrir la porte facilement, ça ne doit pas être si impossible à concevoir. Avec la direction assistée, on fait tourner un super poids lourd d'un doigt, on doit pouvoir remonter une cabine de quelques tours de manivelle, non ?

Plus grave, le CHU de Dijon a dû patienter 3 minutes avant que le système de secours se mette en route. Il semble qu'aucun patient n'en ait souffert, c'est une chance, mais ne vérifie-t-on jamais l'efficacité de ces systèmes ? Faudra-t-il attendre un drâme pour que ça bouge ou les leçons seront-elles apprises ?

Les rues se sont subitement retrouvées dans le noir, ne peut-on envisager un éclairage de secours minimal pour certains points ? Je n'aurais pas aimé avoir à attendre un bus samedi soir. Je sais, c'était un samedi soir tard, il y avait probablement peu de monde qui attendait un bus mais les jours diminuent vite à cette période de l'année. Bientôt à 17h30, il fera nuit. Que se passera-t-il alors ?

On pourrait...

Il me semble que c'est en Suède qu'on forme tous les habitants aux premiers secours. Je pense que ce serait vraiment une idée à importer. De même, le Japon, en préparant dès la petite enfance sa population à bien réagir en cas de séisme, a toujours su réduire au maximum le nombre de victimes. Ce black-out nous a montré à quelle point notre société est vulnérable et que, malgré un bilan heureusement très léger des incidents consécutifs, personne n'y était préparé. Samedi soir, les services d'urgence ont été saturés d'appels, cela reflète l'angoisse de la population. Je suis persuadée qu'avec une formation aux premiers secours, on aurait évité cette panique.

Et vous ?

Comment vous les avez vécues, ces 40 minutes de black-out ? Qu'est-ce que ça vous a inspiré ?

Delphine Dumont
RedacBox.com, mon site professionnel

Technorati Tags : black out, coupure d'électricité, 4 novembre