Les transports en commun, l’aventure moderne

Par Delphine Dumont, le 10 septembre 2008 | Famille

Je continue dans mes expériences extrêmes, après "L'Île de la Tentation", j'ai testé pour vous "Je prends le car pour aller faire mes courses".

Attention ! La suite de ce billet comprend des passages qui peuvent impressionner le jeune public et les personnes sensibles.

Afin de goûter toutes les saveurs du voyage en car, j'ai réalisé deux expériences : "aller simple en autocar" et "aller-retour en duo car/bus de ville".

Episode 1 : l'aller-simple en autocar

  • Date : samedi 30 août
  • Précision sur la date : dernier samedi avant la rentrée des classes
  • Motif : Remplissage des placards de la cuisine de denrées alimentaires et des cartables des enfants en vue de la rentrée
  • Précision sur le motif : l'achat des fournitures scolaires était compliqué par l'absence de listes fournies par les écoles (la liste, c'est pour les petits joueurs, l'absence de liste est réservée aux hard-core mothers)
  • Trajet : 8 kilomètres
  • Heure de départ : 9 heures du matin... 13 heures
  • Retour : voiture de l'ex conduite par l'ex.

Lors de notre consultation des horaires du Transco, nous avons repéré un autocar qui part de notre bled paumé et nous mène au supermarché du bled paumé voisin. Dit comme ça, ça a l'air simple, mais en fait, sur la grille horaire, il faut faire attention à bien choisir un bus qui s'arrête au bon endroit au départ et à l'arrivée, qui circule un samedi, hors période scolaire, etc., etc... Je vous recommande l'exercice, c'est plus drôle que le sudoku.

Bref, il y a un car à 9h07 à l'arrêt. Nous nous mettons en route à 8h45, nous sommes à un kilomètre de l'arrêt. Nous y arrivons environ 7 à 8 minutes plus tard, après avoir savouré une marche lente en ce délicieux matin bourguignon.

Exactement au moment où nous atteignons l'arrêt, nous voyons arriver le car. Avec l'élégance requise, nous levons le bras comme trois ouistitis sous exta. Le car prend son virage à un pas de sénateur, lent mais sûr, s'approche de l'arrêt et... poursuit son chemin !

Mon fils pique un sprint en hélant gracieusement la conductrice : « HÉ ! HO ! HOUHOUUUU !". Malheureusement, au bout de 200 mètres, une magnifique ligne droite permet à la perfide conductrice de faire rugir son moteur et de semer mon fringant chevalier. [Placer ici une bordée d'injures qui formera un doux euphémisme de ce que j'ai pu prononcer...]

Le car suivant est à 13h10. Nous sommes à l'arrêt à 12h40, nous avons déployé des herses, placé des plots de béton en travers de la chaussée, armé quelques Mouldaves et nous filtrons le flot de véhicules. Enfin, on le filtrerait s'il y en avait un mais personne ne passe. En fait, il manque juste le son d'un crotale pour qu'on se croit en plein dans le désert du Nevada. Ou de Mojave.

À 13h02, le car arrive. Les malheureux qui se seraient fiés à l'horaire affiché devront attendre le car suivant : celui de lundi matin. Quel trafic de délire à Trouperduland !...

Bref, nous voici dans le car, secoués, un peu à l'étroit tant l'espace entre les rangées de sièges est réduit au strict minimum, mais dans le car. 17 minutes plus tard, nous voici arrivés. 8 kilomètres en 17 minutes... On a failli être décoiffés ! :D

Donc, là, on a fait des courses à Super-U et on est rentrés avec la compagnie Ex-Tours, véhicule confortable et chauffeur désagréable. Bref, rien à raconter. Dans le billet suivant, le deuxième épisode de notre saga "Toi aussi, prends le bus" vous permettra de partager notre expérience. La première partie vous a déjà fait frémir, la seconde sera pire. Il est encore temps pour les plus impressionnables de renoncer.

Mais j'espère quand même vous retrouver tous ! ;D

[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]

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