Il n'était pas beau et il n'était pas laid, il avait un visage plutôt pas terrible mais sans rien de rare. C'est son regard qui le rendait exceptionnel. Qu'il exprime la malice joyeuse comme dans Alexandre le Bienheureux, une indifférence dure dans ses rôles de salaud ou une tristesse infinie comme dans le Vieux Fusil, il était parfait, exact, lumineux de justesse. Quand on voyait son regard, Philippe Noiret disparaissait, il ne restait plus que le personnage incarné. Sans recourir à un maquillage-camouflage, sans effets spéciaux, il se métamorphosait.

J'ai cherché des photos qui auraient capté ce regard, je n'en ai pas vraiment trouvé. Il faudra voir et revoir ses films pour revivre la magie.

Adieu Philippe Noiret
Adieu, Philippe Noiret.

A voir sur le net :

  • Quelques photos tirées du film de Vera Caïs,
  • La fiche de Philippe Noiret sur Allociné.

Delphine Dumont
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