Lepage, les handicaps et Moati, germes d’agacement

Par Delphine Dumont, le 12 avril 2009 | En bref, Politique-tac, Tous concernés

Divers moments m'ont agacée ce week-end. Trop pour que je les taise, mais je manque de temps et de connaissances pour consacrer à chacun un billet.

En vrac, je vais donc vous parler de Corinne Lepage, de sclérose en plaques et de showbiz à la Moati...

Corinne Lepage et sa division rassembleuse

Avant qu'elle ne rejoigne François Bayrou, j'appréciais beaucoup Corinne Lepage. Il semble cependant que la fréquentation du Béarnais ne lui ait pas réussi. J'avais aimé son pragmatisme, sa façon de faire de la politique sans être politicienne, bref, pour être triviale, de laisser tranquille le rectum des mouches.

Hélas, chez Paul Amar, aujourd'hui, je l'ai entendue débiter des platitudes démagogiques et creuses. C'était totalement navrant. Corinne Lepage a commencé par dire qu'il ne se passait "pas une semaine sans qu'on apprenne qu'un patron s'en mettait plein les poches". Puis, sans prendre le temps de reprendre sa respiration, elle a enchaîné avec une phrase du style "c'est la crise, ce n'est pas le moment de dresser les gens les uns contre les autres".

Affligeant, vraiment.

Chat mécontent (cx_ed - Stock Xchng)

La sclérose en plaques

Ce n'est pas cette maladie qui m'a agacée, bien sûr. Pas plus que Dominique Farrugia lorsqu'il a parlé de sa maladie et l'association* dont il est le secrétaire général chez Frédéric Lopez. Non, ce qui m'a énervée, c'est la non-assistance à personne en danger.

Dominique Farrugia l'a très bien expliqué : la sclérose en plaques est une maladie dégénérative, sa vitesse de progression est plutôt imprévisible. Un malade peut ainsi se retrouver incapable de marcher ou de tenir debout du jour au lendemain. S'il habite dans un immeuble sans ascenseur, il ne peut plus sortir de chez lui ni pour travailler, ni pour faire la moindre démarche. Il est coupé des autres et son isolement social lui complique un peu plus la vie. On devine facilement comme la glissade vers des situations extrêmement difficiles est possible.

À partir du moment où le diagnostic est posé, il devrait être mis en place un schéma d'accompagnement. C'est à ce moment-là qu'il faut se préoccuper de l'ascenseur ou de la largeur des portes, pas quand le malade est en fauteuil.

Pour le cancer du sein, c'est déjà mis en place. Dans de nombreux cas, on s'occupe de la reconstruction mammaire le plus tôt possible, sans attendre le résultat des différents traitements. Dans le cas de la sclérose en plaques, les solutions à trouver ne sont pas que médicales, elles sont complexes et diverses, mais une procédure n'est pas inimaginable.

Le cloisonnement de la prise en charge d'une maladie, surtout une maladie dont l'évolution est aussi bien connue que la sclérose en plaques, m'agace terriblement. D'autant plus que la sclérose en plaques touche des gens jeunes. Ce qui signifie qu'ils n'ont pas souvent une épargne en banque, mais bien plutôt un crédit en cours, voire plusieurs. Ce qui signifie aussi qu'ils ont probablement des enfants mineurs, voire en bas âge. Ce qui signifie enfin qu'ils ont encore de très longues années devant eux, la maladie ne diminuant leur espérance de vie "que" de dix ans. Une femme de 35 ans chez qui on fait le diagnostic de la SEP peut avoir encore 40 ans devant elle.

* : UNIon pour la lutte contre la Sclérose en Plaques (UNISEP)

Moati, ses intervenants usés et ses débats rebattus

Je suis fan d'émissions politiques depuis de nombreuses années mais, parfois, je me demande pourquoi certaines perdurent. Aujourd'hui, Serge Moati abordait le thème "peut-on continuer la politique-réalité en cette période de crise ?". Ce sujet est suffisamment bateau pour qu'on puisse y parler de tout ce que Moati aime ou déteste.

Donnez-moi une bonne louchée d'anti-sarkozisme, une rasade de nostalgie mitterrandienne, quelques kilos de langue de pute et complétez avec du grand n'importe quoi. Qui sera aux fourneaux ? J'te le donne en mille, Emile ! Jacques Séguéla et Guy Birenbaum ! Autant dire que ça devait sentir les restes et le réchauffé...

[Copyright : Delphine Dumont - Tous droits réservés]

Photo : cx_ed - Stock Xchng

Lire aussi :

3 commentaires pour “Lepage, les handicaps et Moati, germes d’agacement”

  1. -|- effigy dit :

    t'es trop cool là, tiens, encore une bonne raison de faire monter la pression :)
    http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/04/13/tati-nom-dune-pipe/#xtor=RSS-3208



  2. -|- Delphine Dumont dit :

    Ah effectivement ! Si je n'étais pas dans une zénitude totale, ça pourrait bien me chauffer, ça ! ;D
    C'est quoi, la prochaîne étape ? Retirer les armes des tableaux et statues guerrières pour ne pas inciter à la violence ? ^^



  3. -|- Delphine Dumont dit :

    En fait, il y a une explication à la dépipisation de Tati :
    Pourquoi Tati n’a plus eu de pipe
    :)



Écrire un commentaire

Propulsé par WordPress | Blue Weed par Blog Oh! Blog | modifié par Delphine Dumont
Billets (RSS) et Commentaires (RSS). | Fil Twitter de ce blog
copyright © 2006-2009 Redacbox