Le P.S. est mort, vive… quoi ?

Par Delphine Dumont, le 22 novembre 2008 | Politique-tac

Si les élections au P.S. ont prouvé une chose, c’est que le P.S. est mort et bien mort. Ce parti s’est condamné au même destin que le P.C. : devenir une secte bruyante et gesticulante mais sans la moindre influence.

Comme toute secte, il a ses adeptes fidèles qui refuseront de voir la vérité et qui traiteront d’ennemis mortels tous ceux qui essayeront de leur ouvrir les yeux. Les militants socialistes relèvent désormais de l’UNADFI.

Le monde tourne pendant les éléphants s’étripent

Hier soir, pendant l’émission “Comme un vendredi“, il y a eu deux phrases extrêmement révélatrices de l’état de négation de la réalité du P.S. :

« Je vais vous dire un truc énorme : il n’y a pas que le P.S. dans le monde. (Samuel Etienne vers la fin de l’émission) »

« Comme tous les socialistes, j’ai pas regardé autre chose que les élections. (David Lebon à la toute fin de l’émission) »

Bref, tous les deux ont souligné le nombrilisme extrême du P.S., le premier avec une certaine ironie, le second sans la moindre honte.

Blanc bonnet et bonnet blanc

Pour savoir pour qui votaient les socialistes, je vais me contenter de vous lier le billet de Causeurs :

  • PS. Les jeux sont faits !

J’ajoute que Ségolène Royal n’a jamais eu besoin d’être Premier (Première ?) Secrétaire du P.S. pour commenter tout et n’importe quoi et que le résultat de l’élection, quel qu’il soit après son recours, ne changera rien à cet état de fait, on l’entendra toujours autant et avec toujours aussi peu de pertinence.

Quelle opposition ? Et à quoi ?

Quand on écoute les éléphants, il n’y a qu’un but : battre Sarkozy en 2012. C’est un projet, ça ? Sans déconner ?

Après nous avoir promis un état policier dirigé par un dictateur, ils n’ont même pas eu l’honnêteté de reconnaître que leurs prévisions étaient encore moins valables que celles de Paco Rabanne. Pire ! Alors que l’anti-sarkozisme primaire perd chaque jour de sa force, les socialistes continuent de jurer que s’ils battent Sarkozy, les lendemains chanteront. Sérieusement, qui peut le croire ?

À François Hollande : Les Français, mon cul !

Peu avant les élections socialistes, François Hollande déclarait : « Les Français comprennent que… ». Je ne sais plus ce qu’on était censés comprendre exactement, mais en gros, il était sûr qu’on comprendrait très bien que les socialistes se déchirent pour notre bien. Et bien moi, je ne comprends pas et ça me met même très en colère.

Les Français savent qu’il y a une crise. Ils la ressentent même déjà douloureusement. Ils sont inquiets pour leur emploi, pour leur maison qu’ils n’ont pas fini de payer, pour beaucoup de choses. Ils ne comprennent pas cette crise, ils attendent que les capitaines tiennent la barre, pas qu’ils se complaisent dans des bagarres d’ivrognes.

Je veux une opposition ! Une vraie !

Je l’ai dit des dizaines de fois, je suis de droite mais je veux une vraie opposition de gauche. Pas pour le plaisir de l’affrontement, ça je m’en passerais bien. Mais pour la garantie de la démocratie.

Nous avons une chance inouïe que Nicolas Sarkozy ne soit pas le dictateur annoncé. L’opposition lui actuelle ouvre tous les boulevards pour cela mais il refuse ces chemins. C’est probablement l’aspect de lui que je trouve le plus admirable.

Pourra-t-il toujours résister à la tentation ? Je l’ignore et je n’ai pas envie de jouer avec ce risque. Même si lui résiste, si la gauche continue à se vautrer dans la médiocrité, combien de temps faudra-t-il pour qu’un vrai dictateur prenne le pouvoir ?

J’ai envié les Américains comme jamais lors de la déclaration de McCain juste après la victoire d’Obama. Reconnaître sa défaite et assurer le vainqueur de son soutien, en temps normal, c’est magnifique, en temps de crise, c’est réconfortant pour la population. Qu’avons-nous en France ? Rien de cela, bien au contraire.

Bayrou ? T’es là ?

J’ai espéré que Bayrou représente cette opposition forte et constructive que j’appelle de tous mes vœux. J’y crois chaque jour un peu moins mais sans perdre vraiment l’espoir. S’il arrête l’anti-sarkozisme et les simagrées, on peut penser qu’il saurait construire un vrai parti d’opposition.

[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]

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9 commentaires pour “Le P.S. est mort, vive… quoi ?”

  1. -|- Balise dit :

    « Alors que l’anti-sarkozisme primaire perd chaque jour de sa force »… je te trouve optimiste là. C’est pas ce dont j’ai l’impression…



  2. -|- Delphine Dumont dit :

    Ah non, vraiment, c’est l’impression que j’ai. Je ne dis pas qu’il a disparu, je dis qu’il est moins fort. Sarkozy reste l’ennemi public n°1 pour beaucoup de crédules gens, mais j’ai constaté plusieurs fois que la sauce ne prenait pas quand quelqu’un voulait lancer une discussion en ce sens.



  3. -|- Rikko dit :

    Ben après le PS… le PS 2 puis le PS3 !!!
    Les gamers te diront tous que c’est de plus en plus performant



  4. -|- Delphine Dumont dit :

    Oui, mais c’est plus cher.



  5. -|- cilia dit :

    Bonjour Delphine,
    Contente de lire un billet de vraie démocrate ! Même si je ne doutais que tu l’étais ;)

    Je peine à concevoir qu’un dictateur pourrait s’emparer du pouvoir en France du fait de l’absence d’opposition digne de ce nom. En revanche, il me semble certain que l’absence d’alternative ne favorise pas la qualité de la politique menée par l’actuelle majorité. Encore que, finalement, la nature ayant horreur du vide, c’est chez le facteur et au sein de l’UMP que finit par exister une opposition!

    Tout comme toi, j’ai admiré le discours après défaite de Mc Cain.
    D’ailleurs, au lieu de se demander si la France est ou non capable d’élire un président noir ou d’origine maghrébine, j’aurais trouvé bien plus responsable que nos chers medias se demandent tout autant si elle était ou non capable d’avoir un vaincu à la présidentielle qui réagisse avec une telle conscience de l’intérêt général.

    Pour finir, si c’est Bayrou qui récupère la mise, il est vrai que ce serait mieux que Besancenot, mais tout de même, ce serait un fabuleux cadeau offert sur un plateau par les français qui sont attachés à l’équilibre démocratique en reconnaissance de … rien. Parce que depuis mai 2007, notre béarnais ne brille guère !



  6. -|- Delphine Dumont dit :

    Merci Cilia !

    Effectivement, l’idée d’un dictateur est un peu saugrenue à première vue, mais l’UMP ne possède pas de dauphin pour Sarkozy et le PS est en ruines. Si un extrême disposait d’un vrai leader et que Sarkozy ne soit plus sur la route, tout serait possible. Quand on regarde l’ascension de Staline, d’Hitler ou de Mussolini, ça va très, très vite.

    Alors oui, il ne resterait que Bayrou pour nous sauver et, pour l’instant, il n’est guère crédible comme chevalier.



  7. -|- Rikko dit :

    N’empêche que … l’UNADFI, tu pousses un peu quand même !

    Le problème du PS est probablemnt un manque de programme… les sectes en ont elles !



  8. -|- Delphine Dumont dit :

    Le PS a un programme : battre Sarkozy. Franchement, ça vaut les raéliens, les scientologues, etc.



  9. -|- Rikko dit :

    Battre Sarkozy n’est pas un programme, c’est un prérequis !



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