Il y a un peu plus d'un an, j'avais déjà beaucoup apprécié le Dico des Filles. Depuis mon billet, j'ai eu l'occasion de feuilleter l'édition que je présentais, mais aussi la version actualisée que l'on trouvait à Carrefour en décembre. Mes craintes se sont confirmées, ce n'est pas le "Manuel des jeunes filles" des années 50, mais il ne vaut guère mieux.

Le Dico des femmes, nouveau chef-d'œuvre de mysognynie

Voici maintenant que Luc Besson, l'immense philosophe, l'âme du racisme anti-flics, se mèle d'édition et démarre très fort avec "Le Dico des femmes". L'illustration ci-contre parle d'elle-même, ce n'est ni drôle, ni bien vu. Bien sûr, c'est de l'humouuuur, c'est même classé dans cette catégorie sur Septième Choc, le site de l'éditeur. L'histoire du bougnoule et du négro, c'est aussi de l'humour, parait-il et ça ne me fait pas rire non plus.

Septième Choc... À mon avis, le cerveau était irréversiblement atteint dès le second, le reste, ce n'est que de l'acharnement...

Messieurs, ne vous réjouissez pas trop vite, une version "Dico des hommes" existe aussi. Comme la page de l'éditeur ne marche qu'à moitié (pas d'extraits visibles), je vous propose le... Skyblog ! Clairement, le plan com' cible les plus fins des érudits...

Bref, cette version fait passer les hommes pour de sales cons, mais vraiment, de sales vrais gros cons. À lire les quelques extraits, on hésite entre se retirer dans un couvent pour être en communion avec le seul homme qui ne nous demandera pas si on suce (ou alors juste l'ostie) et se tirer une balle dans la tête.

Ni dans la version homme, ni dans la version femme, il n'y a la moindre nuance, la moindre finesse, le moindre soupçon de ce qui fait qu'on aime quelqu'un.

Besson est un gros beauf haineux, il l'a prouvé sur grand écran et maintenant, il le prouve sur papier. Et les gens achètent... Au secours !...

Delphine Dumont
www.RedacBox.fr, mon site professionnel

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