Suite à mes ennuis de santé, je dois régulariser quelques détails dans mon dossier à la Sécu. L'assistante sociale de l'hôpital m'avait indiqué les démarches à suivre, tout devait être simplissime. Devait...

Avant d'entamer ces démarches, je devais attendre un courrier de ma caisse de cotisations. Lorsque je l'ai enfin reçu, je contacte la Sécu pour savoir où je dois apporter les documents demandés, on m'indique le centre dont je dépends. Fine mouche, je m'en fais préciser les horaires d'accueil du public. On me répond que c'est toute la semaine aux horaires de bureau. Génial !

Toute la semaine aux horaires de bureau ? Attendez... C'est un peu trop bien, ça... Je rappelle et redemande les horaires d'accueil du public du centre où je dois me rendre, je veux être sûre qu'il n'y ait pas de confusion. Réponse : tous les mardi et jeudi de 14 à 16h. Waow ! C'est où les bureaux qui ont ces horaires-là ? On y est aussi payé à taux plein ? Moi, je veux des horaires de bureau comme ça !

Déjà, là, j'ai comme le sentiment que ça flotte un peu à la Sécu...

J'avais bien fait d'appeler, nous étions un mercredi, je me serais déplacée pour rien. Le lendemain, un jeudi donc, avant de partir, de plus en plus méfiante, je rappelle une troisième fois pour m'assurer que je ne vais pas faire 20km pour rien. Oui, 20km, c'est ça le bonheur de la ruralisation. Mais non, promis, juré, craché, tous les mardi et jeudi de 14 à 16h. Zyva ! T'as pas confiance ou quoi, assurée de ta race !

Donc, j'y vais. 20km, je rappelle. Et quand j'arrive... ah ben... il n'y a personne, c'est les vacances, hein. Ça doit être la proximité de Dijon, la moutarde me monte soudain au nez. La secrétaire à l'accueil ajoute que, même s'ils avaient été là, je n'aurais pas été reçue parce que... c'est sur rendez-vous ! La moutarde monte encore un peu plus, mais je reste parfaitement courtoise, pas mon genre de me défouler sur le petit personnel qui n'a rien à y voir. La secrétaire réalise sa chance et, peut-être pour me remercier, ou pour ne pas mettre sa peau en danger, me propose d'appeler le responsable de centre afin qu'il prépare mon dossier et me fixe un rendez-vous. Top la ! On fait comme ça !

La secrétaire téléphone puis, mon cas semblant trop complexe, me passe sa correspondante. Pendant 10 minutes au téléphone, nous discutons de mon cas, éclaircissons les premiers points. Mon dossier est à peu près aussi embroussaillé qu'une dalle de béton, je suis très étonnée de lancer un défi avec quelque chose d'aussi net, mais bon... Nous convenons d'un rendez-vous pour la semaine suivante, je me refais préciser la liste des documents à fournir, elle concorde en tous points avec celle que j'avais reçue à l'hôpital et avec la liste des documents que j'avais pris la précaution d'emmener.

Indiana Jones dans la Jungle de la Paperasse maudite, c'est moi !

Le rendez-vous était pour hier. Je refais donc les 20km avec entrain et avec ma voiture. Trop contente je suis de ne pas devoir les faire à charrette à bœuf. J'avais rendez-vous à 15h, j'arrive à 14h55. On ne dira pas que je n'y ai pas mis du mien. Je suis reçue dans la foulée à 15h35. Oui, la Sécu a la foulée longue. Ce n'est pas la faute du monsieur avant moi, il n'est resté que trois minutes. Avant lui, il n'y avait personne, mais ne cherchons pas à envenimer la situation, la Sécu va s'en charger toute seule.

Je me présente donc devant monsieur Machin (pas de plaque avec son nom et il ne s'est pas présenté). Je déballe mes documents. Et là, ah ben zut ! Je n'ai pas les bons ! Qu'est-ce qu'on rigole ! Monsieur Machin me demande qui m'a dit d'amener ça, je lui dis que c'est ma correspondante au téléphone, la semaine dernière. Et là, il me fait cette réponse sublime : « Ah ben oui, le téléphone ! Mais au téléphone, on peut dire n'importe quoi ! »

C'est là que je me dis qu'il y a une caméra cachée et que, quand même, piéger des convalescents, c'est pas super éthique. Ça doit être pour TF1...

Le bureau brille par son dépouillement, impossible d'y cacher une caméra. Marcel Béliveau n'y est pour rien, c'est juste la Sécu qui déconne à fond. OK... Monsieur Machin a tout suivi dans mes yeux : la perpléxité, l'incrédulité, la recherche de la caméra, la prise de conscience, la nouvelle montée de moutarde, etc... Comme ce n'est pas un homme stupide, il se dit qu'il ferait mieux de bien faire son boulot. Il me sort donc le bon document à remplir et la bonne liste des documents à fournir.

Je dois les lui rapporter mardi, il vaudrait mieux que ça roule cette fois-ci...

Au fait, la personne que j'ai eue au téléphone la semaine dernière, elle avait promis juré de préparer mon dossier pour faciliter le rendez-vous de cette semaine. Ça vous étonne si je vous dis qu'elle n'a rien fait ?

Pour faire court, je n'ai pas raconté les passages concernant mon statut. Je vous résume la pensée généralement exprimée : « Putain de non-salariés ! C'est pas vrai, ils s'arrangent toujours pour faire chier le monde avec leurs caisses de cotisations à la con. ». Je persiste et signe, je ne présenterai pas d'excuses pour avoir osé créé mon emploi et ne pas être une charge pour la société ou un employeur. Et j'ajoute : merde alors ! Parce que, des fois, ça fait du bien de dire "merde". :)

Delphine Dumont
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